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MAYA

Langue des indigènes de la presqu'île du Yucatan, se parle aussi dans Vile de Carmen, et à Palenqué (Chiapas).

2279. ARCHIVES Paléographiques de l’Orient et de l’Amérique. Recueil

publié par Léon de Rosny . Paris, Maisonneuve et Cie, 1870-1873. Vol. I, in-8, br. 20 fr.

Ce volume, le seul publié, contient les articles suivants :

Texte : 240 pp. : Observations sur la transcription des sons étrangers et sur l’alphabet international linguistique. — Notice sur l’écriture thaï ou siamoise. — De l’écriture ouigoure. — Sur quelques particularités des inscriptions cunéiformes anariennes. — Ouvrages et notices de paléographie américaine. — De l’écriture sanscrite ou dévanagari. — De l’écriture des Taking. — De quelques inscriptions découvertes en Sibérie. — Notice sur les écritures océaniennes. — Inscription de Mésa, roi de Moab (par Oppert). — Note sur une inscription yucatèque inédite. — Les Niutcliih, leur langue et leur écriture. — Explication du Codex Telleriano-Remensis (avec notes, par Brasseur de Bourbourg). — - Notice sur l’écriture au Japon, d’après des documents originaux (premier article) .

L’Atlas se compose de 146 planches (dont 3 grandes en or et en couleur), reproduisant toute une série d’écritures diverses et même des ouvrages, comme par exemple, le célèbre Codex américain désigné sous le nom de Telleriano-Remensis, qui se trouve donné ici pour la première fois, avec l’explication, dans un format commode.

2280. BELTRAN DE SANTA ROSA (R. fr. Pedro, de la orden de S. Fran¬

cisco). Arte de el idioma Maya reducido a succintas réglas y semilexicon Yucateco. Mexico , viuda de Joseph Bernardo de Ho g al, 1746, in-4, vél. 5oo fr.

7 fnc., 188 pp. Entre les pp. 172-173 sont deux planches gravées représentant la descendance de la famille chez les Mayas, et servant d’exemple à l’article XIIIe sur la parenté.

Très-bel exemplaire d’un ouvrage de toute rareté qui manquait à la collection Brasseur de Bourbourg.

Le P. Beltran de S. Rosa Maria était natif de Mérida de Yucatan, où il prit, dès sa jeunesse, l’habit de S. François. Profitant des travaux faits avant lui, et en particulier de ceux du P. Gabriel de S. Bonaventure, il composa sa grammaire dans le temps qu’il enseignait la langue Maya au monastère principal de San Benito, de sa ville natale, dont les grandes ruines recouvrent aujourd’hui celles de l’antique demeure des pontifes d’Ahchum-Caan. Le P. Beltran fut tour à tour gardien de ce monastère et visiteur de son ordre. II mourut à Mérida dans le dernier quart du siècle passé, laissant, outre sa grammaire, divers ouvrages de piété en Maya.

2281. - Arte del idioma Maya, reducido a sucintas réglas y semilexicon

Yucateco. Segunda edicion. Merida de Yucatan, J. D. Espinosa, 1859, in-8, br. 38 fr.

8 fnc., 242 pp., 2 tableaux.

Cette réimpression d’un ouvrage important, pour l’étude de la principale langue de l’Amérique Centrale, est devenue très-rare.

2282. BRASSEUR DE BOURBOURG. Dictionnaire, Grammaire et Chres-

tomathie de la langue Maya, précédés d’une étude sur le système graphique des indigènes du Yucatan (Mexique). Paris , Maisonneuve et Cie, 1872, gr. in-4, br. 3o fr.

•vin, 244, xlix et 464 pp. Cet ouvrage est le même que le suivant, mais sans les planches.

2283. - Manuscrit Troano. Etudes sur le système graphique et la langue

des Mayas. Paris , Impr. Imp., 1869-70, 2 vol. in-4, br. i5o fr.

Cette publication du savant américauiste Brasseur de Bourbourg a été faite par ordre de Napoléon III. C’est l’une des plus belles publications de l’Imprimerie nationale.

Le tome I, renferme la monographie des manuscrits palanquéens, l’exposition et l’explication de chacun des caractères conservés dans l’alphabet et le calendrier mayas du P. Diego de Landa, leur classification méthodique avec leurs variantes et l’explication interlinéaire des premiers folios du manuscrit Troano. Ce document, l’un des plus beaux codex américains connus, est reproduit en 70 planches chromo exécutées avec une grande exactitude.

Le tome II, contient la traduction de la Grammaire maya du P. Gabriel de Saint-Bonaventure, une Chrestomathie composée de morceaux mayas anciens et modernes et un Dictionnaire maya français-espagnol de plus de 10,000 mots. En outre, ce volume renferme un supplément destiné à éclaircir et à compléter la méthode de l’interprétation adoptée par l’auteur.

2284. CHARENCEY (H. de). Fragment de chrestomathie de la langue Maya

antique. Paris, E. Leroux, 1875, in-8, br. 1 fr. 5o

8 pp. Extrait de la Revue de Philologie et d’ Ethnographie.

2285. - Essai d’analyse grammaticale d’un texte en langue Maya. Havre,

Lepelletier , 1875, in-8, br. 1 fr. 5o

9 pp-

2286. - Essai de déchiffrement d’un fragment du manuscrit Troano.

Paris , E. Leroux , 1875, in-8, br. 1 fr. 5o

il pp. et 1 pl. Extrait de la Revue de Philologie et d’ Ethnographie.

2287. - Essai de déchiffrement d’un fragment d’inscription palenquéenne.

