HELIX CLAUSA
PSG fe:
Coquille plutôt fragile, un peu perforée, subglobuleuse,d'une couleur de corne jaunâtre ; convexe en dessus : quatre ou cinq tours : ouverture légèrement contractée par le labrum qui est infiéchi, plat, blanc, la base couvrant à peu près l'ombilic.
H. Clausa, Nob., Journ. Acad. nat. se., vol. 2, p. 154.
Observations. Gette espèce se trouve dans plusieurs parties de l'Union et particulièrement dans les États-Unis. C'est une jolie espèce, ressemblant beaucoup à l’Albolabris, Nob., mais elle est plus petite, plus arrondie et elle est subombiliquée.
HELIX ELEVATA.
Pl Ge er
Coquille couleur de corne pâle; spire élevée : sept tours régulièrement arrondis : ombilic nul : ouverture un peu anguleuse : labrum dilaté, infléchi, d'un blanc pur à la base, et comprimé sur le grand tour, abruptement rétréci sur le bord intérieur au-des-
sous du centre, et continuant ainsi jusqu'à l'extrémité supérieure, en formant un angle qui avance derrière le centre; labium avec une dent large, forte, tres-oblique, subarquée, d'un blanc pur.
H. Elevata, Nob., Journ. Acad. nat. se., vol. 2, p. 154.
H. KxoxviLLiNA? Féruss. Tab. syst., p. 33.
Obserrations. Cette coquille se trouve assez fréquemment dans plusieurs parties des états de l'Ouest. Lorsque je descendais l'Ohio avec la commission d'exploration du major Long, je l'observai pour la première fois dans le voisinage de Cincinnati. Elle lient au Thyroidus, Nob., par la dent du labium ; mais cette dent est beaucoup plus forte; elle en différe plus essentiellement par sa spire bien plus élevée, et en ce que la moitié supérieure de la lèvre dilatée est abruptement rétrécie, au point de former un angle proéminent près du milieu ; c'est aussi une coquille beaucoup plus épaisse.
HELIX PROFUNDA.
PE x fee 220, 226:
Coquille d'une couleur de corne pâle : spire convexe, très-peu saillante : cinq tours régulièrement arrondis et striés en travers ; grand tour avec une seule bande fauve spirale, qui est presque cachée sur la spire par la suture, mais qui passe à peu de distance au-dessus de l'ouverture : ouverture dilatée : labrum réfléchi, blanc et aplati, excepté près de l'angle supérieur ; un calus légèrement proéminent, ou une dent obtuse près de la base du bord interne : ombilic large, profond, jusqu'au sommet.
VARIÉTÉ A. Plusieurs bandes fauves.
VARIÉTÉ B. Bande fauve peu marquée.
H. ProruxDA, Nob.. Journ. Acad. nat. se., vol. 2, p. 460.
H. RicHarpi, Lam. Anim. sans vertèbr., vol. 6, pt. 2, p. 72.
Observations. J'ai découvert pour la première fois cette coquille dans le voisinage de Cincinnati. Je la rencontrai plus tard près de Council Bluff sur le Missouri, et on la trouve fréquemment dans l'Indiana, Je ne doute pas qu'elle habite la plus grande partie des états de l'Ouest.
Ma description de cette coquille fut publiée en 18241. La description donnée par Lamarck de son H. Richardi ne parut qu'en avril 4822, mais il cite par anticipation l'Hist. des Moll. de Férussac, n° 174, pour le nom spécifique qui ne fut cependant pas donné dans cet ouvrage, mais qui parut dans le Tableau systématique du dernier de ces auteurs dans la première partie de la même année. Le nom de Profunda est done le premier en date et doit par conséquent être adopté.
SIPHONARIA.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille ovale ou subovale, patelliforme ; apex plus près d'un côté et d’une extrémité, courbé et faisant face à un angle du bord basal; à l'intérieur, une dentelure partage l'impression musculaire et s'étend à l'angle du bord latéral.
