‹ Bibliographie parisienne, tableaux de moeurs (1600-1880);Chapitre 56 sur 160 · B 1 B L I () G R A P II 1 1: PA P. I S I E X N E · texte numérisé non relu

B 1 B L I () G R A P II 1 1: PA P. I S I E X N E

à la fin du second volume. IBibl. nal., Lb" 2096.]

Cet ouvrage intéressant a été deux fois traduit en français : voyez les deux numéros suivants.

Dans la notice dont il a fait précéder sa traduction (voy, le n" 331). M. d'Héricault dit qu'il existe au Bristish Muséum trois autres éditions de texte original : deux de Londres, 1793,61 une de Boston, 1794; plus une traduction allemande. Cela porte le nombre des éditions anglaises à cinq, puisque celle que je cite est de Londres 179-i, et que M. d'Héricault dit qu'il en possède lui-même une de Philadelphie, 1793, 2 vol. in-12. Tout cela n'empêche pas cet ouvrage d'être assez rare en France.

330. — Journal durant un séjour en France, depuis le commencement d'août jusqu'à la mi-décembre 1792; auquel est ajouté un récit des événements les plus remarquables qui ont eu lieu à Paris, depuis cette époque, jusqu'à la mort du feu roi de France.

Traduit de l'anglais de Johx Moore, Dr. M., par J.-E. -G. -M. DE La Grange, habitant de Saint-Domingue, et avocat au Conseil supérieur du Cap- Français. — Philadelphie, chezMathew Carey, rue du Marché, 1794, 2 vol.

in-S, xv-2o9 et 323 p., plus 1 f. d'errata. [Carn., 2872.]

Traduction de l'ouvrage précédent.

Un grand nombre de passages de cet ouvrage ne sont pas datés de Paris, mais ceux dans lesquels l'auteur donne ses impressions sur la cnpilalc et les événements dont elle fut le théâtre sont intéressants et méritent d'être signalés. Moore connaissait bien les Français; il avait passé une grande partie de sa vie à voyager dans notre pays (voy. le n" 194) et devint un admirateur à outrance de la Révolution. Il serait peut-être excessif de l'accuser d'une partialité absolue, mais il faut reconnaître que son procédé consiste à passer sous silence certains personnages, ou à glisser légèrement sur les événements dont il aurait à dire trop de mal.

É.a traduction de M. de La Grange est assez bonne, mais son style est lourd et surar.né.

3oi. — JoH.N Moore. Journal il'ini Anglaisa Paris; août-décembre 1792.

Autre traduction de cet intéressant vovage (voy. les di-ux articles précédents): elle e*t de M. Cu. DllÉuicAiLT et a paru dans la " Revue de la flé\olution », livraison de décembre 1884, p. 27; janvier 18«5, p. 27; février, p. 146 ; mai, p. 341 ; août, p. 138; septembre, p. 217.

Cotte traduction se distingue de la précédente par sa forme agréable et les notes dont elle est accompagnée ; le traducteur a retranché quelques longueurs qui manquaient d'inté-

rêt et a fait précéder son travail d'une courte et subs(antielle notice dans laquelle on trouve quelques renseignements sur la personnalité de Moore. C'est probablement par erreur que M. d'Héricault parle dans sa notice d'une traduction faite en Amérique à la fin du xviei" siècle par un M. de Beaumont ; je suppose qu'il a fait confusion avec la traduction de La Grange citée dans l'article précédent.

352. — A Trip to Paris in july and august 1792. — London, W. Lane, 1793, in-S, 2 f. limin. et 131 p., 2 fxg. [Bibl. nat., Lk^ 6042.]

La première figure représente une exécution par la guillotine ; l'autre, p. 40, une Rose de Jéricho vue par l'auteur au Jardin des Plantes.

