‹ Bibliothèque conchyliologique (volume 2)Chapitre 4 sur 62 · OLIVA · texte numérisé non relu

OLIVA

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille subevylindrique, oblongue, lisse, plus ou moins polie ; épiderme nul ; spire courte ; suture canaliculée, le bord supérieur de chaque tour étant un peu relevé. Canal bordé dans le haut par un calus circulaire caréné ; dernier tour ayant près de sa base une surface peu élevée, commençant au-dessous du milieu de l'ouverture et entourant la base de la lèvre; ouverture allongée ; lèvre et columelle épaisses, très-striées ; stries de la dernière plus allongées ; base profondément marginée ; sans opercule.

Observations. Le brillant et le poli de ces belles coquilles sont dus, sans aucun doute, au prolongement sur tout le test, de la surface unie du manteau. L'animal n'est pas encore bien connu , mais Lamarck suppose qu'il est carnivore. Il est marin. De toutes les olives figurées et existant dons les collections, Linné ne forma que deux espèces qu'il classait dans son genre Voluta, sous les noms d'Oliva et Porphyria. Bruguière leur appliqua le nom générique, adopté par Lamarck, qui, avec sa perspicacité bien connue , pour saisir les différences naturelles. a décrit plus de soixante espèces, parmi lesquelles il y en a un petit nombre à l'état fossile ; et, suivant Blainville, trentedeux nouvelles espèces, des côtes de la Nouvelle-Guinée, ont été ajoutées aux premières par M. Duclos.

Ce genre est étroitement lié au genre Ancilla, qui, cependant n’a pas de stries sur le labrum, et le canal spiral est entièrement rempli. Il se distingue du genre Terebellum avec lequel il a aussi des rapports, par la lèvre et la columelle striées et la surface élevée de la base du grand tour ; et des mitres et des volutes, par sa suture canaliculée.

OLIVA LITERATA.

PI fe:

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Coquille ayant de nombreuses taches brunes anguleuses et deux bandes formées par des taches d'un brun plus foncé.

Oziva LireRaTA. Lam., Ann. du mus., vol. 16, p. 315; et Anim. sans vertébr., vol. 7, p. 425.

Oriva. Encycl. méth., pl. ceczxir, fig. 4, a, b.

Coquille d'un brun-jaunâtre-pâle, couverte de taches grisätres, serrées, anguleuses, formant des triangles sur le fond ; à égale distance du centre sont deux larges bandes produites par la couleur plus foncée où brun-marron des taches sur cette partie. Les taches anguleuses, au bord supérieur des tours, sont rapprochées et de la même couleur que les bandes.

Observations. Nous sommes loin d’être certains que cette coquille soit absolument la literata de Lamarck, quoiqu'elle s'accorde parfaitement, si ce n'est pour sa taille plus

petite, avec les figures citées ci-dessus, et auxquelles 11 renvoie. Il supposait que ses exemplaires venaient des Indes-Orientales. Quoi qu'il en soit de celui-ci, et quoique nous l'avons autrefois décrit sous un autre nom, nous croyons plus prudent de le considérer comme ayant été compris dans la description de Lamarck et les figures de l'Eneycl. méthod. Cette espèce se trouve plus communément sur nos côtes méridionales.

UNIO.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille non adhérente, généralement transverse, équivalve, inéquilatérale; dents cardinales, une dans chaque valve, irrégulière, le plus souvent striée, simple ou divisée ; une dent lamelliforme allongée sur le bord antérieur de la charnière de la valve gauche, et deux dents semblables sur le bord correspondant de la valve droite ; impressions musculaires, deux principales ; ligament extérieur.

Observations. Dans l'Amérique du nord, les coquilles de ce genre surpassent celles de toute autre contrée par leur grandeur, leur beauté et la variété des espèces. Elles sont exclusivement fluviatiles, et nous avons à peine aux États-Unis un ruisseau où elles ne se trouvent pas. Beaucoup d’entre elles sont d’une belle couleur de perle ; elles sont épaisses et nous savons qu'avec quelques-unes des plus fortes trouvées dans l'Ohio, on a fait avec succès à Pittsburg des boutons et divers ornements.

Ce genre est étroitement lié aux Dipsas, Leach, aux Hyries et Iridines, Lam., aux Alasmodontes, Nob., et aux Anodontes, Brug. Mais le premier de ces genres a une dent lamelliforme; les Hyries ont des dents lamelliformes des deux côtés ; les Fridines et les Anodontes sont dépourvues de dents, et les dents des Alasmodontes ne sont pas lamelliformes. Nous pouvons citer encore, comme voisinage plus éloigné, les Megadesmes de Bowd., qui ont deux dents cardinales dans une valve et trois dans l’autre avec une dent peu distincte et distante de chaque côté; caractères qui indiquent un rapprochement vers les Cyrênes. Quelques-uns de ces genres sont intimement liés ensemble par des espèces intermédiaires, particulièrement les genres Unio et Arodonta, car on trouve dans nos fleuves plus d’une espèce, qu'il est assez diflicile de rapporter à l'un ou à l’autre de ces deux genres. En conséquence, les naturalistes qui plaident pour la réunion des genres qui sont liés par des espèces intermédiaires seront portés à ne pas séparer ceux-ci, et, partant du même principe, ils devront rejeter un grand nombre de ceux qui sont établis depuis longtemps.

