D'EAU DOUCE
UNIO POULSONT. — PI. 1, fig. 7.
Coquille ovale, quelque peu bombée, subaïlée, soudée; épiderme noirâtre, profondément rugueux postérieurement; natèces peu saillantes, crochets élevés sur la ligne dorsale; bord du ligament légèrement arqué; côté antérieur très-court et rétréci ; côté postérieur renflé et tronqué à l'extrémité; deux carènes obtuses rayonnent des crochets derrière l’'échancrure umboniale ; région de l’échancrure umboniale bombée; antérieurement un peu contractée et béante à la base; dents cardinales obliquement dirigées en arrière, très-épaisses et sillonnées; dents latérales courtes, très-distantes des dents cardinales et granulées ; intérieur pourpre foncé ; bord postérieur iridescent.
Observations. — Cette grande espèce est remarquable par sa ressemblance avec deux espèces différentes, l'U. alatus de Say et l'U. ater de LEA; elle a le contour assez semblable à la première, mais elle est moins aïlée et plus convexe; elle est moins bombée et plus élégante que la dernière, et plus anguleuse et tronquée au bord postérieur. Dans PU. ater, les dents cardinales sont dirigées obliquement en avant; dans celle-ci, au contraire, elles sont dirigées en arrière. Cette espèce n’est pas rare dans la rivière de Black- Warrior, au nord d'Alabama, où je me la procurai à la profondeur de six ou huit pieds, au centre du courant; la limpidité de l’eau me mit à même de les détacher avec facilité, quoiqu’une très-petite partie de la coquille s’élevât seulement à la surface du limon dans lequel elles étaient toujours enfoncées. Je les pris au moyen d’un long bâton pointu, dont j'introduisais l'extrémité entre les valves béantes, que l'animal fermait avec une telle force, que je les tirais sans difficultés du limon dur qui les entourait.
UNIO TÆNIATUS. — PI. 11, fig. 4.
Coquille régulièrement convexe et elliptique, passablement épaisse, épiderme agréablement rugueux, olivacé, avec des rayons interrompus verts et réguliers; crochets légèrement saillants ; échancrure wmboniale arrondie; échancrure du ligament avec une ligne légèrement imprimée; base arquée; dents cardinales et dents latérales proéminentes ; intérieur blanc-bleuâtre.
Observations. — Cette coquille se rapproche del U. fasciolaris, de RAFINESQUE, mais elle est plus courte, plus elliptique et plus convexe, et se distingue p:omptement ; elle ne peut être confondue avec l'U. fasciata de RAFINESQUE, car cette espèce est large et anguleuse derrière, comprimée et irrégulièrement rayonnée. — Elle habite la rivière de Flint, comté de Morgan, dans l’Alabama.
UNIO TRABALIS. — PI 11, fig. 3.
Coquille elliptique étroite, subrostrée ; épaisse par devant, et très-mince au bord postérieur qui descend très-obliquement; bord de l'extrémité arrondi obtus; natèces larges
et proéminentes; crochets excoriés; épiderme brun-olive foncé, rayonné; à l'intérieur, cette espèce est blanche, très-iridescente au côté postérieur. |
Observations. — Cette coquille à presque la forme de FU. nasutus, cependant les natèces sont beaucoup plus proéminentes, et le bord postérieur aigu est à peu près sur la même ligne que la base; l'habitat est tout à fait différent de celui de cette coquille ; peut-être qu'elle approche de U. subrostratus de SAY, espèce que je n'ai point vue; mais elle diffère de la description de cet auteur en ce qu’elle est remarquablement épaisse à la partie antérieure de la coquille,
UNIO NEBULOSUS. — PI. 1, fig. #4.
Coquille allongée, elliptique, étroite, mince, convexe, olivacée, nuancée de brun foncé, avec des rayons interrompus verts; côté postérieure saillant, plutôt pointu ct tronqué à l'extrémité; bord de la charnière légèrement voûté; échancrure du ligament comprimée; crochets sans proéminence, ondulés ; bord postérieur oblique et rectiligne depuis la terminaison de la dent latérale jusqu'à l'angle de l'extrémité tronquée ; dents cardinales très-obliques et comprimées ; intérieur blanc bleuâtre et 1ridescent où pourpré.
Observations. — Cette espèce a du rapport avec l'U. tris de LEA, mais on l’en distingue p omptement par son extrémité posté:ieure étroite et son bord anguleux. Cette coquille est mince et fragile, très-iridescente, et en géné al bleuâtre; mais j'en ai un exemplaire dont la nacre est de couleur pourpre foncé et très-polie. Je n'ai trouvé cette espèce que dans la région montagneuse d'Alabama, dans la rivière de Black-Warrior.
UNIO COR. — PI mx, fig. 2.
Coquille obliquement cordiforme, épaisse, avec des rayons concentriques; 11 y a une légère et large dépression des crochets à la base; crochets et natèces très-proéminents ; échancrure umboniale subanguleuse, submarginale ; côté antérieur court, subtronqué ; côté postérieur aplati derrière l’'échancrure umboniale ; épiderme rugueux, olivacé, avec des rayons interrompus verts, dont quelques-uns sont larges; dents cardinales et dents latérales très-élevées, granulées et sillonnées ; impressions musculaires antérieures et postérieures profondes ; nacre blanche, iridescente à la base.
Observations. — Espèce voisine de VU. torsus de RAFINESQUE, mais très-distincte ; elle est plus large et plus cordiforme qu'aucune des espèces qui s'en rapprochent. Les jeunes individus ont un contour qui ressemble beaucoup à l'U. undatus de BARNES; mais les individus adultes sont légèrement en saillie et cunéiformes à l'extrémité postérieure, comme quelques variétés de VU. triangularis de RAFINESQUE; les jeunes coquilles sont très-agréablement rayonnées. — Elle habite les rivières d'Elk et de Flint, dans PAlabama.