Cet écrit est assez intéressant. Voici un aperçu de son contenu : Observations diverses, crucifix, statues de la Aierge, Saints, Evêqucs, p. 8. — Les murailles de Paris ; Pont de la Place Louis XV; Champ de la Fédération; la Bastille p. 15, — Monnaies et jetons, p. 10. — Théâtres, p. 24. — Panthéon, Jacobins (club), quai Voltaire, rue Rousseau, la Cocarde, p. 27. — Une exécution (curieux détails sur la guillotine), p. 32. — Versailles, p. 38. — Chiens et chats. Un enfant à deux têtes, p. 50. — Sujets divers, livres brûlés, jeu d'échecs, couvents, p. 54. — Modes, hôtels meublés, p. 65. — Assignats, p. 68. — Bataille des Tuileries, p. 71. — Statues renversées, noms changés, p. 84. — Sans- Culottes, p. 103. — Variétés, danses, tavernes, etc., p. 111. — Additions diverses, p. 123. — Epilogue, p. 129.

333. — Le Spectateur français pendantle gouvernement républicain.

Nouvelle édition corrigée, suivie de Discours sur les causes des dernières révolutions et sur les moyens d'asseoir le gouvernement sur une base inébranlable ; par M. Delacroix, juge au tribunal civil de Versailles. — Versaille!^, imp.Lebel, 1813, /?î-8, xn-463 p. [Carn., 8831.]

Considérations politico- sociales sur foutes sortes de sujets. La première édition a paru à Paris en l'an III, in-8.

Cf. ci-dessus le nOSOl.

334. — Tableau de Paris, en vaudeville, par l'auteur de « La Queue, en vaudeville ». — Paris, rue Percée, n°^ 20 et 21, S. D. [an IJl), 10 numéros, formant 80 p., in-S. [Bibl. nat., Lc2 830 et 831.] [Carn., 10334.]

Le titre du n" 2 est : « Suite ou second numéro du tableau de Paris en vaudeville »; celui du numéro 3 : « Tableau de Paris en 94, ou Tableau de Paris en vaudeville. Troisième numéro». A partir de ce numéro, le titre ne change plus. Chacun d'eux est signé : « L.-A . PIT... .', c'est-à-dire LouIs-Axce Pitou. Voyez

TABLEAUX DE MŒURS

Quérard. La France littéraire ; Barbier, IV, C36; Hatin, Bibliographie, p. 201 ; Hatin, Hist. de la Presse, VII, Ul .

Le (I Tableau de Paris » est un canard, imprimé sur très vilain papier et criblé, comme les écrits de cette espèce, de nombreuses fautes typographiques.

" Je ne l'aurais pas mentionné ici, en raison de son caractère périodique et politique, si parmi les récits des événements qu'il contient, on n'y trouvait en assez grand nombre des traits satiriques intéressants pour l'histoire de la physionomie de la capitale en 1704.

Une des plus récentes et des meilleures études qui aient été publiées sur .^nge Pitou et ses écrits est celle que M. Edouard Drumont a insérée dans « Mon vieux Paris n, (Charpentier, 1879, î'n-ii!). pages 245-280. Mais ce qu'il faut aussi consulter, à titre de document de document original, c'est « Le Chanteur parisien... » {Paris, 1808-1800, A parties formant 1 vol. în-18., [Carn., 9987]) publié par Pitoc lui-même. Une des gravures est curieuse : elle représente le chanteur parisien sur la place Saint-Germain-l'Auxerrois.

3oo. — Les Nouvelles Amours. Farce comique, lyrique et tragique des femmes publiques du ci-devant Palais Royal. Les fortunes immenses qu'elles ont gagnées à se promener dans le jardin ; plusieurs d'entrelles nouvellement mariées, leurs noms... — Se trouve à Paris, chez les march. de nouv., S. D. {vers 1795), pet. in-l2, 72 p., 1 fig. [Bibl. nat., Li» 305.]

Tableau du Palais-Royal en forme de catéchisme, par demandes et réponses. Pamphlet mal imprimé, grossier, anti-religieux et passablement obscène.

356. — Les Casernes du Palais- Royal, par le C. M. Clavel, D. E. M.

(27 vendémiaire an IV- 19 octobre 1795.) — S. L. N. D., in-l2, 12 p.

[Carn., 6406.]

En vers. Tableau satirique des abus et des scandales dont le Palais-Royal était le théâtre.

