‹ Bibliotheca americana (volume 3)Chapitre 95 sur 178 · CUMANAGOTA (V. aussi CHAYMA · texte numérisé non relu

CUMANAGOTA (V. aussi CHAYMA

Parlé par les Indiens qui habitent les bords de l’Orénoque (anciennes provinces de Cumana et de la Nouvelle Andalousie, aujourd’hui le Venezuela) . Ils se nomment aussi Tamanaques.

Cette langue appartient à la famille Galibi.

2201. TAPIA (fray Diego de). Confessonario en lengua Cumanagota, y de otras naciones de Indios de la provincia-de Cumanà, con vnas Advertencias previas al Confessonario para los confessores. Madrid , Pedro Fernande^ , 1723, in-8, vél. 400 fr.

18 fnc., pour la dédicace et les approbations; « Advertencias previas » pp. 1-238; « Platica, en que se ensena a los Indios el modo de confessarse » pp. 239-696 (en deux langues, Espagnol et Cumanagota); « Indice » pp. 697-732.

Cet ouvrage fort rare, a été composé par un missionnaire de l’ordre de Saint-François qui avait passé plus de 30 ans parmi les Indiens (il vint dans les missions avec le P. Ruiz Blanco, en 1693). Imprimé pour être envoyé dans les missions de la province de Cumana, un très-petit nombre d'exemplaire est resté en Espagne. Le nôtre est bien conservé.

2202. TAUSTE (fray Francisco de, predicador capuchino). Arte, y Bocabv-

lario de la lengva de los Indios Chaymas, Cvmanagotos, Cores, Parias, y otros diversos de la provincia de Cvmana o Nveva Andalvcia. Con vn tratado a lo vltimo de la Doctrina Christiana, y Catecismo de los Misterios de nuestra Santa Fè, traducido de Castellano en la dicha Lengua Indiana. Madrid , Bernardo de Villa-Diego, 1680, in-4, rel. cuir de Russie. 1,000 fr.

7 fnc., 187 pp.

Très-bel exemplaire, provenant de la bibliothèque de Ternaux Compans, d'un ouvrage fort

rare.

Le P. Francisco de Tauste, l’un des premiers religieux capucins qui vinrent dans la province de Cumana, en 1637, travailla pendant plus de 40 ans dans les missions, occupé de la conversion des Indigènes. Il apprit leur langue avec facilité, en composa le livre que nous annonçons et qu’il ht imprimer étant à Madrid. De retour dans les missions, les Indiens l’empoisonnèrent. Il mourut en 1684. (Anguiano. Vida de Francisco de Redin. 1704, pp. 310 et 321.)

2203. YANGUES (Fr. Manuel de, del orden de S. Francisco). Principios, y

réglas de la lengva Cvmmanagota, general en varias naciones, qve habitan en la Provincia de Cvmana.... Sacados a lvz aora nvevamente corregidos, y reducidos à mayor claridad, y breuedad, junto con vn Diccionario que ha compuesto el R. P. Mathias Blanco. En Bvrgos , Por Juan de Viar , 1 683, in-4, rel- d. s- 1. 1,000 fr,

3 fnc., « Principios » pp. 1-70; « Advertencias » p. 71 ; « Diccionario (Espanol-Cumanagoto) » pp. 73-220.

Grammaire excessivement rare. Ainsi que l’indique le titre, elle a été publiée par le P. Mathias Ruiz Blanco, savant missionnaire, qui y ajouta un Dictionnaire assez étendu. Ce même religieux publia, en 1690 et à la suite de son ouvrage intitulé : <1 Conversion de Piritu » une nouvelle édition de la grammaire du P. Yangues et du dictionnaire Espagnol Cumanagoto, arrangée avec plus de clarté. V. le N° 1340 de mon premier catalogue.

Le P. Manuel de Yangues, né à Guadalaxara, vint dans les missions de la Nouvelle- Andalousie en 1660, se destina à la conversion des indigènes et apprit très-vite leurs dialectes, dans lesquels il composa la grammaire que nous annonçons et une traduction de la doctrine chrétienne, sans doute celle publiée par le P. Ruiz Blanco à Burgos, en 1683. (Voyez mon premier catalogue n° 1341.) Le P. Yangues mourut au couvent de Caracas en 1676.

Le P. Mathias Ruiz Blanco, l’éditeur du P. Yangues, commissaire et prédicateur apostolique des missions de Piritu, naquit à Estepa, était professeur au couvent de son ordre à Séville, en 1666. Quatre ans après il passa dans les missions de la Nouvelle-Andalousie, de Cumana, etc., évan-

gélisa les Indiens Characudres , fonda la mission de S. Jean l’évangéliste, passa chez les Topocudres , où il fonda une autre mission nommée S. Lorenzo de Aguaricuâr, etc. En 1701 il revint en Espagne où il mourut vers 1705. Le P. Caulin, qui nous fournit ces renseignements, dit qu’il composa plusieurs ouvrages relatifs à l’histoire et aux langues des Indiens ds ces contrées. Nous ne connaissons de lui que la Conversion de Piritu. Le P. Caulin a confondu les ouvrages de ce père avec ceux du P. Yangues, parce que Ruiz Blanco fut l’éditeur de celui-ci.

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