UNIO TRIANGULARIS.

PL. 1, fig. # et 5 b.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Coquille triangulaire ; bord antérieur formant un angle droit avec le disque.

UNIO TRIANGULARIS. Barnes. Silliman’s journal, vol. 6, p. 272, pl. x, fig. 17.

Unio cuNEATruSs. Suwainson, Tilloch's magazine, december 1823.

Coquille triangulaire, très-convexe, bâillante aux extrémités ; bord antérieur {rès-applati, formant un angle droit avec les disques ; ayant des lignes longitudinales passablement élevées qui croisent les rides transversales ; ligament très-court; extrémité antérieure anguleuse ; bord postérieur arrondi, dépourvu de lunule distincte; épiderme vert-olive où jaunâtre pâle, radié de vert, interrompu de lignes courtes avec des taches qui sont quelquefois sagittées et disparaissent sur les bords de la coquille adulte.

Observations. West fort probable que cette espèce est le Cuneatus de Swainson ; elle est certainement conforme à sa description. Mais cela n'a pas grande importance, puis-

que le nom de M. Barnes a la priorité, et qu'il lui a même le premier impose celui que M. Swainson à choisi. M. Barnes remarque avec raison que cette coquille ressemble par sa forme à l'Alasmodonta marginata, Nob. La dépression extraordinaire du bord anterieur est très-caractéristique et la distingue facilement des autres espèces. À mesure que la coquille vieillit, ce bord devient un peu élevé à l'extrémité, comme on le voit dans nos figures ; et, la position des crochets varie aussi un peu. L'échancrure umboniale est souvent relevée en côte, et les stries occupent une grande partie de la coquille et deviennent presque assez profondes pour en denteler ie bord.

UNIO SULCATUS.

PI. 1, tig. 5, 5 a.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Transversalement quadrangulaire ; bord postérieur ne setendant pas au delà des crochets.

Unio suzcarus. Lea, Trans. Amer. philos. soc., vol. 3.

Coquille transversale très-oblique et carrée; une dépression rugueuse s'étendant de l’umbo au bord antérieur et à une parte de l'inférieur ; entre ces bords la coquille est un peu émoussée ; épiderme vert-olive-jaunàtre, avec des lignes rayonnantes, vert foncé, plus où moins ondulées ; crochet près de l'extrémité postérieure, proéminent; bord antérieur avec deux angles obtusément arrondis, un peu baillant ; cavité des ligaments de la charnière derrière les crochets, profondément creusée, à peu près aussi longue que large, distinctement anguleuse en arrière ; bord postérieur régulièrement arrondi, remarquablement court, s'étendant à peine au delà de l'extrémité postérieure des crochets ; intérieur blanc de perle, plus particulièrement irisé en avant; dents régulières ; dent cardinale antérieure parallèle à la dent lamelliforme, qui est assez arquée; impression musculaire postérieure profonde ; sinus du cartilage très-petit, régulier ; cavité umboniale peu profonde ; impressions musculaires apparentes, impression paliéale, un peu tronquée en avant, et ne s'étendant pas antérieurement au delà de la ligne de l'impression musculaire.

Var. A. Intérieur pourpre ou livide, excepté sur le bord antérieur.

Observations. On rencontre cette coquille dans le Wabash et l'Olo. Afin d'éviter la confusion, je dirai que cette espèce, envoyée par moi dans les cinq dernières années, se trouve dans beaucoup de collections d'Europe. sous le nom de Flagellatus.

UNIO RIDIBUNDUS.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Quadrangulaire ; émargmée en avant et dentelée sur l'angle antérieur de la base.

Coquille transverse, ovale-quadrangulaire, vert-olive, rayonnée de lignes très-fines d'un vert foncé ; crochet peu proéminent, à peu près terminal; cavité des membranes de la charnière, ovale, plutôt-plus grande derrière les crochets ; côté postérieur très-court : côté antérieur avec une dépression obsolète derrière les saillies umboniales, mais devenant plus profonde au bord anférieur, qui est marginé un peu au-dessous du centre ; légèrement bâillante; l'angle inférieur proéminent, arrondi et dentelé ; impression musculaire antérieure très-profonde ; impression palléale marginée en face de langle dentelé ; audessus de cet angle la dépression est de suite plus prononcée, de manière à former une large surface.

Var. À. Intérieur pourpre-rougeàtre foncé.