357. — Souvenirs de mon dernier voyage à Paris. — Paris, Fuchs, an Y,pet. in-i2,\i-3&i p. rCarn., 12168 et 2874.]

Le faux-titre porte ; «Voyage à Paris vers la fin de 1705. A. M. F. de R. » Avec cette épigraphe : « J'ai revu ce Paris, que j'avais tant aimé. » — Cet ouvrage est de J.-H. Mbistbr, ancien secrétaire de Grimm et ami de Diderot, né en 1744.

Il est aussi intéressant que rare et tout à fait digne de l'attention des chercheurs. On peut le dire, à bien des égards, très supérieur aux écrits de Mercier. Il est divisé en dix lettres. Voici un aperçu de la table des matières.

Lettre I. Sentiments de lauteursur les révolu lions en général et sur la Révolution française en

particulier. — II. Premier aspect de la France. Ues églises; des villes. — III. Considérations politiques.— IV-V. Tableau de Paris. {Très curieux.)

— VI. Les Tuileries; la Con\ention: propos de table: anecdote relative au procès de Louis XVI.

— VU. Le Mu>éum (peinture). — VIII. Des spectacles. — Le volume se termine (p. 283) par une note intéressante sur la société à Paris avant la Révolution.

A'oycz une courte note sur cet écrit dans le u Bulklin du Bibliophile ", année 1859, p. 846.

Jo dois a M. Maurice Tourneux deux indications relatives aux n Sou\enirs » de Mcister. La première se rapporte au nom du personnage à qui l'auteur avait dédié son ouvrage : M. Féronce de Rothencreuth. L'autre se rattache à l'épigraphe du volume, qui est tirée, m'a dit M. Tourneux, d'une pièce des Poésies fugitives de Meister.

Les « Souvenirs » de Meister ont été publiés en allemand, à Zurich en 179S.Vovez ci-dessous len» 358.

358. — Meine letzte Reise nach Paris. —Zurich, Orell..., i~9S, pet.

m-8, 2 f. 216 p. et 1 f. de table. [Bibl. nat., LU 6047.]

(I Mon dernier voyage à Paris. « — On lit, page 1 . « Reise nach Paris, gegen Ende des Jahrs 1795. An Herrn F. von R. » C'est une traduction de l'ouvrage de Meister, publiée à Paris en l'an V. Voyez ci-dessus le n" 357.

359. — Réflexions d'un étranger sur les affaires publiques. Sur les iiabitants de Paris. — S. L. N. D.

[Paris, août n%-?),in-S. [Carn., 12297* t. m, in fin.]

C'est le n° 17 d'une publication périodique citée par Hatin (p. 207) en IG numéros seulement. Ce numéro est paginé 237-272; je ne l'aurais pas cité ici, puisque c'est, à vrai dire, un journal, si je n'avais constaté qu'il renferme de curieuses observations sur les couches inférieures de la population parisienne, et si je n'avais trouvé que l'occasion était bonne d'attirer l'attention des chercheurs sur la légère erreur commise par le savant bibliographe de la presse française.

360. — Fragmente aus Paris im IV'" Jahrder franzosischen Republik, von Friederich Johan.\ Lore.nz Meyer, Dr. Domherrn in Hamburg. — Hatnbiirg, beiK.-E. Bohn, 1797, 2 vol. pet. m-8, de 300 et 320 p., plus 1 fig., 1 titre gravé et 6 f. non paginés dans le l" vol. ; et 1 titre gravé et 3 f. non paginés dans le 2^; avec 1 f. d'errata. [Bibl. nat., Lk" 6044.]

Séjour à Paris en 1706.

Cet ouvrage, qui est plein d'intérêt, a été traduit en français par Uuraouricz. Voyez l'article suivant.

Dl liLlOGH APIIIK PARISIENNE

361. — Fragments sur Paris, par Frédéric Jean Laurent Meyer, docteur en droit à Hambourg. Traduits de l'allemand par le général Dumouriez.

— Hambourg, {sans nom d'éditeur,) 1798, 2 vol. pet. in-8, 2 f. de tit., xvi-278 e«2 /".-303 p. [Bibl. nat., Lk^ 6043.] [Carn., 2873 et 8414.]