UNIO CÆLATUS. — PI. mi, fig. 3.
Coquille subtriangulaire , très-inéquilatérale, très-comprimée, avec un large sillon s'étendant des crochets à la base; côté antérieur et natèces parfaits, avec de petites ondulations interrompues, irrégulières sur le reste de la surface, plus profondes derrière l’échancrure umboniale ; surface rude, avec de légers sillons concentriques distants ; natèces très-aplaties ; crochets proéminents ; épiderme olive foncé et rayonné obscurément ; dents cardinales et dents latérales épaisses ; impressions musculaires antérieures et postérieures profondes ; nacre d’un blanc perlé et iridescent.
Unio cælatus, No. Selliman's Journal, vol. XXV, p. 338, pl. L fig. 2.
Observations. — Cette espèce remarquable et très-distincte est semblable par le contour à l'U. lineolatus de RAriNESQUE ; elle diffère de toutes ses congénères par la manière singulière dont ses ondulations sont disposées. Elle est à peu près aussi comprimée que l'U. lineolalus. Dans quelques exemplaires, l'épiderme est presque noir. Elle habite le Tennessée, les rivières de Flint et d'Elk, et c'est une coquille rare.
UNIO MACULATUS. — PI. ur, fig. 7.
Coquille subtriangulaire, comprimée ; valves assez épaisses ; épiderme très-rugueux, excepté aux natèces, qui sont lisses; couleur d’un brun-olive, avec des ræyons verts interrompus; crochets proéminents ; un léger et large sillon qui s'étend obliquement des crochets à la base ; échancrure wmboniale subanguleuse, derrière laquelle la coquille est cunéiforme ; bord du ligament oblique, rectiligne; bord postérieur obliquement subtronqué ; dents cardinales à peu près transverses, sabcomprimées, régulièrement striées ; impressions musculaires postérieures distinctes, légèrement imprimées; nacre trèsblanche, iridescente.
Observations. — Cette espèce approche de l'U, triangularis de RAFINESQUE et de l’undatus de BArRNES; mais elle est plus comprimée que l'un et l’autre; elle ne prend jamais la forme obliquement allongée de la première; elle est plus oblique que la dermère et la substance de la coquille n’est pas si épaisse; les rayons sont larges et interrompus et ne sont visibles qu'aux wmbones des exemplaires adultes. Des nombreux exemplaires de {’Undatus que je trouvai dans Alabama, tous étaient rayonnés; cette espèce a toujours des rayons ; l'épiderme est profondément rugueux.
Je n'ai obtenu cette espèce que sur les rives de l'EIK et de la Flint, tributaires du Tennessée.
UNIO VIBEX. — PL. ni, fig. 6.
Coquille elliptique, ventrue, plutôt mince; bord postérieur ample, très-oblique et arqué ; bord antérieur arrondi obtus; bord du ligament légèrement élevé; échancrure umboniale arrondie; épiderme olive-jaunâtre, nuancé de brun, avec des rayons verts interrompus, dépassant la moitié de la coquille, mais obsolètes au bord antérieur ; dents cardinales droites, proéminentes, pyramidales ; nacre blanche, bleuâtre et iridescente postérieurement ; cavité ample, surtout sous l’échancrure umboniale.
Observations. — Espèce à peine voisine de l’U. iris, LEA, car elle en diffère par sa plus grande convexité et son élévation aussi bien que par ses rayons, qui disparaissent au côté antérieur ; une ligne imprimée est visible, dans quelques exemplaires, au bord pos-
térieur. — J'en ai trouvé plusieurs dans la rivière de Black-Warrior, au sud des sources de Blount, en Alabama.
UNIO GREENIE — PI. ni, fig. 5.
Coquille subovale, épaisse par devant, plus mince derrière; côté antérieur assez long, arrondi; crochets un peu saillants; échancrure umboniale droite, subanguleuse ; épiderme rugueux, olivacé, rayonné seulement au côté postérieur; dents cardinales épaisses ; dents latérales striées et régulièrement granulées ; intérieur blanc-bleuâtre, iridescent au bord postérieur; petite élévation obtuse passant obliquement dessous les dents cardinales ; cavité passablement grande.
Observations. — Cette espèce ne peut être confondue par aucun observateur expéri-
menté avec aucune autre décrite jusqu'à ce jour; les impressions musculaires antérieures sont réunies, et les impressions postérieures sont distinctes. — Elle n'est pas rare dans le haut de la rivière de Black-Warrior.
J'ai donné à cette espèce le nom de mon ami Jacob Green, M. D., professeur de chimie au collége de Jefferson, savant bien connu pour son amour pour la conchyliologie.
UNIO PENITUS. — PI. x, fig. 9.
Coquille triangulaire, très-épaisse, excepté au côté postérieur ; ventrue ; nalèces aplaties; crochets proéminents et arrondis ; échancrure umboniale anguleuse ; bord postérieur aplati ; large élévation convexe, commencant près de la base et se projetant sur l'extrémité postérieure, avec des lignes radiées saillantes, qui dentèlent le bord, et des rainures concentriques ; épiderme olivacé, rugueux ; ligament très-court; dents cardinales doubles dans les deux valves, épaisses, proéminentes, rayonnées et granulées ; impressions musculaires postérieures très-grandes et profondes ; nacre très-blanche , iridescente dans la cavité de l'élévation umboniale ; cavité ample.