Observations. Le caractère remarquable de l'angle antérieur de la base dans cette espèce, nous dispense d’une description étendue et plus détaillée. Dans la figure de la planche ci-jointe, nous avons particulièrement mis ce caractère en évidence par une vue de face de cette coquille; deux ou trois séries de dents sont visibles dans quelques exemplaires. Nous remarquons que, dans notre figure, ces dents ont trop l'air de dents de scie ; elles sont en réalité plus obtuses, quoique minces. Cette coquille a une grande ressemblance avec le Flagellatus. Nob. par sa forme générale, le peu de longueur du côté postérieur, les crochets, la cavité des membranes de la charnière et sa surface rayonnée ; mais le bord antérieur dentelé, la dépression antérieure plus prononcée et d’autres caractères secondaires la distinguent parfaitement. C'est une espèce petite, plus petite même que le Flagellatus. :

Une variété remarquable et de grande taille se trouve dans la rivière de Cumberland : il existe un exemplaire ayant plus de deux pouces de largeur, et dont les rayons sont brisés et forment des taches. On pourra en faire une espèce distincte, lorsqu'on aura pu comparer un plus grand nombre d'exemplaires, et dans ce cas, l'on devra distinguer cette espèce par le nom de Perplerus. Je dois un exemplaire de cette coquille à la complaisance de M. Lesueur.

UNIO MONODONTA.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Allongée transversalement ; marge intérieure, blanchâtre ou Lvide ; dents latérales peu apparentes. Coquille très-allongée, transversalement assez arquée, d'un brun noirâtre; échancrure umboniale largement arrondie, non brusquement élevée; umbo placé très en arrière, non proéminent au delà de la courbure générale: bords supérieur et inférieur un peu arqués, parallèles : bords antérieur et postérieur régulièrement arrondis; nacrée à l’intérieur, avec une marge opaque blanchâtre ou livide : dents cardinales simples, petites : dents latérales très-imparfaites; celle de la valve droite avec seulement un petit sillon déprimé au lieu de la profonde fissure qu'on trouve ordinairement dans cette partie.

Observations. J'ai trouvé de nombreux exemplaires de cette espece aux chutes de l'Ohio, sur les rochers qui sont découverts pendant les basses eaux. Sa forme oblongue est quelque peu semblable à celle du Rectus, Lam., mais elle est beaucoup plus mince, plus largement arrondie en avant et plus comprimée, surtout à la partie antérieure. Ses dents la distinguent de toute autre espèce décrite jusqu'ici. Les coquilles ägées sont très-décortiquées et excoriées ; et dans quelques individus la ligne déprimée sur la dent latérale est à peine visible : cette espèce ne peut être prise pour une Alasmodonte, elle en diffère complètement à l'extérieur. M. Lesueur m'a offert un exemplaire trouvé dans le Wabash.

DELPHINULA.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille spirale, subdiscoïdale ou conique, ombiliquée ; tours rugueux foliacés ou anguleux sur la surface; ouverture orbiculaire, entière; lèvre lisse, souvent frangée ou garnie d’un péristome.

Observations. Linné rangeait les Laciniata et les Distorta, les seules espèces à lui connues, dans le genre Turbo à cause de l'ouverture arrondie ; mais Lamarck les à séparées, el avec un certain nombre de nouvelles espèces, principalement fossiles, 1l a formé

TH. SAY. 15 le genre dont nous occupons. Lamarck fait observer que les Dauphinules se rapprochent évidemment des Scalaires, et parmi ces dernières nous voyons aussi des espèces dont la spire est détachée et les tours séparés. Indépendamment des espèces ci-dessus mentionnées, Lamarck en donne une ou deux autres vivantes et environ dix fossiles. Defrance en compte trente espèces.

DELPHINULA LAXA.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Tours, séparés et distincts.

DELPHINULA LAXA, Nobis. Journ. Acad. nat. se., Vol. v, p. 207.

Coquille spirale, régulière, subovale, à peu près glabre, blanchâtre, avec des taches d'un jaune terne : tours arrondis, entièrement disjoints, diminuant rapidement jusqu'au sommet; une dépression dilatée, rugueuse, peu profonde, sur la ligne de l'ombilic : ouverture ovale orbiculaire, avec un bord aigu.

Observations. Cette coquille très-remarquable me fut envoyée pour l'examiner, par feu M. Stephen Elhott, de Charleston, qui en a trouvé un seul exemplaire dans l'île de Sullivan. Aussi doit-on la regarder comme très-rare.

A la première vue je fus porté à la classer dans le genre Vermetus, à cause de la separation des tours, et du sommet tronqué de la spire, mais un examen plus attentif me fit voir la dépression large et rugueuse analogue à celle qui existe dans l’ombilic de beaucoup de coquilles et me parut indiquer des rapports plus étroits avec les Dauphinules. Serait-ce une Natice monstrueuse, comme le Cornu de Born, est dit-on, une Helix aspersa, Mull., difforme, ou bien est-ce véritablement une Dauphinule ou un Cirrus ? Quoi qu'il en soit, je saisis la première occasion d'en offrir la figure à l'examen des naturalistes.