Traduction du numéro précédent.

K\trait de la table : Tome : I. Conduite de la police à l'égard des étrangers à leur arrivée à Paris, p. i. — Les rues. p. 8. — Pont-Neuf, quais, p. 18. — Palais d'Egalité («!c), p. 24.— l'alais et jardin des Tmleric, p. :!"2. — Place de la Concorde, p. ii. — Champs-Elysées, boulevards, p. 48. — Place des Victoires nationales, p. 53. — l'iace Vendôme, p. 58. — Place de la Bastille, p. 60. — Le Temple, p. 62. — Les Invalides, p. 65. — Théâtres, p. 69. — Amusements publics (bals, etc.'», p. 05. — Journaux, p. ion. — Fêtes civiques, p. 137. — Panthéon, p. 150. (Lerestedu volume est plutôt politique.)

Tome JI. Institut, p. 1. — .Musée d'histoire naturelle, p 58. — Jardin des Plantes, p. 69. — Observatoire, p. 76. — Ecoles polytechnique, des mines, centrale, etc.. p. 80. — Aérostation, p. 107. — Télégraphe, p. Ii6. — Hôtd des Monnaies, p. 1.36. — Lycée républicain et Lycée des arts, p. 143. — Musée national des arts, au Louvre, p. 108. — Dépôts nationaux des art;;, musée des monuments français, etc.. p. 184. — David, Drouais, Houdon. p. :.'03. — Manufactures de l'Etat, p. 238. — Nouveau système des poids et mesures, p. 247. — Saint-Germain-en-Laye et A'ersailles, p. 265.

Le séjour du D"" Meyer à Paris a duré du 31 mars au 4 juillet 1796.

362. — Les Jolis Péchés d'une marchande de modes, par P.-J.-B. Nou- GARET. — Paris, L'auteur, Descnne, heroij, S. D. {vers i7Q~), pet. in-l2, 1 /'. et mp.ifig. gravée. [Carn.jiii^i.]

Homan galant; il avait paru en 1769 sous le titre de « Ainsi va le monde. » {Amsterdam et Paris. Ilailly, !n-12). sans nom d'auteur. Nougaict, en mettant son nom sur le titre de cette nouvelle édition, a rajeuni son auivre et l'a mise au ton du jour. Voyez aussi l'art, suivant.

362 bis. — Les Jolis Péchés d'iim!

marchande de modes, ou Ainsi va le monde. Cinquième édition. Par P.-J.- I). .\(JL'GARET. — Paris, Hcddc, an Xll- 1804, pet.in-[2,iU2^., i pj. [Carn., 11070.]

Cf. l'art, prédédent. Cet ouvrage a été réimprimé de nos jours.

363. — Paris moderne ; satire l'""'" par le cil. Campagne, auteur du « Caton d'Utique » en 3 actes. Nouvelle édition. — A Paris, se trouve chez

Desenne, Maret, et la citoyenne Durand, Palais-Egalité, et chez ?ous les marchands de nouveautés, an V de la Républif^ite , in-S, 13 p. [Carn., 11943% m]

Satire en vers, suivie de notes en prose. L'auteur annonce une suite qui semble ne pas avoir paru. Cependant Quérard cite dans j La France littéraire >i : « Les Mœurs, satire, 1798, in-8 ».

364. — Une Journée de Paris. — Paris, Johnnncuu ; et Orléans, Bcrthevin et Ripaidt, an V, pet. in-i2, 180 p. [Bibl. nat., Li» 71.] [Carn., 13021.]

Par Louis Madeleinr Ripaci.t.

Voyage d'un provincial à Paris; divisé en 32 chapitres parmi lesquels je signalerai seulement ; Chap. VI. Le Pont-Neuf. — Vil. Mœurs théâtrales. — IX. Le café. — XII. Les afliehes. Les caricatures. — XIIl. Le carrick (sorte de voiture).

— XIV. Place de la Révolution. —XVII. Visite.

— XX. Le Lvcée des Arts. — XXI. Le restaurateur. - XXVI. Le dentiste. - XXVII. Le thé.

