Tout Paris en vaudevilles
Ouvrage critique, comique, philosophique, véridique, aristocratique, patriotique, démocratique, et par conséquent à l'usage de toute la république. Par Marant. — A Paris, chez Barba, libraire, palais du Tribunal , derrière le Théâtre-Français , an /X-1801, pet. m-12, 194 p. et 1 fig.
[Bibl. nat., Li» 78.] [Carn., 14736.]
Quérard, dans La France littéraire, cite cet écrivain peu connu, mais sans donner aucun détail sur sa personne. Je n'ai pu, malgré mes recherches, combler cette lacune. L'ouvrage de Marant est une critique des mœurs de l'époque. Chaque sujet n'est qu'effleuré et je crois inutile de donner le contenu du volume qui, du reste, renferme une table alphabétique.
412. — Paris à la fin du xvm» siècle, ou Esquisse historique et morale des monuments et des ruines de celte capitale ; de l'état des sciences, des arts et de l'industrie à cette époque, ainsi que des mœurs et des ridicules de ses habitants. Par J.-B. Pujoulx.
— Paris, chez Brigitte Mathé, an IX- 1801, in-8, 2 ff. de lit. et 388 p. [Bibl.
nat., Li ' 79.] [Carn., 2871.]
Cette édition est la seule que je connaisse de visu; cependant une note biographique sur l'auteur donnée par Beuchot, dans le « Journal de la librairie », année 1821, p. 593, dit expressément que la première édition a paru en 1800, dans le même format que celle-ci ; ce doit être une erreur. D'un autre côté, je trouve dans une de mes notes l'indication d'une deuxiinu édition sous cette rubrique : Paris, librairie économique 1801, m-8, qui est aussi citée dans «La France littéraire ■, mais je ne puis me rappeler si j'ai puisé ce renseignement ailleurs que dans Toavrage de Quérard .
Cela est, d'ailleurs, peu important ; ce qui importe le plus, c'est la note que je relève au bas des pages 4 et 5 du volume de Pujoulx :
« C<et ouvrage a été fini en vendémiaire de < l'an VIII [sept.-octob. 1799], époque où se « préparait un changement dans le système po- « litique de la France; je me suis fait un devoir « de n'y rien changer. Ainsi, c'est Paris tel
• que je l'ai observé à cette époque que j'ai
• voulu peindre, sans m'embarrasser de ce qui « devait suivre... Plus ces changements seront « considérables, plus il sera curieux de com- « parer. C'est donc, pour partir d'un point fixe.
TABLEAUX UE MŒURS
« r«Ut de Paris au 1*' brumaire an YIII [23 « octobre 1799] que j'ai esquissé.. . »
Cet ouTragpe, qui contient 78 chapitres, est digne d'attention.
Voici un extrait de la table des matières :
Chap. II. Les Tuileries. — III. Artistes, peintres d'enseignes. — IV. Meubles, décoration intérieure des appartements. — V. Les Lombards (préteurs sur gage). — YI. Les livres à vil prix. — Vil. Les romans. — VIII. Place et fontaine des Innocents. Marché aux fleurs. — XII. Le nouveau caroaval. — XIII. Théâtre. — XV. Bals publics. — XVI. Conservatoire de musique. Chanteurs des rues. — XVII- XVIII.
Hommes de loi. — XIX-XX. La dénomination des rues. (Projet analogue à celui proposé par Teisserenc en 1754.) — XXIV. Art du décrottcur. — XXV. Figures de cire ; Curtius. — XXVI. Entrepreneurs de spectacles. — XXYII.
Les ponts. — XXIX. Pompes funèbres. — XXXIV.
Enseignes. — XXXVI. Les repas. — XXXVIII- XXXIX. — Modes. — XL. Ventes publiques. — XLI. Journaux.— XLII. Télégraphe. — XLIII.
et XLVil. Filles publiaues. — XLVl. Porteurs d'eau. Giaciers-limonaaiers. Fiacres. — XLlX. Les ruines (monuments disparus). — L. Ouvra-
fes licencieux (Palais-Royal). — L1I. Halle au lé. — LV. Art dramatique. — LVl. Les Halles au poisson. — LVll. Hommes de lettres. — LVIll. Jardins et fêtes de Tété (lieux publies]. — LIX. Muséum. Galeries. — LX . Industrie française. Musée des arts mécaniques. — LXIII.
Les perruques. — LXVII. Ei-olc polytechnique. — LXVIII. I.es hôpitaux. — LXIX et ss. Education. — LXXIV. Petits Savoyards et Auvergnats.
413. — C'est cela I ou Questions parisiennes ; petite revue de nos grands travers. Par HeiNrion. — Pans, Humberly an J-1801, î>ï-12, 2 f, et 185 p., 1 fig. grav. [Carn., 19306.]
En forme de dictionnaire. Une Préface de téditeur nous apprend que le but de l'auteur a été de « réunir dans un cadre sans prétention quelques idées philosophiques, des traits hardis, une critique souvent trop rigoureuse. . . »
Sans s'exagérer l'importaoce de ce petit volume, on peut dire pourtant qu'il mérite d'être lu. Il est assez rare.