MELANIA.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUE. Coquille turriculée, plutôt épaisse, couverte d'un épiderme ; à spire généralement allongée ; ouverture ovale ou oblongue, plus longue que large, aiguë supérieurement; labrum simple, aigu, proéminent près de la base et plutôt abruptement contracté à sa jonction avec la base de la columelle, et non uni en haut du labium ; columelle sans plis, arquée vers la base; opercule corné, ombilic nul.

Observations. Avant que Lamarck ne vit la nécessité d'établir ce genre, quelques-unes des espèces qui le composent étaient diversement classées. Linné, Lister, Schrœter et d'autres, les considéraient comme appartenant au genre Helix ; Muller, aux genres Nerita et Buccinum, Bruguière, au genre Bulimus et Chemnitz rapportait une espèce aux Strombes. Le genre Melania diffère du genre Helix et des Lymnées, etc., parce qu'il a un Opercule comme les Paludines, les Ampullaires et les Valvées, et indépendamment d'au tres caractères différentiels, 1l peut être encore distingué de ces derniers genres par la désunion dans le haut des lèvres. Il a beaucoup de rapports avec les genres Melanopsis, Pirenaet Potamides, mais ceux-ci sont distinctement et sans équivoque émarginés à la base.

L'animal respire dans l’eau; il a un rostrum court conico-cylindrique, obtus; deux tentacules effilés, supportant les yeux à leur base externe; le pied court et obtus. Ces coquilles habitent l’eau douce, et se trouvent surtout dans les régions tropicales; mais un grand nombre d'espèces sont très-abondantes dans les rivières, les lacs et les ruisseaux des États-Unis. Aucune coquille vivante n'a été rencontrée en Europe, mais on en

n BIBLIOTHÈQUE CONCHYLIOLOGIQUE.

a trouvé plusieurs espèces fossiles de formation récente. Dans ce pays-c1 on ne connaît encore aucune espèce fossile. Lamarck a décrit seize espèces vivantes et douze fossiles ; mais Defrance en compte trente-six espèces.

MELANIA NUPERA.

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CARACTÈRES SPÉGIFIQUES. Une série de quatre ou plus de tubercules circulaires,

Coquille oblongue, subovale ; cinq tours, légèrement arrondis ; le dernier avec environ trois séries circulaires de granules ou tubercules assez égaux, équidistants, pas plus hauts que larges, occupant la partie supérieure de la surface; second tour avec deux séries seulement ; les autres tours avec des lignes peu élevées, longitudinales, souvent obsolètes, au lieu ‘de tubercules: spire excoriée vers le sommet; suture déprimée peu profondément; ouverture plus longue ou aussi longue que la spire ; sinus de l'angle supérieur profond ; labium concave, avec un calus près de l'angle supérieur : columelle avec un angle obtus, à peine proéminent au-dessus du commencement du sinus, qui est apparent: labrum non contracté supérieurement, ni fort allongé près de la base.

Observations. Cette espèce est commune dans la rivière de Wabash. La spire est presque invariablement décortiquée au point qu'il ne reste aucune trace des lignes longitudinales ; dans les coquilles jeunes seulement, les lignes sont distinctes et même dans celles-ci, elles sont quelquefois obsolètes ou manquent absolument. Le nombre des séries de tubercules est variable ; quelques individus n'en ayant qu'une et d’autres, rarement il est vrai, Jusqu'à cinq ou six.

MELANIA DEPYGIS.

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CARAGTÈRES sPÉGiFIQUES. Dernier tour jaunâtre avec deux lignes spirales, brunes, équidistantes.

Coquille oblongue, conique, ovale, peu épaisse ; spire aussi longue que l'ouverture, ou mème plus longue, souvent très-excoriée ; une ligne brune, large, spirale, près de la suture, occupant une grande partie de sa surface; cinq tours environ, à peine arrondis; suture assez déprimée ; dernier tour jaunâtre, avec deux lignes brunes spirales, à égale distance de la suture, de la base et l’une de l’autre; la supérieure plus large et plus droite que la courbure générale : ouverture ovale, aiguë en haut, assez dilatée : labium avec un dépôt calcaire, particulièrement dans le haut ; labrum non projeté près de la base, ni arqué près de sa Jonction avec le second tour : base régulièrement arrondie.

Observations. J'ai trouvé cette espèce en grande quantité sur les bas fonds rocailleux aux chutes de l'Ohio, où ces coquilles étaient laissées par-la rivière avec beaucoup d’autres. Dans les exemplaires âgés, la spire est très-excoriée et présente une surface blanche, irrégulière. La coquille varie peu dans sa couleur et j'en ai vu un petit nombre d'une couleur brune avec les bandes obsolètes.

LUTRARIA.

CaRAGTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille équivalve, inéquilatérale ; transversalement oblonvue, où subovale, bâillante aux extrémités, particulièrement à l'extrémité postérieure ; deux dents cardinales, dont l’une est pliée en forme de V, l'autre simple avec une large

DHMSANE 15 cavité deltoide située obliquement pres des dents; pas de dents latérales ; ligament interne, inséré dans les cavités cardinales, non visible lorsque la coquille est fermée ; deux impressions musculaires latérales, reculées, simples; impression du manteau jointe aux impressions musculaires et avant un sinus large et profond s'étendant à pres de la moitié de si longueur.

Observations. Lamarck séparait ce groupe des Mactres de Linné, et il en est essenüellement distinct par l'absence de dents latérales ainsi que par d'autres caractères moins évidents. L'animal a un large cylindre charnu contenant deux tubes, situés à l'extrémité postérieure, Le pied est petit et comprimé, placé à l'extrémité opposée, ou près d'elle.

C'est un genre littoral qui se trouve sur les bas fonds où près de l'embouchure des rivières. Blainville réunit ce genre au genre Ligula, Leach, sous le nom générique de Lutricola. Lamarck en décrit onze espèces vivantes et une fossile.

LUTRARIA LINEATA.

CARAGTÈRES SPÉCIFIQUES. Côté postérieur avec un bord mfléchi et une ligne carénée submarginale.

LurRARIA LINEATA. Nobis. Journ. Acad. nal. se., Vol. 1v, p. 310.

LUTRARIA PAPYRACEA ? Lam., anim. sans vertèbr., Vol. v, p. 470.

Coquille subovale transverse, blanchâtre, tentée de rouille ; hiatus postérieur ouvert ; hiatus antérieur n'offrant qu'une ligne et commençant sous l'échancrure de la charnière ; échancrure de la charnière rectiligne, applatie, oblongue, subcordiforme, valves inégalement ridées ; côté postérieur arrondi, plus court que le côté opposé, avec un bord infléchi, et une ligne submarginale carénée. Derrière le milieu du disque, et à quelque distance en avant de la ligne élevée, est une large bandelette de hgnes longitudinales à peine perceptibles; intérieur un peu ondulé, bord postérieur glabre, avec une ligne submargimale obtusément dentelée, correspondant à la carène extérieure.

Observations. La ligne élevée pres du côté postérieur et le bord postérieur infléchi sont très-caractéristiques, et distinguent cette espèce de toutes les autres, à part la figure 2 de la planche de lutraire du second volume de l'excellent ouvrage de M. Sowerby, (Gencera of recent and fossil shells.) L'extrémité postérieure de notre coquille est beaucoup plus courte que celle de la figure, pour laquelle il renvoie avec doute à la Papyracea de Lamarck; différence qui peut cependant être imputée à l'âge, la partie antérieure devenant plus allongée dans les coquilles adultes. Que notre espèce soit où non la même que celle de Lamarck, c'est ce que nous ne pouvons à présent décider, mais elle en est, sans aucun dote, très-voisine. Cependant elle ne s'accorde pas non plus avec la figure de l'Eneyel. méth., citée par Lamarck.

La Linealu n'est pas rare sur les côtes du Sud, particulièrement sur celle de la Géorgie et de la Floride orientale, mais nous ne l'avons pas encore trouvée dans le Nord, à la hauteur de New-Jersey.

PALUDINA.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille fluviatile, conique, subovale, couverte d'un épi derme ; spire moyenne; tours convexes; ouverture plus longue que large, anguleuse supérieurement, arrondie à la base; labrum simple, aigu, unit au dela de l'extrémité

du labium ; labium arqué; opercule corné ou coriace, suborbiculaire, un peu anguleux à la partie supérieure.

Observations. Les espèces de ce genre étaient étrangement séparées les unes des au tres par les anciens auteurs et rapportées aux genres Helix, Turbo, Bulimus, Nerila et Cyclostoma; mais Lamarck les a réunies sous le nom générique actuel, et elles forment maintenant un groupe naturel.

On peut les distinguer des Cyclostomes par le labrum simple, ainsi que par d'autres caractères de la coquille et de l'animal : des Melanies par la simple courbure du labrum à la base, et des Valvées par la forme de l'ouverture qui, dans ce genre, n'est pas anguieuse à la partie supérieure.

L'animal a deux tentacules linéaires aigus, avec des veux à leur base externe ; la partie antérieure du corps a une petite aile membraneuse de chaque côté : celle de droite est recourbée en un petit canal, qui sert au pas-age de l’eau pour la respiration; les branchies sont composées de filaments qui sont attachés aux côtés de la cavité branchiale, et sont tout à fait internes, caractère qui les distingue de l’animal des valvées. Ces coquilles habitent l'eau douce et sont très-communes dans presque tous nos lacs et nos rivières. Comme elles respirent dans l'eau, elles n'habitent pas aussi constamment près des bords que les Lymnées, qui ne respirent qu'à l'air. Comme elles, un grand nombre des espèces, sinon toutes, ont la faculté de nager à la surface dans une position renversée, le pied étant tourné vers la surface et la coquille dirigée en bas. Lamarck décrit sept espèces vivantes et Defrance cinq espèces fossiles.