— XXVIII. Le Palais-Royal. — XXIX. La bonne compagnie. — XXX. Le concert de la rue Fev- (leau. — XXXI. Carchi (café). — XXXII. Fin de la journée.

363. — A M™'= ***, sur quelques ridicules du moment. Epitre par Vil- LETERQUE. (10 février 1797.) — Paris, de l'imprimerie de Didot le jeune,...

1797, fn-8, 13 jiages. [Bibl. nat., Y.]

Cette satire s'attaque surtout au.^ usages de la société et aux modes féminines. A signaler : un trait assez piquant contre les Incroyables.

366. — Les Modes, ou La Soirée d'été, poëme en trois chants, avec des notes et des anecdotes particulières à la bonne compagnie. — A Paris, chez Maret, libraire, au Palais cidevant Royal, cour des Fontaines, il97,pet. in-i2, 32p. [Carn., 14324.]

Cette satire en vers de dix syllabes est assez mauvaise, mais elle est curieuse ; elle fait défiler sous les yeux du lecteur des tableaux peu flattés de la bonne compagnie. Beaucoup de noms propres sont cités, mais malheureusement en abrégé, et une grande partie d'entre eux se trouvent inintelligibles. Nombreux détails sur Tivoli elles plaisirs de Paris.

;{07. — Les Incroyables et les iMervcill(>uses, ouvrage impayable par Henrion. — A Paris, chez Grajfe frères an dépôt des cires à cacheter, rue Saint-Thomas-du-Louvre, 71° 264; et chez l'auteur, rue des Petites-Ecuries,

TABLEAUX DE MŒURS

n» 44, an V, in-ii, 108 p. [Carn., 11897.J

Lettres adressées à Biaise S***, et signées L. P. I). S., c'est-à-dire Le pois de senteur. Ce petit volume contient surtout des détails sur les théâtres.

368 Les Inc-oyables à l'agOMie. Potpourri. — S. L. (Paris), imp. de l'Ami (lu peuple (R. F. Lebois), S. D. [vers 1798), m-8. [Bibl.nat., Li» 72.]

D'après le «Catalogue de l'histoire de France », t. VII, p. 634.

369. — Aventures de milorJ Johnson, ou Les Plaisirs de Paris. — Pari^, Jouanaux,... et chez tous les marchands de nouveautés, an VI, 2 vol.

pet. in-l2. 111-161 et 168 p., plua un f. de tit., l f. de table et 1 grav. dans chaque volume. [Carn., 12743.]

Parle chevalier de Rutlidge. Cet ouvrajre n'est qu'une réimpression de la « Quinzaine anglaise » publiée en 1776. (Voy. ci-dessus le n" 2lo.)

370. — Considérations politiques et morales sur la France constituée en République ; par Edouard Lefkbvre membre de la Société libre des sciences, belles-lettres et aris de Paris. — Paris, Arthus Bertrand,...

et tous les march. de nouv., an FI-1798 (vieux st!^le\ m-8, 1 f. de tit., et ni- 281p. [Carn., 9244.]

Des mœurs, de la religion, des arts, de l'esprit public, de la mendicité, etc., considérés dans leurs rapports avec la politique.

371. — Quelle Folie 1 ou Galerie des caricatures depuis les Incroyables, jusqu'au Bœuf à la mode.

Etrennes assez piquantes pour la présente année. — Paris, chez Ouvrier, libruire, rue Snint-André-des-Arl.^, n° 41, S. D. {an VI), in-32, Qi pages y compris le titre, i fig. grav. [Carn., 3193.]

Catalogue descriptif de caricatun-s qui se vimidaient chez Uopeuille, chez Martinet et chrz Ouvrier. Quoique peu important, ce petit \olunie ne laisse pas d'èlre assez curieux. La gravme représente le bal de Tivoli, lin outre des 64 pages numérotées on trouve dans le milieu du volume 8 feuillets non chiffrés contenant un calendrier pour l'an VI (1797-1798).

372. — Thom.\s Buggk's.... Heise nach Paris in don Jahren 1798 uud

1799. Aus dem Dânischen ùbersetzt,

von JOHA.^'N NiCOLAUS TiLEMANN. —

Kopenhagen,F. Brummer, 1801, pet.

iii-8, viii-718p.; 2 planches. [Bibl.

nat.,L-3 13, traduct. angl.] [Carn., 12231.]