Observations. — Cette coquille a beaucoup de la forme de PU. triqueler de Rari- NESQUE; cependant elle approche davantage de FU. ridibundus de Sax, et de l'E. interruptus de RAFINESQUE ; les natèces ne sont pas si larges que dans la dernière espèce, et le bord postérieur descend beaucoup plus obliquement ; aucun des exemplaires que j'ai trouvés n’est rayonné ; quelques-uns sont à peu près dépourvus du rayon remarquable qui les rapproche de l’U. interruptus. Aucune espèce n’a les dents plus agréablement granulées et striées. L'impression musculaire antérieure est très-profonde et remarquable, en ce qu'elle pénètre sous la dent cardinale. — Elle habite la rivière d’Alabama, près de Clairborne, et est très-rare.
UNIO MASONTI. — PI. n, fig. 1.
Coquille suborbiculaire ; disques légèrement aplatis ; natèces larges, proéminentes, carénées postérieurement ; crochets légèrement saillants ; échancrure wmboniale droite et anguleuse ; échancrure du ligament aplatie, large ; épiderme olive, nuancé de brun, lisse ; dents cardinales saillantes, comprimées, très-obliques; intérieur blanc-bleuâtre ; cavité ample.
Observations. — Petite espèce qui est très-distincte de toutes celles décrites jusqu'à présent. Je l'ai trouvée dans la rivière de Savannah , à Augusta, avec un grand nombre d'U. congarœus (LEA), avec lesquels elle a peut-être plus de rapports qu'avec aucune autre espèce. Elle paraît dépourvue de rayons.
C'est la seule espèce de forme suborbiculaire encore découverte dans les rivières atlantiques. Je n’en ai que deux exemplaires, dont le plus grand est figuré.
J'ai donné à cette coquille le nom de mon bon ami M. William Mason, l’un des premiers conchyliologistes américains, dont les découvertes ont enrichi nos cabinets de tant d'espèces terrestres et fluviatiles nouvelles et rares.
UNIO DELUMBIS. — PL n, fig. 40.
Coquille ovale, allongée, très-mince et fragile, ventrue; bord du ligament légèrement élevé; côté antérieur plutôt étroit; bord postérieur arrondi; épiderme olivacé, avec des rayons verts; échancrure umboniale arrondie; bord de l'échancrure du ligament arrondie, très-oblique ; intérieur bleuâtre, très-iridescent; dents cardinales lamelleuses ; cavité ample.
Observations. — Je trouvai abondamment cette coquille près de la rivière de Cooper, Caroline du Sud, dans de petits courants; elle approche plus de l’U. ochraceus de Say, que de toute autre espèce; mais elle peut en être distinguée par sa forme ovale-allongée. Une variété remarquable de l’ochraceus n'est pas rare dans les mêmes eaux.
UNIO ARCTATUS. — PI où, fig. 40.
Coquille allongée, comprimée, légèrement resserrée des crochets à la base ; côté antèrieur court, tant soit peu rétréci et arrondi au bord; côté postérieur allongé, tronqué à l'extrémité; subémarginé en dessus ; bord du ligament allongé, parallèle à la base ; épiderme noirâtre, dent cardinale amplement bifide dans la valve gauche, peu saillante ; intérieur blanc-bleuâtre.
Unio arctatus (Nogis), Silliman's Journal, vol. XX V, p. 340 ; pl. L fig. 9.
Observations. — Cette coquille ressemble pour le contour à l’Alasmodonta margaritifera. Elle approche d'une variété de l’U. purpureus de la rivière Delaware, mais elle est plus allongée et très-distincte. Parmi plusieurs exemplaires que j'ai trouvés, un seul avait la nacre pourprée. On la rencontre en partie sur les rivages rocailleux de l'Alabama, mais on ne la voit presque jamais dans les bas fonds. Elle habite aussi la rivière de Black-Warrior. Cette coquille ressemble tant à la variété du purpureus, mentionnée c1dessus, et qui est probablement l'U. coarctata de LamarGk, que je suis porté à croire que plusieurs espèces de la Schuylkill, la Delaware et d'autres courants ont été confondues sous le nom général de purpureus. M. Mason, qui a examiné ces coquilles plus sérieusement qu'aucun autre conchyliologiste, a réuni dans son cabinet des exemplaires si différents, en apparence, qu'on peut hésiter à les placer seulement comme des variétés d’une seule espèce ; car dans ce cas, on doit étendre son doute à un certain nombre d'autres coquilles, admises jusqu'ici comme des espèces distinctes. Diverses localités produisent, il est vrai, quelques différences dans l'aspect général de certaines coquilles, ce dont on trouve un exemple remarquable dans l'U. niger, RAFINESQUE, qui, dans la rivière de Flint, est tout à fait une coquille naine, comparée à la même espèce dans d'autres rivières. Cette remarque s’appliquera également à l’U. costatus, RAFINESQUE, de la rivière de Flint, mais le caractère spécifique n’est pas perdu dans les variétés de ces deux coquilles, qui ne peuvent pas être prises pour celles appelées variétés de l'U. purpureus. Peut-être que l’U. coarctata de LAMARCK sera reconnu comme une espèce distincte, mais je laisse à un observateur plus habile la tâche de faire des commen-
taires ultérieurs sur ce sujet difficile. Personne ne serait mieux à même de le faire que M. Mason.
UNIO PECTOROSUS. — PI. 11, fig. 8.
Coquille ovale, ventrue, peu épaisse ; bord postérieur large, bianguleux ; échancrure umboniale subanguleuse; une ligne un peu élevée allant du crochet au milieu du bord postérieur ; côté antérieur légèrement en saillie ; natèces amples et proéminentes ; crochets légèrement élevés; épiderme brun-olive avec des taches anguleuses, disposées en forme de rayons; dents cardinales droites, subpyramidales, proéminentes ; intérieur blanc ; ca vité ample.