Paris, Maisonneuve et Cie, 1869, in-8, br. 3 fr. 5o

16 pp. Forme le n° 3 du tome I des Actes de la Société Philologique.

2288. EVANGILE. Leti u cilich Evangelio Jesu Cristo hebix San Lucas.

Londres , 1 865, in-12, rel. 10 fr.

90 pp. Evangile de S. Luc en maya.

Publié probablement par le P. J. Ruz.

2289. LANDA (Diego de, évêque du Yucatan). Relation des choses de Yucatan de Diego de Landa. Texte espagnol et traduction française en regard comprenant les signes du calendrier et de l’alphabet hiéroglyphique de la langue Maya, accompagné de documents divers, historiques et chronologiques, avec une Grammaire et un Vocabulaire abrégé français-Maya; précédés d’un essai sur les sources de l’histoire primitive du Mexique et de l’Amérique centrale, etc., d’après les monuments égyptiens et de l’histoire primitive de l’Egypte d’après les monuments américains par Brasseur de Bourbourg. Paris , A. Bertrand , 1864, gr. in-8, br. 25 fr.

exil et 516 pp. « La relation de Landa, où Herrera a puisé presque tout ce qu’il a dit du Yucatan, est le seul ouvrage original de i’époque de la conquête, relatif à la péninsule yucatèque. Le grand mérite de Landa est d’y avoir conservé l’alphabet et l’explication des signes des jours et des mois, selon l’ancien système graphique des Mayas, identique avec les caractères des inscriptions de Palenqué. En lisant l’introduction, que Brasseur de Bourbourg a mise en tète de cet ouvrage, on y voit le chemin qu’il a fait dans ces études depuis la publication du Popol Vuh. L’examen comparé des mythes divins du Yucatan, du Mexique et de l’Egypte, a changé la direction de ses idées et l’auteur commence à se demander si l’homme rouge américain, si ses dieux et sa civilisation n’on '• pas pu aussi bien être le principe de la civilisation et des dieux de l’Egypte.

Diego de Landa, né en 1524, prit l’habit de l’ordre de S. François à l’âge de 17 ans et fut un des premiers religieux de son ordre qui vinrent au Yucatan. En 1553 il fut nommé gardien du couvent de S. Antonio de Padua; provincial de Yucatan et ensuite évêque de Merida en 1572. l' mourut dans cette ville en 1579.

2290 MANUSCRIT dit mexicain n° 2 de la Bibliothèque impériale, photographié sans réduction par ordre de M. Duruy. Paris , 1864, in-foh, br.

125 fr.

Titre imprimé et 22 pl . Reproduction faite à une dizaine d’exemplaires seulement, par les soins de Brasseur de Bourbourg.

Ce manuscrit est, quant aux caractères, identique au mss. Troano et au codex de Dresde. Il est le plus parfait des trois, quant à la beauté et à la finesse de l’écriture.

2291. ROSNY (Léon de). Essai sur le déchiffrement de l’écriture hiératique

de l’Amérique Centrale. Paris, Maisonneuve et O, 1876, in-fol., papier de Hollande. 25 fr.

Première livraison , 24 pp. et 4 planches. — Cette importante publication sera complétée en 3 livraisons.

2292. - Les Ecritures figuratives et hiéroglyphiques des différents peuples

anciens et modernes. Seconde Edition. Paris, Maisonneuve et Cie, 1870, in-4, br., 12 pl. lithographiées en noir et en couleur; un tableau des

signes hiéroglyphiques les plus usités, avec leur signification et leur valeur phonétique ; un tableau de la classification des écritures figuratives et hiéroglyphiques. 8 fr.

Travail important publié dans le but de faire connaître les éléments des différents systèmes hiéroglyphiques usités dans les deux continents, depuis l’antiquité la plus reculée jusqu’au temps moderne. C’est une excellente introduction au Recueil annoncé ci-dessus sous ce titre : Archives paléographiques de V Orient et de V Amérique .

L’auteur y traite des écritures chinoise, anamite, japonaise, coréenne ; des anciennes peintures figuratives didactiques des Mexicains. Les hiéroglyphes égyptiens, dans leurs trois formes, sont en partie l’objet d’un travail inédit de M. Déveria; signalons aussi un magnifique tableau des signes hiéroglyphiques égyptiens les plus usités, avec leur signification et leur valeur phonétique d’après les derniers travaux de l’égyptologie ; les derniers systèmes de déchiffrement des écritures cunéiformes ariennes et anariennes sont également l’objet d’une curieuse étude. Les douze planches (chinois, mexicain, maya, égyptien, cunéiforme), qui ornent ce volume, offrent des spécimens d'écritures très-peu connues; plusieurs de ces planches sont en couleur.

2293. ROSNY (L. de). L’interprétation des anciens textes Mayas. Suivie d’un aperçu de la grammaire Maya, d’un choix de textes originaux avec traduction et d’un vocabulaire. Paris, Maisonneuve et Cie, 1875, in-8, br. 10 fr.

70 pp. Papier vergé. Ce volume n’a été tiré qu’à 85 exemplaires.

2294. RUZ (fr. Joaquin). Gramatica Yucateca, formada para la instruccion

de los indigenas, sobre el compendio de D. Diego Herranz y Quiros. Me'rida de Yucatan, R. Pedrera , 1844, in-12, br. 3o fr.

119 pp. Une traduction abrégée, en anglais, est annoncée sous le N° 1352 de notre première Bibliotheca Americana. Le P. Ruz de l’ordre des Franciscains, né à la fin du siècle dernier, mort vers t 863, connaissait admirablement la langue Maya, dans laquelle il ne cessa de prêcher jusqu’à la fin de ses jours.

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