Avant de procéder au classement des titres, on doit
faire le numérotage définitif des volumes , pour l'ajouter sur chaque carte , et apporter à ce travail la plus grande attention , afin qu'il n'y ait ni erreur ni double emploi. Vouloir donner à une bibliothèque (même peu nombreuse) une seule série de numéros, c'est s'exposer à plus d'un embarras : on atteint trop vite cinq et six chiffres , le placement devient plus difficile pour bien faire suivre ces numéros , et il est impossible d'intercaler un seul volume sans lui donner un bis ou ter , etc.
2. Pour éviter tous ces inconvénients, le meilleur moyen est de donner à chaque classe ou division une lettre , une marque distinctive , et à chacune d'elles une série particulière de numéros. Cette méthode permet , en outre , d'augmenter avec facilité le nombre des divisions et subdivisions à mesure de l'accroissement de la bibliothèque.
3. Pour multiplier les signes nécessaires , pour les doubler , tripler , quadrupler , on peut se servir des différents signes astronomiques , chimiques , algébriques , et autres.
4. Les lettres et numéros , écrits sur l'étiquette du dos , doivent être répétés sur l'intérieur de la reliure , afui de pouvoir les rétablir dans le cas où l'étiquette serait perdue.
De la Classification alphabctique.
1. En examinant bien si le catalogue alphabétique , ou celui classé par ordre systématic|ue des matières, mérite la préférence , on trouvera toujours que le premier doit être fait d'abord . parce que son classement , plus facile et moins long , permet d'établir promptement l'état d'une bibliothèque, et donne l'habitude manuelle de ce genre de travaux pour classer le dernier.