Observations. — Cette coquille se rapproche d'une manière éloignée de l'U. ovatus de Say, mais elle est plus allongée, moins ventrue et a des rayons interrompus ; l'épiderme a postérieurement un grand nombre de lignes vermiculeuses, courtes, élevées. Je ne trouvai l'espèce que sur les bords de la rivière d'Elk, près de sa jonction avec le Ten-
essée aux bas-fonds à moules.
UNIO RUBELLUS. — PI. un, fig. 2.
Coquille suborbiculaire, ventrue, épaisse; crochets subcentraux ; umbones proéminents ; échancrure umboniale arrondie, marginée devant par un angle faible ; un angle semblable derrière l’échancrure umboniale ; crochets excoriés, peu saillants; épiderme brun-rougeàtre ; dents cardinales droites ; impressions musculaires petites et distinctes ; nacre œ@illet ou tirant sur le pourpre.
Observations. — Petite espèce que J'ai obtenue seulement dans la rivière de Black- Warrior, près de sa source, dans les montagnes d’Alabama; c’est plutôt une espèce douteuse, mais je ne puis la considérer comme une variété d'aucune autre coquille décrite jusqu'à présent.
UNIO FURVUS. — PI. 11, fig. 4.
Coquille ovale, ventrue, épaisse en avant, plus mince en arrière; bord postérieur ample, à peine anguleux ; échancrure umbontiale anguleuse ; derrière celle-ci est une ligne obscure imprimée ; épiderme presque noir, avec de petites rugosités serrées ; dents cardinales légèrement obliques, pyramidales ; intérieur blanc, très-iridescent au bord postérieur.
Observations. — Y'ai trouvé cette espèce dans la rivière de Black-Warrior, avec la précédente ; elle est très-rare.
UNIO RAVENELI. — PI in, fig. 8.
Coquille ovale-oblongue, ventrue ; crochets à peine saillants ; bord du ligament droit, non oblique; échancrure umboniale anguleuse, derrière laquelle se trouve un angle obscur, passant des crochets à l'extrémité, qui est subtronquée; dents cardinales droites, obliques, comprimées ; intérieur jaunâtre ou pourpre pâle.
Observations. — Cette coquille ressemble à l'U. purpureus par le contour ; mais elle est beaucoup plus convexe, et le côté postérieur, particulièrement bianguleux, la distinguera de cette espèce. Quelques exemplaires sont rayonnés, et les individus âgés deviennent très-ventrus. L'un de ceux-ci a l’épiderme jaune; mais la couleur habituelle est olivacée.
Elle habite le canal de Wateree, Caroline du Sud, où elle fut d'abord découverte par le docteur Blanding. J'en ai trouvé depuis dans de petites anses, près de la rivière de Cooper, Caroline du Sud.
Je l'ai dédiée à mon ami le professeur Edmond Ravenel, de Charleston, à la complaisante attention duquel je suis redevable d’avoir été mis à même de faire une précieuse collection de coquilles d'eau douce et de fossiles, la plupart de la Caroline du Sud.
Lors de mes excursions dans les environs du canal de Santée, j'ai trouvé un petit nombre de coquilles de cette espèce, et les suivantes se rencontrèrent aussi dans les mêmes eaux : U. nasulus, canal de Santée; U. angustatus, LEA; U. ochraceus, SAY ; U. congarœus, LEA; U. delumbis, Nomis ; et une coquille qui est probablement une variété de l'U. purpureus, SAY.
UNIO ICTERINUS. — PL 5, fig. 5.
Coquille elliptique, passablement épaisse ; bord antérieur régulièrement arrondi ; bord postérieur descendant obliquement et subtronqué à l'extrémité ; crochets non saillants ;
échancrure umboniale tres-oblique, à peu près rectiligne , anguleuse ; épiderme lisse et poli, jaune-olive, nuancé de brun vers les bords ; base légèrement arquée ; nacre saumon, iridescente au bord postérieur.
Observations. — Espèce approchant de la variété d'U. purpureus de SAY, nommée carinatus par LAmaARCGk ; mais je crois qu'elle n’est pas parfaitement distincte. Assurément elle ne ressemble pas à l’U. purpureus de la même localité.
Lorsque j'étais à Augusta, pendant le mois de février, la rivière de Savannah s'étant considérablement élevée au-dessus de ses basses eaux, je trouvai sur les rivages humides, vis-à-vis de la ville, un grand nombre d'Unios qui avaient été pris récemment par les rats musqués. Parmi celles-ci se trouvaient les deux espèces mentionnées ci-dessus, U'U. angustatus de LEA, une grande quantité d’U. congarœus, LEA; une remarquable variété de l’U. nasutus de SAY, épaisse et de couleur saumon à l'intérieur ; etune espèce suborbiculaire, très-distincte de toute autre espèce que j'aie vue. Tous les exemplaires d'icterinus sont plus ou moins teints de saumon à la nacre et sont lisses et polis à l'extérieur. La figure représente un exemplaire à peu près de la plus grande taille que j'aie rencontrée.
UNIO TENEBROSUS. — PL 11, fig. 5.
OR
Coquille elliptique, ventrue; valves plutôt épaisses antérieurement ; crochets proéminents; bord postérieur, oblique d'abord et rectiligne depuis le ligament ; extrémité subtronquée; épiderme olivacé, rayonné, bord d'un brun foncé; dents cardinales passablement épaisses, obliques ; intérieur bleuâtre ou violet, iridescent; cavité grande.
Observations. — Deux exemplaires de cette espèce furent envoyés à M. Poulson par M. Featherstonhangh, qui les trouva dans le Rappahannock, près de Falmouth, comté de Stafford, dans la Virginie, j'en trouvai aussi un seul exemplaire dans la Caroline du Sud. En les comparant avec l'U. radiatus de BARNES, je trouve qu'ils diffèrent de cette espèce par leur plus grande convexité et en ce que le côté postérieur est tant soit peu aigu ; elles sont aussi rayonnées plus obscurément. Celles du Rappahannock se trouvaient avec l’U. ochraceus et l'U. cariosus, SAY, précisément comme celles de la rivière de Schuylkill, près de Philadelphie.