Observations. Adanson fut le premier qui reconnut la différence qui existe entre une espèce de ce genre, le S. Mouretus, BI. et Patella auxquels les Siphonaires ressemblent par leur forme générale. Il fut imité par Blainville, mais c'est à Sowerby que nous devons le genre et le nom qui sont maintenant adoptés. Gray formait un genre pour le Gadin d'Adanson, qui est cependant ramené par d'autres auteurs au présent groupe ; Adanson n'en à pas décrit l'animal, mais il est évident, d'après la figure qu'il a donnée, que les deux côtés de la coquille ne sont pas symétriques.
Cette coquille ressemble à une Patelle, mais elle s’en distingue par un angle non symétrique sur un côté (quelquefois peu marqué), indiquant qu'à la partie inférieure est située l'extrémité d'un siphon ou organe respiratoire de l'animal et dont la trace se conserve. Sur la surface extérieure, correspondante, il y a généralement une saillie ou côte, qui s'étend du sommet au bord, mais elle est quelquefois obsolète.
Blainville donne de l'animal les caractères suivants : corps oval subdéprimé ; tête partagée en deux lobes égaux; les tentacules et les yeux non distincts ; bord du manteau crénelé et s'étendant par dessus un pied suborbiculaire comme chez les Patelles ; cavité branchiale, transversale, ouverte un peu en avant du milieu du côté droit et pourvue dans cette partie d'un lobe charnu, de forme carrée, placé dans le sinus entre le manteau et le pied; muscle rétracteur du pied partagé en deux parties, dont la postérieure est de beaucoup la plus large, arquée ; l’autre très-petite, en avant de l'orifice branchial. On connaît plusieurs espèces, qui s’attachent aux rochers et à d'autres corps fixes.
SIPHONARIA ALTERNATA.
PL 3,8 a tbe;
Coquille conique avec plus de trente côtes inégales, obsolètes ou à peine saillantes ; apex obliquement courbé, l'extrémité tournée à peu près dans une direction parallèle à la surface de la coquille et aiguë; couleur brune, rayée de blanchâtre ; base à peu près ovale.
PATELLA ALTERNATA, Nob., Journ. Acad. nat. sc., vol. 5, p. 215.
Observations. C'est une petite espèce, et la légère irrégularité qui existe dans la courbure du bord latéral présente les caractères non équivoques de ce genre. J'en ai reçu des exemplaires de feu l'excellent M. Stephen Elliott auquel j'ai des obligations nombreuses que je rappellerai dans le cours de cet ouvrage ; 1l les avait recueillis sur les côtes de la Floride orientale.
BULLINA.
CARACTÈRES GENÉRIQUES. Coquille cylindrique ovale, enroulée, imperforée; spire saillante, courte ; ouverture longitudinale, allongée, très-rétrécie dans le haut; labrum simple, graduellement beaucoup plus saillant dans le milieu qu'aux extrémités, rejoignant le tour qui le précède par un angle profondément rentrant; à base largement et régulièrement arrondie ; columelle avec un petit ph.
Observations. Blainville, pour ce genre, cite Férussac ; il le nomme, peut-être par inadvertance, Buline avec un seule /, au lieu de Bullina, comme le dernier auteur écrit le mot. Il a cependant considérablement limité le groupe en lui attribuant ce caractère : « fortement enroulé, spire visible et saillante à l'extérieur ; l'ouverture trèsétroite en arrière, » ce qui force à rejeter quelques-unes des espèces comprises par Férussac. Il le classe aussi comme un sous-genre des Bulles avec la Bulle la Jonkaire. de Basterot, comme type. L'animal diffère de ceux des genres Bulla, Scaphandre et Alys, en ce qu'il a deux tentacules distincts, et des Buliea, en ce qu'il est couvert par sa coquille. La coquille diffère par sa spire proéminente, qui, dans les genres cités ci-dessus, est ombiliquée lorsqu'elle existe. Par sa forme générale et son extérieur, elle à beaucoup de ressemblance avec le genre Volvaria ; mais les coquilles de ce genre sont émarginées à la base.
MIT ASANE 51
BULLINA CANALICULATA.