«Voyage à Paris en 1708 et 1790. Traduit du danois.. 1». — 11 existe une traduction anglaise par JoHX Jones : Londres, R. PhiUips, 1801, in-iî.

L'ouvrage est écrit en forme de lettres. L'auteur, envoyé à Paris par le gouvernement danois pour assister à la conférence du mètre, note ses observations pendant le séjour do sept mois qu'il passa à Paris. La plupart des lettres sont consacrées à l'instruction publique et aux établissements scientifiques de la capitale. Les deux planches représentent des instruments de précision.

373. — Ernst Moritz Ar.ndt'.s Reisen durch einen Theil Teutschlands, Ungarns, Italiens und Franlcreichs in den Jahren 1798 und 1799.... — Leipzig, H. Graff, 1804, 4 volumes grd.

in-8. Figures. [Bibl. nat.. G, autre édition.] [Carn., 12187.]

« Voyage d'EnxEST Maurice .^rndt à travers une partie de l'Allemagne, de la Hongrie, de l'Italie et de la France pendant les années 1798 et 1790.

Le tome III est relatif à la France et à Paris. La description que le fameux poète gallophobe de 1813 donne de la capitale de la France en 1790. est écrite dans un style prétentieux ; elle embrasse les pages 114 à 414 du tome III et les pages I à 284 du tome IV dans lesquelles l'auteur s'étend longuement sur les moeurs publiques et les théâtres. On y trouve des détails sui' la politique et les personnages marquants, les clubs, les théophilanthropes, etc.

374. — Hi:i.\ZMA.N.\. Meine Friihstunden in Paris. Beobachtungen, Annierkungen und Wûnsche Frankreich und die Révolution betrefTend ; nebst Fragment einer kleinen Schweizei^-Reise. — Base/, auf Kosten..., [Bàle, chez l'auteur], 1800, 2vol. in-S, 2o4 et 248 p., }>liis les titres. [Bibl. nat., Lb'^2 799.]

« Mes matinées à Paris. Oliservations, remarques et vœux concernant la France et la Révolution; avec un fragment d'un voyage en Suisse. »

Le faux-titre porte : « Reise nach Paris. . . » : o Voyage à Paris... ». — Voyez l'article suivant.

375. — Voyage d'un Allemand à Paris, et son retour par la Suisse.

— A Lausanne, de l'imprimerie de

lîl ISLIOGRAPHIE PARISIENNE

ri799

Hignoii et comp., an Mil de la République française : et se trouve à Paris, chez les marchands de nouveautés, 1800, in-8, vi-41op. [Bibl. nat., Lb" 2544.]

Traduction de Toiivrage cité sous lo iiutnéro précédent. Le faux-titre porte : (c Mes matinées à Paris 1) (parce que l'auteur a consacré ses matinées à écrire les lettres qui composent le volume).

Le nom de l'auteur ne se trouve pas sur le titre, mais la préface est signée : Heinzmans. La traduction fratiçai>e n'est pas de lui-raème, ainsi qu'il le dit dan^s la préface.

Jeax-Geobges Hei>zsianx était libraire à L'im.

Voici un passage que j'extrais du Journal général de littérature, année 1800, p. 1G4, où il est parlé de Cet ouvrage :

« L'auteur, M. Heinzmann, d'Ulm, a eu des persécutions à essuyer dans sa patrie pour avoir montré quelque attachement aux nouveaux principes. 11 a passé une grande partie de l'année 1708 à Paris et a été à même de recueillir quantité de faits et d'anecdotes du jour, dont toutes ne sont pas absolument authentiques, comme cela arrive bien souvent quand on n'est pas dans le cas de les vérifier. Son ouvrage contient nombre de réflexions sur les événements de l'année 1708. sur la guerre, sur le régime du Directoire, sur des personnes en place et sur les mœurs actuelles des Parisiens. »

Le « Voyage d'un Allemand » est, en effet, du plus grand intérêt ; il est malheureusement très rare. J'aurais voulu en donner une analyse très détaillée, mais cela m'entraînerait trop loin, en raison du grand nombre des sujets qui y sont traités. On en pourra juger par le simple aperçu que je vais en tracer.