UNIO ALTILIS. — PI. à, fig. 1.
Coquille subovale, mince, bombée; crochets légèrement en saillie et très-excoriés ; bord postérieur subanguleux, échancrure wmboniale arrondie, derrière laquelle est une côte obscure descendant des crochets à l'extrémité postérieure; base, arquée; épiderme noirâtre, rugueux, olivacé sur les wmbones et rayonné, avec un grand nombre de lignes courtes, vermiculaires à l’échancrure postérieure; dents cardinales subpyramic 38, droites; dents latérales distantes; impression musculaire profonde et alongée; nacre blanchâtre et iridescente.
Observations. — Elle habite la rivière d'Alabama, près de Clairborne, et est rare. Les jeunes exemplaires ressemblent par le contour à l'U. multiradiatus, Lea. Les coquilles àgées ont l'épiderme presque noir.
UNIO PEROVALIS. — PL. 1, fig. 2.
Coquille ovale, modérément épaisse, bombée; crochets proéminents; bord postérieur obliquement tronqué ; échancrure umboniale arrondie; base arquée; épiderme olivacé, ravonné obliquement, rugueux vers les bords; dents cardinales et dents latérales trèsproéminentes, granulées ; nacre blanchâtre et iridescente au bord postérieur.
Variété À. — Épiderme brun, rougeâtre ; nacre rose foncé.
Observations. — Je trouvai un très-petit nombre d'exemplaires de cette coquille dans la rivière d'Alabama ; elle approche de PU. multiradiatus de LEA; mais en la comparant avec les exemplaires de cette espèce dans le cabinet de M. PouLson, je la trouvai suflisamment distincte; la nacre est plus dense, et épaissie vers le bord; les rayons sont à peu près d'une taille uniforme, distants et obscurs. Les dents latérales ressemblent beaucoup à celles de l’U. multiradiatus.
UNIO PRASINUS. — PI. 1x, fig. 4.
Coquille suborbiculaire, comprimée, avec des lignes coucentriques distantes ; bord antérieur arrondi, obtus; bord postérieur ample, tronqué, non oblique; bord basal droit, parallèle au bord du ligament; crochets proéminents; épiderme jaune olive, varié de vert; deux rayons verts derrière l'échancrure umboniale.
Observations. — Le seul exemplaire de cette coquille que j'aie vu est dans le cabinet de l’Académie des Sciences Naturelles, où il fut placé par M. Schoalcraft, qui le trouva dans la rivière de Fox de Green Bay. Cette espèce ne peut-être confondue avec aucune espèce d'Unio. Au côté postérieur quelques petits tubercules sont disposés en ligne et l'on en observe un ou deux autres à l'échancrure umboniale.
UNIO INFUCATUS. — PI. 11, fig. 6.
Coquille ovale, courte, comprimée, bord postérieur, ample, légèrement oblique, arrondi, obtus où subanguleux à l'extrémité; umbones amples, peu saillants; crochets fortement excoriés, échancrure umboniale subanguleuse, un peu courbée; épiderme noir; intérieur d'un blanc perlé; dents cardinales droites, pyramidales.
Observations. — Cette coquille ne présente rien de remarquable, mais sa forme ovale et ses côtés comprimés la distingueront des espèces voisines. Avec l’âge, l'extrémité postérieure forme légèrement saillie.
Elle habite la rivière de Flint, en Géorgie.
UNIO OVIFORMIS. — PI. n, fig. 7.
Coquille ovale, convexe, épaisse antérieurement, plus mince postérieurement ; bord antérieur obliquement arrondi; bord postérieur obliquement tronqué; extrémité anguleuse; crochets proéminents, non excoriés, avec trois ou quatre fortes ondulations interrompues ; lunule ovale; échancrure wmboniale arrondie; épiderme olive-jaunâtre, avec de larges rayons verts serrés, interrompus; dents cardinales droites; intérieur Hire perlé, très-iridescent à la partie postérieure.
Observations. — Belle espèce, qui approche de l’U. scalenius, RAFINESQUE. Elle en diffère en ce qu'elle n’est pas sinueuse ou comprimée, et en ce qu'elle a les crochets ondulés. Elle n’est pas oblique.
Elle habite les rivières du Tennessée, mais je n’en connais pas la localité exacte. Elle me fut présentée il y a quelques années par M. Brewster, de Mont-Plaisant, dans le Tennessée; je lui suis redevable des plus beaux exemplaires de certaines espèces qui sont entrées dans nos cabinets.
UNIO PEROVATUS. — PI. 1, fig. 3.
Coquille ovale, plutôt ventrue; valves épaisses au côté antérieur, plus minces posté-
rieurement ; extrémité postérieure subanguleuse ; crochets élevés, rapprochés, ondunlés ; épiderme olive, rugueux vers le bord; dents cardinales droites et proéminentes, pas très-épaisses ; nacre blanche.
Unio perovatus, NoBis. Silliman's Journal, vol. xxv, p. 338, pl. HE, fig. 3.
Observations. — La forme ovale régulière de la coquille la distinguera de la plupart des autres espèces ; la jeune coquille cependant est plus large en arrière et est ornée de rayons verts sur un fond jaune-olive. Elle habite les petits courants du comté de Green, dans l'Alabama.
ANODONTA TERES. — PI. 1, fig. 9.
Coquille elliptique étroite, bombée ; côté postérieur saillant; bord oblique et rectiliene ; tronqué à l'extrémité ; bord basal arqué.