PI. xxx, fie. 4,
Coquille d'un blanc pur, cylindrique, avec des stries très-fines, peu marquées; spire convexe, un peu saillante, mamillaire à l'extrémité ; environ cinq tours, avec leur saillie très-obtusément entaillée ; labrum avec le bord proéminemment et obtusément arqué ; la bium recouvert d'une lame calcaire, et avec un seul pli ou dent oblique près de la base.
VOLVARIA CANALICULATA. Nob., Journ. Acad. nat. sc., vol. 5, p. 214.
Observations. Ce genre a été formé postérieurement à la publication de ma description de l'espèce ci-dessus. Deux exemplaires de la coquille m'ont été envoyés par feu M. Stephen Elliott, des côtes de la Caroline du sud. La forme arquée du bord du labrum est très-visible lorsqu'on regarde la coquille de profil.
En comparant cette espèce avec une coquille fossile de Dax, qui m'a été envoyée par M. Hœninghaus de Crefeld, sous le nom de B. Lajonkeiriana, Basterot, ci-dessus mentionnée, elle est un peu plus grande, et évidemment différente, en ce qu'elle a l'angle de la suture entaillé ; tandis que dans l'espèce citée, cet angle est aigu et la suture est fortement déprimée.
CARDITA.
CARACTEÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille équivalve, inéquilatérale, épaisse, suborbiculaire, libre, régulière, à côtes et à bords crénelés ; épiderme distinct; charnière , deux dents dont l’une est courte, droite, et l’autre oblique, prolongée dans une valve, et dans l’autre valve est une grande cavité cardinale avec une dent oblique de chaque côté, à peu pres parallèle avec le bord ; ligament subextérieur ; deux impressions musculaires visibles , umes par une ligne palléale arquée, entière.
Observations. Pol nous apprend que l'animal ressemble à celui de l'Anodonta et à celui de l'Unio; et en conséquence Blainville place le genre immédiatement après ce groupe avec les Vénéricardes et les Cypricardes comme sous-genres ; les unes et les autres avaient été séparées par Lamarck du genre Cardila de Bruguière.
Les Vénéricardes ressemblent beaucoup au genre présent, auquel Sowerby les réunit; il en diffère surtout en ce que les dents sont toutes obliques et dirigées du même côté. Les Cypricardes s'en rapprochent beaucoup ; elles sont inéquilatérales et ont trois dents dans chaque valve. Un grand nombre d'espèces de Cardites ressemblent aux Bucardes par leur surface extérieure, mais les dents latérales isolées des dernières forment une distinction frappante. Les trois genres ont cependant beaucoup d’analogie.
Il y aura indubitablement quelques changements à introduire dans ce genre. On ne peut admettre aujourd'hui que la C. Concamerata, Brug., puisse continuer à faire partie du même genre que l'espèce représentée dans notre planche. La remarquable chambre qui existe dans cette coquille semble destinée à remplir un but tout à fait spécial. A ce sujet feu l'ingénieur Miller m'écrivait ce qui suit : « Vous avez probablement vu une notice sur l’intéressante découverte de l'usage de la chambre ou poche conique de la Chama concamerata; presque immédiatement après la publication de ce résultat, j'ai recu du Cap desexemplaires, où l’on voyait non-seulement les œufs, mais aussi des petites coquilles dans cette partie. »
On peut trouver quelque faible tendance vers une ressemblance de forme dans le Jeson d'Adanson et dans le C. Rufescens, Lam., et peut-être même dans les C. Calyculata, et €. Crassa, Lam., qui sont compris dans le sous-genre nommé par Blainville
Mytilicardia; cependant il est peu probable qu'ils puissent faire partie du même groupe que la Concamerata.
Lamarck a décrit vingt-cinq espèces, dont trois sont fossiles.
CARDITA TRIDENTATA.