PALUDINA DECISA.

Pire D ibAIC:

UARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Ouverture ayant plus de moitié de la longueur de la coquille, d'un blanc-bleuâtre à l'intérieur.

COCHLEA VIRGINIANA Ë FLAVA VIRIDESCENS, NON FASCIATA. Lister, Conch., tab. 427, fig. 27. — Petiver, Gazophyl., tab. 106, fig. 18.

PALUDINA DECISA. Nobis. Nicholson's encycl. (Amer. edition) article conchology, pl. 11, fig. 6.

Coquille subconique ovale, en olive, généralement tronquée au sommet; cinq tours, ridés en travers et ornés de petites stries distantes ; suture profondément déprimée et apparente; ouverture subovale, de plus de moitié de la longueur de la coquille ; intérieur blanc-bleuâtre ; opercule élevé sur le disque, concentriquement strié, coriace.

Animal avec le pied large se dilatant tout à coup un peu de chaque côté et tronqué en avant; pied livide, maculé de taches de couleur orangée, irrégulières, beaucoup plus petites inférieurement ; tête et tentacules de la même couleur; les yeux sur un point proéminent à la base externe des tentacules.

Observations. La coquille jeune ressemble à la Subcarinata, Nob., Nichol. Enc., mais les tours sont dépourvus de ligne élevée, la suture n’est pas si profonde et l'ouverture est étroite dans le haut. J'ai trouvé l'animal (vivipare) en octobre ; la jeune coquille avait alors trois tours complets, qui étaient striés en spirale. L'espèce est trèscommune dans diverses parties de l'Union. Dillwin nous apprend que Muller et d’autres ont incorrectement cité la figure de Lister pour leur Helix angularis.

PALUDINA VIVIPARA.

PI. 11, fig. 5,5 a.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Environ trois bandes en spirale d'un brun-rougeätre.

COCHLEA VIVIPARA FASCIATA. FLUVIATILIS. Lister, Conch., tab. 126, fig. 26.

HELIx vivipara. Linn., Gmel, etc.

NERITA viviPARA. Muller, Verm., p. 182.

CYcLosToMA vivipARA. Draparn., pl. 1, fig. 16.

LA viviparEe à bandes. Geoff., Cuvier.

PALUDINA vivipaRA. Lam., Anim. sans verlèbr., vol. 6, 2e partie, p.173. Nobis, Micholsons Enc.

Coquille subconique, avec environ cinq tours arrondis; suture déprimée; couleur olive, plus ou moins päle, avec trois bandes d'un brun-rouge, celle du milieu généralement plus petite, spire avec seulement deux bandes; ouverture suborbiculaire.

Observations. Cette coquille paraît être une des nombreuses espèces qui sont communes à l'Amérique du nord et à l'Europe. Et quoique les exemplaires des deux continents différent un peu, cependant cette différence est assez légère pour n'être pas spécifique. Cuvier remarque que la femelle produit des petits vivants, que l’on trouve dans ses oviductes au printemps, à tous les degrés de développement. Spallanzani nous assure que les petits, pris au moment de leur naissance et nourris séparément, se reproduisent sans fécondation, comme ceux de l'Aphis. Les mâles sont à peu près aussi communs que les femelles ; leur organe générateur est externe, et contracté, comme dans l’'Helix, dans une ouverture percée dans le tentacule droit, ce qui fait paraître ce tentacule plus large que l’autre; c'est à ce caractère qu'on reconnait facilement le màle. La vivipara est beaucoup moins commune que la Decisa, et semble se trouver plus habituellement dans la partie méridionale de l'Union. M. Elliott de Charleston m'a envoyé deux exemplaires des bas-fonds de la rivière Saint-Jean, dans la Floride, et le capitaine Leconte m'en a offert un, trouvé par lui au lac Ceorge, près de la même rivière.

ANODONTA.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille équivalve, inéquilatérale, transverse, régulière ; bord de charnière linéaire, sans dents, ayant un sinus en avant; ligament externe, allongé, s'insérant dans le sinus antérieur; deux impressions musculaires, distantes, une postérieure composée.

Observations. Ce sont des coquilles, le plus souvent de grande dimension; elles se trouvent dans les ruisseaux d’eau douce et les lacs. Elles sont en général nacrées à l'intérieur et verdâtres extérieurement. Quoique les genres Anodonta et Unio soient étroitement liés l'un à l’autre, cependant les espèces ont été positivement séparées par Linné, qui a classé celles du genre anodonte avec les moules, tandis qu'il a réuni les mulelles aux myes ; mais une classification si artificielle ne pouvait échapper à Bruguières. Il s’apercut de leurs rapports, et les groupa sous les dénominations ci-dessus mentionnées. Plusieurs autres genres ont été formés par des naturalistes modernes, comme se distinguant de celui dont nous parlons, par l'existence de dents ou cardinales ou lamellaires, à l'exception cependant du genre Iridina de Lamarck, qui a une charnière allongée, linéaire, crénelée, et qui a été rangé par Bruguières parmi les Anodontes, auxquelles, en effet, ilse rattache intimement par l'fr. nilotica: Férussac, dans ses Tableaux