Observations. — Cette coquille atteint une longueur de quatre pouces ou davantage et se distingue par sa forme subcylindrique. Je la trouvai dans le canal de Santée, Caroline du Sud.
PALUDINA GENICULATA. — PI. 1v, fig. 20.
Coquille subovale ; spire légèrement élevée; quatre tours à carène anguleuse ; sommet excorié ; ouverture large de plus de la moitié de la longueur de la coquille ; épiderme olive-vert; intérieur bleuâtre.
Observations. — Espèce que l'on distingue promptement de celles qui s'en rapprochent le plus par ses tours anguleux. J'en trouvai un seul exemplaire dans la rivière de Flint, en Géorgie.
PALUDINA MAGNIFICA. — PI. 1v, fig. 21.
Coquille obovale, ventrue, avec deux lignes spirales de tubercules proéminents sur le dernier tour, et une seule tournant près de la base de chaque tour de spire ; suture profondement imprimée, marginée par une ligne saillante obtuse et noduleuse ; lignes d’accroissement très-obliques et proéminentes ; stries spirales obscures; épiderme olive ; intérieur bleuàtre, souvent avec des bandes pourprées.
Observations. — C'est une très-belle espèce lorsqu'elle est parfaite, se rencontrant en grand nombre sur les masses de roc calcaire qui sonttombées des dépôts supérieurs dans la rivière d'Alabama, à Clairborne. Je ne l'ai trouvée vivante que dans cette localité, et exclusivement dans un rayon de six ou huit milles. Dans les rivières de Tombeckbe ou de Black-Warrior, je n’en ai jamais observé un seul exemplaire, malgré des recherches particulières pour en découvrir sur les rocs à Saint-Stephens.
MELANIA EXCURATA. — PL. 1v, fig. 45.
Coquille subulée, avec une bande spirale de tubercules obliques légèrement subcomprimés à la base des tours inférieurs ; au-dessus se trouve une ligne saillante avec une légere cannelure ; tours vers le sommet à peu près entiers ; base avec trois lignes proéminentes dont la supérieure est la plus grande ; la troisième peu en saillie et rapprochée de celle du milieu.
Observations. — Belle et grande espèce. commune dans la rivière du Tennessée, à Florence. Elle est peut-être très-voisine de la M. Sayi (M. canaliculata de Sax), mais la ligne élevée et la forme des tubercules la distinguent de cette espèce. L'épiderme est brun, rougeätre ou noir.
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BIBLIOTHÈQUE CONCHY LIOLOGIQUE.
MELANIA HYDEIL. — PI. 1v, fig. 47.
Coquille conique, plutôt élevée, tours aplatis, avec des lignes spirales aiguës, tuberculeuses; un ou deux tubercules seulement sur chaque tour et quatre environ au dernier ; unie inférieurement; ouverture elliptique.
Observations. — Elle habite en nombre les rocs de la rivière de Black-Warrior, et les sources du Blount, dans l'Alabama. Elle est remarquable par ses lignes tuberculées distantes. Les jeunes exemplaires sont de couleur olive avec une bande pourprée à chaque tour, et sont sans tubercules ; le dernier tour est anguleux et caréné.
Elle est dédiée à M. William Hyde, zélé et excellent conchyliologiste.
MELANIA ANNULIFERA. — PI. 1v, fig. 19.
Coquille subconique élevée, avec des tours plats et des côtes distantes élevées, alternativement plus petites; environ cinq au dernier tour et trois au tour adjacent; suture obsolète ; couleur en général noirâtre à l'extérieur et pourpre foncé intérieurement.
Observations. — Elle habite avec les espèces précédentes, dont elle diffère en ce qu'elle est moins ventrue, et a les côtes unies; l'ouverture est aussi plus courte que dans la précédente.
MELANIA SALEBROSA. — PL 1v, fig. 43.
Coquille courte, subovale, épaisse, ventrue, avec une série de tubercules très-élevés à la carène du dernier tour eten général deux séries de tubercules plus petits au-dessous ; spire très-courte ; sommet très-excorié, ouverture d'environ la moitié de la longueur de la coquille, contractée ; intérieur tirant sur le pourpre, columelle avec un calus au-dessus, et un autre près de la base.
Observations. — Cette singulière coquille approche du genre anculotus, par la forme, mais l'ouverture est celle d'une Melania. Je la trouvai adhérente à des troncs d'arbres dans la rivière de Tennessée, à Florence, où elle est abondante. Mon ami William Hodgson, l’a trouvée aussi dans la rivière de Holston, dans le Tennessée.
MELANIA PYRENELLA. — PL 1v, fig. 46.
Coquille élevée, avec des tours aplatis, ayant chacun une ligne spirale obsolète ; suture. imprimée; dernier tour anguleux ; angle défini par une ligne saillante ; base un peu convexe ; lèvre anguleuse près du centre ; ouverture large; columelle arrondie obtuse à la base.
Observations. — Elle habite les courants de l'Alabama du nord. L'ouverture est remarquablement large et la lèvre profondément anguleuse.
MELANIA BITÆNIATA. — PI. iv, fig. 6.
Coquille conique, avec des tours convexes; spire courte; un tour entier, très-convexe ; sommet excorié ; couleur olive, avec deux larges bandes de couleur pourpre au dernier tour ; une autre au tour contigu ; columelle avec un calus au-dessus et un autre près de la base ; ouverture de la moitié de la longueur de la coquille; labrum réguliè” rement arqué, intérieur bleuâtre, avec des bandes pourpres.
T. A. CONRAD. 25 Observations. — Elle habite la rivière de Black-Warrior. C'est une espece rare, 1e-
marquable par ses larges bandes pourpres et ses tours convexes.
MELANIA COMMA. — PI. 1v, fig. 42.