Les lettres de l'ouvrage d'Heinzmann ne sont pas numérotées et ne sont précédées d'aucun sommaire; elles sont datées du 21 juin 17'.1S au IG octobre 1799 (la dernière lettre est la seule qui soit datée de 1799). Les lettres qui occupent les pages 1 à 110 sont adressées par Heinzmann à sa femme ; les autres sont adressées à un de ses amis. L'écrivain ne cache pas son attachement et son admiration pour la Révolution; protestant convaincu, il combat avec acharnement

— et, on peut le dire, avec beaucoup de partipris — les doctrines catholiques.

Voici quelques indications sur le contenu de son ouvrage: on le complétera facilement au moyen des deux tables alphabétiques qu'il y a jointes et qui sont assez bien fuites.

Les fiacres, p. 3. — A'ie domestique, p. .ï. — Cafés et restaurants, p. 7. — Fête républicaine, p. 20. — Suicides, p. ,32. — Filles publiques. p. 34. — Nudité des statues, p. 37. — Aérostats; Garnerin,p. 44. — Malpropreté de Paris, p. 51.

— Heures du coucher, di s repas, p. 54. ■ — Muscadins, p. 02. — Enfants, p. 05. — Prix des denrées d'alimentation, p. 79. — Promenades publiques, p. 80. — La société, p. 84. — Le peuple, p. 98. — Le monde savant et l'instruction publique, p. 110. — Les arts et la littérature, p. 117. — Bibliothèque nationale, p. 130.

— Jardin des Plantes, p. 134. — l'anthéon. p. 130. — Librairie, p. 140. — Musée du Louvre; Salon, p. 14G. — La littérature, p, 149. — Religion, p. !33. — Fêtes religieuses

et civiles, p. 174. — Education, etc., p. 18*. — Les arts, p. 191. — Les journaux, p. 195. — Le télégraphe, p. 200. — Politique générale, p. 207. —Population, commerce, usages, modes, etc., p. 259. — Littérature, p. 271. — .Médecins et pharmaciens, p. 279. — Glaces de Sainl- Gobain, p. 281. — Hôpitaux, p. 2*^8. — (Les pages suivantes sont étrangères à notre sujet jusqu'à la page 341.) — Additions et notes écrites en 1799 : Sur les modes, p. 300. -- Sur le théâtre, p. 363. — Sur les filles publiques, p. 304. — Sur la conservation des mœurs, p. 370.

376. — Zeichnungen zu einem Gemâlde des jetzigen Zustandes von Pai'is, von Georg Friedrich Rebm.\.\.n.

— Altonu, beider Vcrlagsgcsellschaft, 1798, 2 v(d. vi-iQ, 112t'M902^. [Bibl.

nat., Lk' 17370.]

i< Croquis pour un tableau de l'état actuel de Paris. »

L'auteur dit, dans la préface : n Ce petit ouvrage contiendra ce qui était trop étendu pour mon journal (Tagebuch'i, ce que j'y ai oublie, ou ce que je crois mériter une description plus détaillée » . On y trouve des tableaux intéressants de la vie à Paris en 1798. (Fête du 21 janvier; les Incroyables; les ruines de la Bastille; le Panthéon; le Jardin des Plantes.) La deuxième partie contient des renseignements curieux sur la politique, la guerre, les théâtres et la littérature à Paris.

377. — L'Optique du jour, ou Le Foyer de Montansier. Par Joseph B***Y [Rosny]. — Paris, chez Marchand, libraire, Palais Egalité, Galerie neuve, n" 10, an VII, in-S, 1 f. de lit. et xxii-134 p., p/us J /". de table et 1 fig. gravée. [Carn., 3716*.]

