CHIBCHA, appelée aussi MUYSCA, MOSCA
Nation indienne aujourd'hui éteinte , vivait dans les environs de Santa Fé de Bogota.
2143. LUGO (fray Bernardo, de la orden de Predicadores). Gramatica en la
lengva general del Nvevo Reyno, llamada Mosca. Madrid, Bernardino de Gu^mâ, 1619, pet. in-8, d. s. t. 1,000 fr.
24 fnc., 159 ff. (chiffrés 1 s 8). Très-bel exemplaire d’un livre de toute rareté. L’auteur était professeur de langue Muysca au couvent du rosaire de Santa Fé.
L’édition entière de cette grammaire a été envoyée aux Indes. Un confessionario, que le titre n’annonce pas, occupe les ft. 124 à fin. Les ff. préliminaires contiennent des vers en chibcha et en l’honneur du P. de Lugo. Ce religieux naquit à Bogota et professa le Chibcha pendant de longues années, dans le couvent de son ordre, à Bogota. Les PP. Quetif et Echard ne donnent aucun renseignement sur cet auteur.
2144. URICOECHEA (E.). Gramatica, Vocabulario, Catecismo i Confessonario de la lengua Chibcha, segun antiguos mss. anonimos i ineditos aumentados y correjidos. Paris, Maisonneuve et Cie, 1871, in-8, br.
20 fr.
lx et 252 pp.
Forme le tome I de la Collection linguistique américaine, publiée par la librairie Maisonneuve. — Ce volume nous fait connaître la langue Chibcha (elle ne se parlait plus que très-peu au commencement du xviic siècle et elle disparaît complètement en 1765), qui fut celle des anciens habitants du plateau de Bogota, et en même temps l’idiome principal de l’un des trois centres de la civilisation américaine avant la conquête. M. Uricoechea a mis à contribution, pour la partie grammaticale, trois manuscrits antérieurs à la grammaire du P. de Lugo et pour la partie lexicographique, deux manuscrits copiés sur le dictionnaire inédit composé par le même religieux.