Coquille subulée , très-alongée, mince ; huit ou neuf tours aplatis, dentelés aux sutures, avec des côtes longitudinales, distantes, légèrement arquées, disparaissant aux tours inférieurs ; labrum mince; ouverture elliptique, saillante à la base ; couleur olive, avec une bande obscure au-dessus du milieu de chaque tour.
Observations. — Elle habite les ruisseaux tributaires de la rivière de Black-Warrior dans les districts montagneux, de l’Alabama. Elle est très-allongée et les côtes sont séparées par un espace dentelé à la suture.
MELANIA LIMA. — PL. 1v, fig. 22.
Coquille conique ou subfusiforme, avec des lignes spirales noduleuses, rapprochées, inégales ; dernier tour anguleux, avec une série de tubercules saillants et deux lignes à la base, la ‘supérieure noduleuse; ouverture d'environ la moitié de la longueur de la coquille, contractée, à angle aigu au-dessus, et à angle obtus à la base; labrum trèsmince; couleur olive; intérieur avec des bandes couleur pourpre.
Observations. — C'est une belle espèce que l’on reconnait aisément à ses nombreux tubercules et à sa forme ventrue. Elle habite la rivière d'Elk, en Alabama, adhère aux pierres, et elle est commune.
MELANIA ALVEARE. — PL. 1v, fig. 9.
Coquille conique courte, ventrue ; tours aplatis, avec uneligne de tubercules comprimés à la base de l’avant-dernier tour; dernier tour anguleux, angle garni de tubercules proéminents ; base convexe, avec environ cinq lignes saillantes; ouverture obliquement elliptique; moindre que la moitié de la longueur de la coquille.
Observations. — Elle habite avec les espèces précédentes. La spire est très-régulièrement conique et la base est garnie de côtes.
MELANIA NASSULA. — PI. 1v, fig. 4.
Coquille élevée, tours convexes où subanguleux avec des côtes longitudinales, croisées par un grand nombre de lignes spirales élevées, environ sept à l'avant-dernier tour et onze au dernier; suture imprimée ; sommet très-excorié.
Observations. — Elle habite la source de Tuscombia (pierre calcaire), dans l'Alabama. Un nombre considérable d’individus?cette jolie espèce se rassemble sur les rocs où la source trouve passage par une caverne de pierre calcaire carbonifere.
MELANIA CYLINDRICA. — PI. 1v, fig. 44.
Coquille subeylindrique, lisse, avec une courte spire, dont les tours sont petits, sommet excorié; dernier tour allongé, arrondi; obtuse au sommet et à la base; ouverture de plus de la moitié de la longueur de la coquille, étroite, très-contractée supérieurement.
Observations.— Cette espèce est remarquable par les tours grossiers et presque diffor-
mes de la spire. Elle habite la rivière de Tombeckbe, sur les rivages vaseux, et elle est en général couverte d'un dépôt calcaire.
MELANIA TROCHIFORMIS. — PI. 1v, fig. 8.
Coquille conique courte, ventrue, turriculée; deux lignes spirales proéminentes à chaque tour, les espaces intermédiaires convexes; sommet des tours aplati, anguleux ; dernier tour anguleux, caréné; base aplatie; ouverture petite ; lèv.e anguleuse au milieu.
Observations. — Cette espèce trochiforme se reconnaît aisément par ses fortes côtes, ou par ses sillons. Elle habite les courants de l’Alabama du Nord.
MELANIA VESTITA. — PI. rv, fig. 48.
Coquille subulée, subturriculée; neuf tours; chacun d'eux est anguleux au-dessous du centre; suture profondément imprimée ; épiderme lisse, poli, de couleur cornée, avec une bande obscure au-dessous de l'angle de chaque tour ; tours près du sommet carénés, aigus.
Observations. — Elle habite les petits courants du comté de Green, dans l’Alabama, parmi les herbes qui croissent sur les roches. La coquille est toujours enduite d'un dépôt qui masque ses caractères.
ANCYLUS FILOSUS.
Coquille réguliérement ovale, plutôt élevée; avec de nombreuses lignes où rayons en saillie; sommet très-proéminent, incliné, excorié, non central.
Observations. — Elle habite la rivière de Black-Warrior, au sud des sources de Elount, en Alabama, qui abonde en espèces variées de Melanies.
ANCULOTUS.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. — Coquille subovale, rarement conique ; spire généralement déprimée ; ouverture suborbiculaire ou subovale, arrondie à la base ; base de la columelle arrondie ou anguleuse-obtuse; columelle ample, épaisse, lisse, en général avec un calus près de sa jonction supérieure avec le labrum.
M. Say, avec son discernement habituel, a séparé ce groupe naturel des coquilles du genre Melania, duquel elles diffèrent par leur base arrondie, obtuse et en général par leur forme déprimée, quelques-unes ayant presque l'apparence de Natices. Elles ne peuvent être confondues avec les Paludines, parce que le labrum est épaissi (la duplicature unissant le dessus au labrum), et enfin parce que l'ouverture est également formée à angle aigu en dessus. Je crois que toutes les espèces adhèrent aux rivages ou aux pierres; elles ne voyagent pas dans le sable comme beaucoup d'espèces des genres Melania et Paludina.
ANCULOTUS PRÆROSUS. — PL 1v, fig. 14.
Coquille subovale, ventrue; spire très-courte, très-excoriée au sommet; dernier tour contracté près du milieu par un large canal ; épiderme de couleur cornée, avec des taches anguleuses, obscures et disposées en bandes distinctes à l'intérieur du labrum ; base profondément dentée derrière la columelle ; columelle anguleuse à la base; ouverture subovale, anguleuse supérieurement, Longueur trois quarts de pouce.
Anculotus prœrosus, SAY. Journal de l'Académie des Sciences Naturelles, vol. 1 page 177.