La figure, oblongue et repliée dans le volume, est jolie et intéressante. Elle représerte le foyer de Montansier, aujourd'hui théâtre du Palais- Hoyal. qui était, à cette époque, le rendez vous de la société galante de Paris. Divers types défdent sous nos yeux et font chacun le sujet d'un chapitre du volume : L'agioteur. — Le rentier. — La courtisane. — La fille publique. — Le nouveau parvenu. — L'intrigant. — Le joueur. — L'anarchiste. — L'émigré. — Le militaire. — L'homme en place.

Le tout est présenté au lecteur sous la forme erotique qui était à la mode à cette époque.

Cf. les deux articles suivants.

378. — Le Prêteur sur gages, ou L'Intérieur des maisons de prêts.

Ouvrage critique, historique et moral.

Par Joseph R*** [Rosny]. — Paris, an VU, m-18. Fig.

Je manque de renseignements précis sur cet ouvrage qui fait suite à c L'Optique du jour » du même auteur (voy. le n° 377) et auquel fait suite « Le Tableau comique >i, qui est aussi de J. Kosuy, (Voy. le n" 379.)

TABLEAUX DE MŒURS

379. — Le Tableau comique, ou L'Intérieurd'une Iroupe de comédiens formant suite à » L'Optique du jour ». Par Joseph ir**Y. [IIos.n'y.] — Paris, Marchand, an Vil, in-iS, vni-136 p.

Fig. gravée repliée. [Carn., 3419.]

Voyez les deux articles précédents auxquels celui-ci fait suite. — Tout en initiant le lecteur aux mœurs des comédiens, l'auteur a maintes occasions de donner de curieux détails sur la société en général, et particulièrement sur les élégants de l'époque qui fréquentaient les coulisses.

380. — L'Observateur sentimental, ou Coup d'oeil sur la société depuis la Révolution, par J. Rosny. — Paris, 1799, 2 vol. iii-iS.

D'après La France littéraire.

381. — Tableau de Paris au commencement de l'année 1799. Satire.

Deuxième édition. — Paris, chez les marchands de noueeaulés, 1800, gr.

in-12 , 23 p. [ Carn. , l'''^ édition : 11943*, m.j

violente diatribe contre les personnages et surtout contre les auteurs du moment. La première édition porte absolument le même titre, avec la rubrique i/nmôoMJ'jf, 1800 (23 p.in-12).

L'n article de M. Paul Lacroix, dans le ic Bulletin du bibliophile » de Téchener (xiv« série, 1858), p. 1774) l'attribue à Claude-François

DE RiVAROL,

382. — Le Voyageur sentimental en France sous Robespierre, par Vernes, de Genève, auteur du « Voyageur sentimental à Yverdon», d'cc Adélaïde de Clarencé », etc. — A Genéoe, chez J.-J. Paschoud; à Paris, chez Maraian, an VII, 2 vol. in-l2, vii-400 et 38G p., plus 1 f. dans le premier volume pour l avertissement ; 2 ftg. [Carn., 0720.]

L'auteur, décrivant son séjour à Paris, a cherché à imiter Sterne ; on trouve chez lui beaucoup de détails qui rappellent son modèle — l'épisode du moine, entre autres — , mais il est resté de beaucoup au-dessous de l'écrivain anglais.

Quérard et Barbier citent cet ouvrage comme anonyme et sous le titre de u Voyage sentimental en France sous Robespierre », au lieu de « Le Voyageur sentimental, . . »

J'aurais souhaité — les amateurs du sentiment et des fines observations me croiront sans peine — que l'opuscule de Sterne fût d'un genre assez exclusivement historique et parisien pour me reconnaître le droit de lui consacrer sous sa date un article dans mon travail, mais c'eût été vraiment ra'écarter par trop de mon sujet. Je veux cependant prolitcr de l'occasion qui se pré-

sente pour signaler un intéressant article de M. le marquis de Gaillon dans le « Bulletin du bibliophile », de Téehener, année 1862, p. 1337. Cet article est intitulé : « lue promenade sur le quai des Augustins en juin 1700 » et relate une histoire puisée dans les « Etrcnnes de la \ertu pour l'année 1791 » iParis. Savoye, 1701), histoire qui a tout à fait l'air d'être, chez les acteurs qui y prennent part, une réminiscence, presque une imitation, du « Voyage sentimental » ou de i( Tristram Shandy».

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