systématiques, a divisé toute cette famille en quatre genres, qui sont: Anodonta, Hyria. Unio et Castalia. Sowerby a proposé depuis de conserver le genre Unio seulement, et, comme Férussac l'avait déjà fait, de considérer les autres genres comme des sous genres. Blainville décrit l'animal à peu près ainsi : corps large, épais, plus ou moins oval; manteau épais sur le bord, simple ou frangé, et excepté sur le dos, ouvert tout autour ; anus oval, distinct; une sorte de petit tube incomplet, garni de deux rangs de cirrhes pour la respiration ; pied très-large, comprimé, lamelliforme.

Les principaux naturalistes et anatomistes ont été décidément d'avis que les animaux de cette famille étaient hermaphrodites ; mais M. Prévost de Genève affirme qu'il a observé dans quelques individus de l'Unio piclorum l'existence d’animalcules spermatiques qu'il ne pouvait découvrir dans ceux qui contenaient des œufs, et il concluait que les sexes étaient distincts. Cela conduisit Blainville à un nouvel examen du sujet, il disséqua environ quarante individus des genres Unio et Anodonta, sans découvrir d'indications qui pussent l’'amener à supposer l'existence du sexe mâle ; néanmoins il continue à douter, et nous penchons fort à croire avec Férussac que Prévost peut avoir raison, mais qu'un plus grand nombre d'observations et d'observateurs sont nécessaires pour déterminer d'une manière complète ce point encore en litige, malgré les travaux de Baer sur ce sujet. Treviranus a fait aussi quelques intéressantes observations, et en a rendu compte dans le Zeitsch. fur physiol., en 1824. I était d'avis que le même organe produisait et les œufs et le fluide fécondant. Il remarque cependant qu'il a trouvé, dans la saison où ces animaux pondent leurs œufs, un grand nombre d’entre eux, qui en étaient entièrement dépourvus.

Quelques naturalistes ont proposé de désigner ce genre sous le nom d’Anodon, comme étant plus rigoureusement correct.

ANODONTA SUBORBICULATA.

Plur, fs ha;

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Suborbiculaire, un peu ailée.

Ovale orbiculaire; plutôt comprimée ; d'une couleur olive pèle teintée de fauve, avec des rayons verdàtres peu marqués, très-fins, presque capillaires, et très-nombreux ; quelquefois avec des bandes jaunâtres plus ou moins distinctes, transversales, vers la base; crochets peu élevés au-dessus de la surface générale avec deux ou trois rangs de très-petits tubercules ; bord de la charmère à peu près rectiligne, comprimé en arrière, et presque ailé en avant; ligament caché, particulièrement dans le jeune âge ; bord postérieur arrondi ; bord antérieur un peu proéminent, à angle obtus ; bord de la base très-arqué ; intérieur ondulé presque aussi distinctement que l'extérieur; d'un bleu clair varié de couleur de chair pâle, et un peu irisé antérieurement et postérieurement ; impressions assez distinctes. Longueur environ quatre pouces. Largeur cinq pouces et trois dixièmes. Convexité à peu près un pouce trois quarts.

Grande et belle espèce. Il y a quelque temps M. O. Evans a obtenu un individu que je voulais publier comme nouveau, mais j'ai hésité parce que ce pouvait bien être un jeune âge d'une variété éloignée de l'A. grandis, Nob.; mais ayant depuis recu de M. Evans des exemplaires adultes et complets, j'ai reconnu que cette coquille était constamment plus longue, plus arrondie, beaucoup plus comprimée et d'un aspect différent. On la trouve dans les étangs, près de la rivière Wabash, mais rarement ou jamais dans la rivière même; car elle préfère une eau tranquille et un fond vaseux. Dans sa forme, elle est plus près d'être orbiculaire qu'aucune autre espèce que nous ayons vue décrite.

Un conchyliologiste américain est d'avis que tous nos Anodontes peuvent se rapporter

à une seule espèce; mais nous pensons que celle dont il est ici question n'est pas plus susceptible d'être réunie aux cataracta et marginata, Nob., pour ne pas parler des espèces plus allongées, que les différentes espèces d'Unio ne peuvent être considérées comme identiques à l'U. picta. Lamarck.

NUCULA.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille transverse, équivalve, méquilatérale; sommets contigus ; charnière avec une cavité principale plus ou moins triangulaire pour recevoir le ligament, et, de chaque côté, une série de dents petites, nombreuses, pectinées, interrompues au sommet par la cavité ; ligament interne très-court, inséré dans la cavité, deux impressions musculaires simples.