Observations. — Elle habite les rivières d'Ohio et de Tennessée.
J'ai une variété moins ventrue et sans aucune dentelure à la base.
ANCULOTUS SUBGLOBOSUS. — PI. 1v, fig. 2.
Coquille subglobuleuse; dernier tour ventru, contracté en dessus, bianguleux; spire très-courte ; tours carénés à la suture; couleur olivacée, avec environ quatre séries de taches quadrangulaires obscures au dernier tour.
Observations. — Elle habite la rivière de Flint, comté de Morgan, dans lAtabama ; elle adhère aux pierres et est commune.
ANCULOTUS ANGULATUS. — PI. 1v, fig. 5.
Coquille subglobuleuse, ventrue, contractée supérieurement, bi-anguleuse;, tours très-courts carénés à la suture; couleur olivacée avec environ quatre séries de points noirs quadrangulaires.
Observations. — Habite la rivière de Flint, comté de Morgan dans l'Alabama. Elle adhère aux pierres et est commune.
ANCULOTUS PLICATUS. — PL 1v, fig. 7.
Coquille subovale, avec une courte spire, dont un seul tour est entier, arrondi; dernier tour légèrement ventru, avec des plis ou lignes, aux bords de la rainure spirale près de la suture ; lignes d’occroissement proéminentes ; épiderme verdàtre ou noirâtre, avec des bandes spirales; ouverture elliptique.
Observations. — Elle habite les eaux tributaires de la rivière de Tennessée, en Alabama, et adhère aux pierres.
ANCULOTUS MONODONTOIDES. — PI 1v, fig. 3.
Coquille subglobuleuse, dernier tour ventru, n'étant pas brusquement arrondi audessus ; sommet excorié; columelle avec une grande dent pyramidale à la base; épiderme de couleur cornée, avec des bandes obscures ; ouverture débordant la coquille. +
Observations. — Elle habite les courants de la Virginie. M. Hyde.
Je reçus un exemplaire de cette curieuse espèce du professeur Green, du collége de Jefferson.
ANCULOTUS PICTUS.
Coquille ovale; spire courte, convexe; sommet excorié, dermer tour légèrement comprimé au milieu ; épiderme de couleur cornée, avec de nombreuses séries de petites taches anguleuses; taches distinctes à l'intérieur du labrum; ouverture obovale ; base régulièrement arrondie. Longueur cinq huitièmes de pouce.
Anculosa pic 4 Nopis. Silliman's Journal, vol. xxv, p.342, pL KE, 15.
Observations - Elle habite parmi les cailloux d’un bas fond de l'Aabama, près de Clairborne.
ANCULOTUS PUMILUS.
Coquille très-petite, obliquement ovale, noirâtre ; spire consistant en un tour convexe entier, sommet excorié; dernier tour régulièrement convexe ; base avec une rainure derrière la columelle; ouverture suborbiculaire étendue.
Observations. — Elle habite la rivière de Black-Warrior et le Bayou-Teche ; la dernière localité me fut indiquée par le professeur Green, qui m'a procuré un exemplaire de cette coquille.
ANCULOTUS TÆNIATUS.
Coquille ovale ou oblongue, olivacée, avec des bandes spirales d’un vert obscur ; un tour non excorié, souvent en saillie longitudinale. Longueur trois quarts de pouce.
Observations. — Dans mes observations sur l'habitat de cette coquille, j'ai dit par inadvertance qu'elle se trouvait exclusivement sur les rives calcaires. Je la trouvai aussi dans une brèche siliceuse, près de Clairborne. Elle habite les bords de l'Alabama, à Clairborne. C'est une jolie espèce, remarquable par ses bandes obscures, qui ressemblent à celles de la Melania olivula, NoBis, de la même localité.
ANCULOTUS MELANOIDES. PL. 1v, fig. 4.
Coquille conique, avec trois tours entiers, sommet excorié ; tours aplatis, arrondis seulement aux sutures; lignes d’accroissement saillantes; dernier tour brusquement arrondi ; épiderme noirâtre, garni de bandes obscures; ouverture elliptique et d'environ la moitié de la longueur de la coquille. Longueur, un demi-pouce.
Observations. — Elle habite les rivières de l’Alabama du Nord.
ANCULOTUS NIGRESCENS. PI. 1v, fig. 10.
Coquille subconique, tronquée ou très-excoriée au sommet; tour supérieur un peu convexe; dernier tour allongé, contracté au-dessus du labrum ; columelle aplatie, arrondie, obtuse à la base ; ouverture obovale, de plus de la moitié de la longueur de la coquille ; épiderme noirâtre ; intérieur pourpre foncé.
Je suis redevable de cette coquille à M. Hyde; il m’a fait savoir qu'elle habite les rivières du Maryland. ,
M. Poulson a eu l’obligeance de me permettre de consulter sa bibliothèque et sa collection, pour de préparer la table suivante des espèces de Naïades qui habitent les rivières de l'Amérique du Nord. La plupart de celles qui ont été décrites par Rafinesque ont élé ajoutées par cel auteur aux précieuses collections de M. Poulson, avec les noms sur chacune d'elles ; mais je considère quelques-unes de celles-ci comme n'étant que de simples variétés, et je les ai données parmi les synonymes de différentes espèces auxquelles je crois qu'elles appartiennent réellement. M. Poulson mérite les remerciments des conchyliologistes pour les peines qu'il a prises de rectifier la nomenclature confuse des Naïades américaines, tâche qui a été accomplie par un travail difficile et des dépenses considérables.
== te D ———
Unio
EÉSPE
abruptus.
ATCLAUUSS 0
arcus.
apiculatus. .
asper.
acutissimus.
angustatus. . .
ater (1).
alabamensis (:
altilis.
bullatus.