PISTE Me MERS a MG ENG "286 D:
Coquille suborbiculaire, subéquilatérale, épaisse et pesante ayant environ dix-huit côtes convexes, longitudinales, croisées par de fortes stries concentriques, qui ne pénetrent pas dans les espaces intermédiaires étroits, et qui sont effacées sur l’umbo et sur le côté antérieur ; bord intérieur profondément crénelé ; charnière avec deux dents divergentes, séparées par une large cavité sur la valve droite; et sur l'autre une seule dent large triangulaire, proéminente, recourbée, s'emboîtant dans la cavité.
VENERICARDIA TRIDENTATA, Nob., Journ. Acad. nat. se., vol. 5, p. 216.
Observations. Cette intéressante coquille fut découverte par M. Stephen Elliott, sur les côtes de la Caroline du sud. Je l'ai autrefois placée, avec beaucoup de doute, cependant, dans le genre Fenericardia, mais je pense qu'elle à plus de rapports avec le genre Cardita, comme il est constitué maintenant, d'autant que les dents ne sont pas obliques.
La large cavité de la charnière de la valve droite est en quelque sorte semblable (quoique plus large en proportion) à celle de la valve correspondante de la Cypricardia modiolaris, dont un spécimen très-complet m'a été envoyé par M. Hæninghaus.
UNIO LAPILLUS.
PI. x1v, fig. 4, 4 à, 4 D.
CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Coquille très-petite, épaisse, à rayons ; dents très-épaisses.
U. Lapri£Lus, Nob., Transylrania Journal of Medicine, vol. 4, p. 528.
Coquille transversalement subovale, épaisse , d’un jaune foncé , radiée de très-nombreuses lignes vertes; bord postérieur pas très-court, arrondi; crochets peu saillants, simples; lunule fusiforme, très-visible:; bord de la charnière et bord antérieur un peu déprimés, déclinant graduellement en une ligne arquée ; bord basal antérieur arrondi ; bord basal à peu pres rectiligne dans le milieu ; intérieur blanc nacré ; dents cardinales droites, épaisses ; dents latérales épaisses, obliques eu égard à la base ; impressions trèsprofondes et arrondies : cavité des crochets presque oblitérée, avec une série de petites impressions, s'étendant en bas et en arrière.
Observations. La force des dents et l'épaisseur de toute la coquille, ont engagé beaucoup de personnes, et moi-même dans le nombre, à considérer cette coquille comme étant le Gibbosus de Barnes, jeune âge; mais un léger examen montre qu'elle s'en distingue beaucoup. Le Gibbosus jeune est toujours beaucoup plus allongé transversalement, moins épais ; il a les crochets tres-ondulés, et la série de petites impressions de la cavité des crochets est parallèle au bord de la charnière. En ce qui concerne la taille, il se rapproche du Parvus, Barnes, coquille qui a cependant les crochets ondulés, et qui est plutôt mince, avec de petites dents cardinales obliques.
MHASAN. 35
UNIO CAMPTODON.
PLEINS Re nr a MOMIE
CARACTERES SPÉCIFIQUES. Crochets distincts du bord postérieur ; dents lamelliformes arquées à l'extrémite.
Coquille assez mince, transversalement oblongue ovale, un peu comprimée, d'un brun foncé ou noir; crochets avec de petites ondulations régulières, en arrière du centre, mais loin du bord postérieur, peu proéminents; échancrure du ligament un peu comprimée, avec deux lignes déprimées distinctes ; échancrure de l'umbo ne faisant pas saillie au delà du niveau du disque; bord antérieur un peu proéminent vers la base et arrondi ; lunule large ; bord postérieur proéminent, s'étendant loin derrière les crochets et arrondi ; base un peu contractée dans le milieu ; intérieur d’un blanc de lait ; dents, une seule dent principale plutôt longue, oblique non divisée, dans chaque valve; dents latérales plutôt minces, un peu arquées vers l'extrémité.
Observations. Cette coquille nouvelle et intéressante me fut envoyée par M. Barabino, qui l'avait découverte près de la Nouvelle-Orléans, dans un étang. A voir l'extérieur de la coquille, on ne la distinguerait pas immédiatement de l'Alasmodonta edentula, Nob. Mais la surface interne est tout à fait différente et la forme des dents fournit des distinctions génériques.
UNIO LUGUBRIS.