Observations. Genre voisin des arches, pétoncles, cucullées et trigonies, mais bien distinct par son ligament interne ; ce qui, ainsi que l'a remarqué Sowerby, prouvele rapport de ces coquilles avec les Hactracées. On en connaît beaucoup d'espèces. Lamarck en a décrit six vivantes et autant de fossiles; Sowerby quatre fossiles et une vivante; Defrance compte douze espèces fossiles , et nous avons fait connaître deux espèces vivantes et deux fossiles. De toutes ces espèces, la Tellinoides, Sowerby, et la Lanceolata, Lam., paraissent être les plus grandes. Les animaux qui habitent ces coquilles sont ainsi décrits par Blainville ; manteau ouvert dans sa moitié inférieure seulement, le bord supérieur dentelé dans toutesa longueur, sans prolongement postérieur ; pied très-grand, mince à son origine, dilaté en un large disque oval, dont les bords sont garnis de digitations tentaculaires ; appendices buccaux antérieurs très-longs, roides, en pointe, et appliqués l’un contre l'autre comme une sorte de mâchoire, les postérieurs également roides, et verticaux.

NUCULA LIMATULA.

Lorie? ras 2h:

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Oblongue-ovale, rostrée, transparente ; crochets subcentriques, non élevés ; bord entier.

Coquille transversalement allongée, subovale, d'un vert olive, à peu près transparente, lisse, polie, avec de légères stries d'accroissement; crochets ne dépassant pas la courbe du bord cardinal qui est déprimé en avant; rectiligne à peu près jusqu’à l'extrémité qui est un peu recourbée, obtuse, arquée postérieurement; bord postérieur régulièrement arrondi ; bord antérieur un peu rostré non tronqué ; intérieur un peu nacré ; bord entier ; ligne des dents interrompue et anguleuse à la fossette, s'étendant à plus des deux tiers de la coquille, rectiligne en avantet en arrière ; dents proéminentes, nombreuses, aiguës, très-anguleuses à leur base et plus longues que ces bases ne sont larges; fossette triangulaire, courte, plutôt petite, et un peu oblique.

Observations. Cette jolie espèce m'a été offerte par M. Nuttal; elle avait été retirée de l'estomac d'un poisson à Nahant, Massachussets.

Elle ressemble à la N. Fluviatilis, Schræter et à la N. Rostrala, Montagn, mais le rostrum n'est pas tronqué, et le crochet est plus central que dans ces espèces. Elle est encore plus voisine de la N. Lœvis.Nob., mais elle est proportionnellement un peu plus longue, et dans cette espèce la série postérieure des dents est un peu arquée et le bord de la charmère, comprimé antérieurement, s'étend jusqu'à l'extrémité. Je dois dire pourtant que je n'ai vu qu'un seul exemplaire et qu'une seule valve de cette coquille. La N. Arclica, Gray, à laquelle on pourrait supposer que celle-ci ressemble, est, dit-on, posticè brevi, oblique truncata.

Pour comparaison, j'emprunte au Journal de l'Académie des Sciences naturelles, la description et la figure suivantes de la N. Lœvis ainsi que celles d'une espèce fossile plus petite et tout à fait distincte.

NUCULA LÆVIS.

Plur, is d.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Transversalement allongée, subovale, rostrée, à peu près lisse.

Nucuza Lævis, Nobis. Journ. Acad. nat. se., vol. 4, p. 141.

Coquille comprimée, mince, fragile, polie, lisse, assez ridée vers la base : crochets à peu près au centre, un peu proéminents au delà du bord cardinal, arrondis, rapprochés ; série de dents, subrectiligne un peu arquée en arrière ; dents proéminentes : bord cardinal débordant la saillie des crochets en avant et en arrière, déprimé, la dépression antérieure s'étendant depuis les crochets jusqu'à l'extrémité ; bord postérieur arrondi : bord antérieur un peu rostré, le bord cardinal antérieur rectiligne très-peu infléchi à l'extrémité; marge intérieure simple.

Longueur environ un demi-pouce ; largeur environ un pouce.

Cette coquille peut être comparée à la N. Pellucida, Gmel., mais elle est plus courte en proportion de sa largeur, et les crochets sont plus près du centre ; ils sont aussi plus proéminents que dans la Limatula, et la base est plus arquée. Elle a été trouvée à l'état de fossile par M. John Finch, dans le Maryland.

NUCULA CONCENTRICA.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Transversalement allongée, subovale, rostrée; à stries concentriques.

NUCULA CONGENTRICA, Nobis. Journ. Acad. nat. sce., vol. 4, p. 441, pl. x, fig. 6.

Coquille convexe : rostrum considérablement rétréci vers la ponte : surface concentriquement striée par de nombreuses lignes régulières, équidistantes, arrondies ; crochets plutôt derrière le milieu, bord cardinal un peu concave ; série de dents faisant un angle avec les crochets.

Observations. La surface régulièrement striée donne à cette coquille un très-joh aspect. Dans la figure que nous en donnons, elle a quelque ressemblance avec la Rostrala.

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