‹ Bibliothèque conchyliologique (volume 2)Chapitre 21 sur 62 · AVICULA · texte numérisé non relu

AVICULA

Myrizus, Linné, Gmelin, Chemnitz, etc. AvicuLa, Cuvier, Lamarck, Sowerby.

CHARACTER GENERICUS. — T'esta bivalvis, inæquivalvis, alata, ad unum latus paululum bians : alæ inæquales : cardo obsolete, obtuse unidentatus : ligamentum marginale. Antmal byssoferum.

Les coquilles de ce genre présentent en général un très-grand développement en forme d’aile, d’une partie du bord inférieur, et, la dimension de cette aile varie dans les diverses espèces. Le bord interne est en général de couleur foncée sans cette nacre qu’on trouve à la surface intérieure ; dans quelques espèces, et particulièrement dans celles dont l'aile est peu développée, les deux valves sont semblables.

Une espèce indigène a été découverte parmi quelques coraux dans le détroit de Plymouth par le plus zélé et le plus heureux collecteur de coquilles d'Angleterre, M. C. Prideaux, esq., de Kingsbridge.

AVICUDAMCHINENSIS 0 Aer PI. 10822.

A. Luleo-citrina, glabra, fasciis duabus fusco-rufis radiatis.

Cette jolie coquille se trouve en grande abondance dans les mers de Chine. La lettre @ indique la situation du byssus par lequel elle adhère aux rochers, aux coraux et autres corps durs.

AVICULA MORID A rc PA ie.

A. Testa nigra, concentrice striata:; epidermide fusca, undulato-elevata, în lineas ab umbone radiantes digesta.

Cette coquille rare a été rapportée de Pulo-Condore, île de l'Inde orientale ; elle fait partie de ia collection du British-Museum. Dans le dernier numéro, j'avais donné deux espèces de la première famille de ce genre, et j'avais l'intention de donner la coquille à perles dans la planche suivante; mais il me semble plus convenable d'indiquer d’abord les caractères de la seconde division des avicules. Ces espèces ont par leur forme une très-grande ressemblance avec le genre margarita, quoique la charnière soit bien différente.

W. E. LEACH. 15

AVICULA RADIATA. Ruyede Cricuta, PI. v, fig. 5

A. Testa grisea, radiispur purascentibus ; epidermide concentrice elevata; processibus in lineis radiantibus digestis.

On suppose généralement que cette coquille habite les mers des Indes occidentales, mais je n'ai pas été à mème de vérifier ce fait. Les squames de l’épiderme, en les examinant attentivement, paraissent être membraneuses, et la matière testacée qui s’y trouve déposée forme de jolis anneaux concentriques.

DIPSAS

CHARACTER GENERICUS. — T'esla fluviatilis, bivalvis, æquivalvis, transversa, impressionibus muscularibus tribus : cardo in utraque valva externè lamelliformibus. Animal ignotum.

Le genre dipsas se trouve placé entre les genres Unio et Anodonte, dont il diffère par la charnière, quoique l'animal soit très-probablement le même ou s’en approche de tresprès.

7) = DIPSAS PLICATUS. Pouldled. Los.

Pliyr fie. 1:

D. Testa viridescente-lutea interne margaritlacea tricolore ; inaequaliter alata; ala majore longitudinaliter umboneque transversim plicalis.

L'exemplaire qui a servi de modèle à la figure que nous donnons à quatorze perles ad-hérentes. Il est conservé au British-Museum, et faisait partie de la collection de Sir H. Sloane. Cette coquille est indiquée au catalogue ainsi qu'il suit : A bohemian river horsemussel, with pearls sticking to the shell. Il y a aussi au musée plusieurs fragments de la même coquille avec des groupes de perles adhérentes.

SOLEN. {(Linné. Cuvier. Lamarck.)

CHARACTER GENERICUS. — Testa bivalvis, æquivalvis, transversissima, utrinque hians, marginibus subrectis, lateribus subtruncatis, interne impressionibus duabus muscularibus lateralibus distinctis ; ligamento exteriore ; cardine terminali aut subterminali. Solenarius acephalus ou. pede subcylindrico.

Les coquilles de ce genre habitent le sable ou la vase dure des bords de la mer audessous de la haute marée; on reconnaît leur présence à une fossette ou trou de forme ovale à la surface du sable. Quelques espèces lancent de l’eau avec une force extraordinaire. Placées sur le sable humide elles s'y enfoncent rapidement. À la marée basse elles poussent leur coquille au-dessus de la surface en étendant un long tube charnu (composé d’anneaux) qui se rompt facilement et qu'elles retirent à la moindre apparence de danger. On prend à l'aide d'un bâton ferré quelques espèces qu'on mange, mais il faut de grandes précautions, car l'animal s'enfonce rapidement. Cette curieuse observation m'a été communiquée par MM. Macleay et Bullock qui ont été souvent témoin du fait.

SOLEN CEYLONENSIS. Crylor IE CN Pl. uit fie fé

S. Testa recla, una extremitale rotundata, altera oblique truncata cardine termi nali, in utraque valva unidentata, dentibus inaequalibus.

Cette coquille habite Ceylan où elle paraît n'être pas rare. Les stries longitudinales prennent brusquement, comme cela s’observe dans tous les vrais solens, une direction transverse; aussi la coquille semble-t-elle divisée diagonalement en deux parties

égales.

TOMIGERES. (De Montfort.)

HEux, Linné.

CHARACTER GENERICUS. — Testa univalvis, libera; spira regularis, depressa ; umbilieus nullus ; os integrum, rotundatum, dentatum, dorsale; labium incrassatum, subperfectum. Animal ignotum. |

La singulière position de la bouche distingue ce genre de tous les autres connus jusqu'ici. Les tomigères sont terrestres et l'animal n'a pas été décrit par les auteurs.

: ©] - . = =) ° TOMIGERES RINGENS. Greg Conger PI. vix, fig. 1:

T. Testa albida ferrugineo-maculala maculis elongatis sacpè confluentibus, ore muldidentatlo ; dentibus inaequalibus.

HELIX RINGENS, Linné.

Le nombre et la proportion des dents varient beaucoup, la lèvre interne a généralement deux dents, rarement trois; la lèvre externe a de trois à cinq dents toujours assez inégales.

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