BLOXV, ue 01 12.
Coquille transversalement subovale, renflée, d'un brun foncé ou noir, ridée; umbo proéminent ; crochets assez avancés, excoriés ; bord du ligament légèrement arqué ; ligament plus où moins caché ; bord antérieur très-largement arrondi, quelquefois tron qué ou même subémarginé; bord postérieur plutôt proéminent, mais très-court; base souvent un peu contractée dans le milieu ; intérieur couleur lilas pâle ; dents cardinales obliques, comprimées, dentelées; dents lamelliformes légèrement arquées, granulées et striées au bout ; impression accessoire postérieure arrondie, plutôt profonde ; bord anterieur COMME irise.
Unio ATER, Lea. Trans. amer. philos. soc., nerw series, vol. 3, pl. var.
Observations. J'ai reçu plusieurs exemplaires de cette coquille de M. Barabino, qui les avait trouvés à Bayou-Teche, paroisse de Sainte-Marie, Louisiane. Il me semble que c'est une espèce intermédiaire, et presque voisine par ses variétés, de l'E. Cariosus, Nob., et del L. Ventricosus, Barnes ; comme ces deux espèces, celle-c1 a le côté postérieur proéminent et très-court, le bord antérieur souvent tronqueé et les dents principales souvent doubles dans les deux valves; mais quelque intime que soit ce voisinage, l'espèce présente peut se reconnaître à son extérieur assez distinct; elle est différemment colorée, moins cylindrique que le Cariosus, et proportionnellement plus longue et plus cylindrique que le Fentricosus.
Dans la jeune coquille le bord du ligament paraît adhérent, et celui de la coquille plus âgée conserve cette adhérence sur sa partie antérieure.
Le nom d'Afer a été employé en premier lieu par Nillson pour une espece tres-distincte.
d4 BIBLIOTHÈQUE CONCHYLIOLOGIQUE.
CREPIDULA.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille libre, univalve, irrégulière , ovale ou oblongue, convexe, comme patelliforme, avec un épiderme; spire très-courte ou obsolète, apex distinct, obliquement incliné du côté du bord; intérieur partagé horizontalement à moitié environ par un diaphragme ; impression musculaire courbée.
Animal plus on moins déprimé, oval, courbé dans la partie postérieure ; manteau trèsmince, débordant les tentacules; pied peu épais, petit et arrondi; corps auriculé de chaque côté de la tête; tête-émarginée en avant; deux tentacules subcylindriques ou subconiques, légèrement contractiles, avec les yeux près de leur base externe ; bouche sans dents ; cavité branchiale très-large, située obliquement sur la partie antérieure du dos, contenant un faisceau de longs filaments branchiaux, qui s'étendent en avant et flottent à l'extrémité sur le côté droit du cou ; anus sur le côté droit.
Observations. Ce sont des coquilles marines qui s’attachent sur divers corps. Du moins un grand nombre des espèces de ce genre, sans locomotion, passent leur vie entière sur le même point et prennent la forme du corps sur lesquels elles se trouvent, et dont elles reproduisent, comme au moulage, les courbures et les inégalités.
Lamarck séparait les espèces de ce genre des Patelles de Linné, pour en former un groupe très-naturel et très-distinct ; car bien qu'il présente une légère ressemblance avec le genre Septaria, Féruss., il est cependant facile à distinguer de cette coquille qui n’a pas de diaphragme proprement dit, le labrum étant seulement un peu proéminent etaigu ; c'est aussi une coquille d’eau douce, operculée, voisine des Néritines. Le genre Pileolus Sowerby, a un labium ou diaphragme très-proéminent, mais la spire est tout à fait cachée.
CREPIDULA PLANA.
Pl fis1318"a$ 3'b:
Coquille déprimée, aplatie. oblongue ovale, transversalementridée, bords latéraux abruptement infléchis ; apex non proéminent et constituant un simple angle terminal, obsolète dans les coquilles adultes, intérieur blanc; diaphragme occupant la moitié de la longueur de la coquille, convexe, contracté au bord, dans le milieu et sur le côté.