414. — Le Censeur ou Voyace sentimental autour du Palais-Royal ; ouvrage critique, historique et moral, dédié aux étrangers, par Joseph R*" Y. [RosNY.J — A Fans, chez madame Masson, rue de l'Echelle n* 558, au coin de celle Saint-Honoréj an JM802, pe^ m-12, 126p.e< 1 f.de table. [Bihl nat., Li»81.]^Garn.,1617.]
Table des chapitres : I. Le Palais. — II. Les Galeries de bois. — lll. Les Galeries de pierre!».
— IV. Les étrangers. — V. Les spectacles. — VI. Les cafés. — VU. Les Shlles de vente. — VIII. Le passage du Perron. — IX. Les nouveaux commerçants. — X. Les peintres en miniature.
— XI. Les batteurs de pavé. — XII. Le cabinet
de Bertrand. — XIII. Séraphin. — XIY. Restaurateurs. — X Y. Caricatures. — XYI. Fille» publiques. — XYIï. Biaisons de jeux. — XYIII. Résumé.
415. — - Esope au bal de l'Opéra, ou Tout Paris en miniature. Dédié à ceux qui se reconnaîtront. — Paris^ Gueffier, an X (1802), 2 vol. m-12, 2 A, 274 p. et 1 A d'errata-2 f., 302 p. et 1 pL de musique; plus 1 fig. de Binet dans chaque volume, [Carn., 15304.]
Roman de mœurs parisiennes, par M»* Caso- LiNB Wonrr, à laquelle Quérard a consacré une notice détaillée dans « La France littéraire ». Je ne connais pas l'édition de 1806, citée par lui et par Barbier.
416. — Les Loisirs d'un étranger à Paris. Par T.-C. Bruun-Neergaard.
— Paris, Martinet, 1802, m-18, 180 p.
[BibL nat., Li»283.]
Cet écrit n'est pas un Journal de voyage^ ainsi que son titre pourrait le faire supposer. On y trouve bien, par ci par là, le récit de l'emploi du temps de l'auteur a Paris, mais aussi le plus souvent, des pièces purement littéraires ou des lettres insignifiantes. Ces pages sont cependant parsemées d'observations ou de traits sur les mœurs qui peuvent ne pas manquer d'intérêt.
Thomas- Christophe Bruun-Neergaard (1750- 1834) était un poète danois. Voyex la Biographie Didot, VU, 663.
417. — Observations sur l'anglomanie, dédiées aux peuples du continent, par un manufacturier français. — Paris, Mongie, Pantin, anX- 1802, m-8, 20 pages. [Bibl. nat., Li ' 249.]
Très curieuses considérations sur Tanglomanie qui s'était depuis longtemps introduite dans les mœurs et les modes, accompagnées de réflexions sur les inconvénients que cette tendance présente au point de vue de la situation commerciale et de la prospérité de la France. L'auteur, envisageant la question sous le rapport des traités de commerce, se déclare hautement protectionniste.
Cette brochure porte : « N^ I ». Je ne sais si elle est la rcuIc qui ait paru.
418. — Paris métropole de l'univers. Par L.-A. Carracciou, ancien colonel au service de la Pologne. — Paris, Le Normant, an X-1 802, in-12, 2 A et iv-363p. [BibL nat., Li» 80.^ [Carn., 2884 et 1009.]
Cet ouvrage est divisée en cent-vingt-deux lettres. Ecrit dans un ^tyle diffus, sans méthode.
il éditppe à 1 Btatf. umii I l< piFCOuHr, ptniblc. C'ttt,
419. — Première Promenade d'un solitaire provincial, depuis le faubourg Saint-Elonoré jusqu'au palais du Tribunal. B*". — A Paris, ches 3,-1. Pueks, libraire, rue des MathU' rins,hàtel de Cltmy, an X,ia-i2, 172 p.[Bibl. nat., Li>36i.j
Par r. GiuiT.
Héfleiioi» philo»
li>lii(uMSt liUt-
420. — Résurrection d'Atala, et son TOyage à Paris. — Paris, Renard, on 1-1802, 2 vol. m-16, 174e( 201 p.
[Garn., 10022.]
421. — Les Sérails de Paris, ou Vies et portraits des dames Paris, Gourdan, Montigni et autres appareilleuses ; ouvrage contenant la doscription de leurs sérails, leurs intrigues, et les aventures des plus fameuses courtisanes; le tout entremêlé de réflexions et de conseils pour prémunir la jeunesse et les élran^jers contre les dangers du libertinage.
— Paris, Uocquart. 1803 un I, 3 vol.
pet. m-12, 3 fig. [Cam., 3795.]
Cel (.UTrige «t preique onlimmenl copi*
» Belgilue.
422. — Stéphanie, ou Les Folies h la mode; mémoires singuliers d'un jeune homme à bonnes fortunes, pris pour dupe. — Paria, Dcttilain, P-go-
reau, an X, 2 ro(. in-12,294 cl 276 p. plus les turcs et 2fig. [Carn., 10684.]