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Pyrules des rapports semblables à ceux des Fascioliares avec les fuseaux. En effet, nous les aurions plus volontiers rapportées aux Fasciolaires qu'aux Pyrules, quoiqu'il n'existe qu'un pli sur la columelle, au lieu de deux ou trois.
Les ovaires consistent en une longue série de follicules on disques ovalaires, parallèles, peu épais, attachés d’un côté à un fil; chacun de ces disques contient de nombreux petits dont la coquille est très-visible et mème assez consistante. Ces ovaires sont très-abondants sur nos côtes; ils offrent, à la longue, un trou arrondi sur le bord du follicule, opposé au cordon, trou par lequel s'échappent les jeunes coquilles. Tous ces détails sont très-bien représentés par Lister, dans sa Conchyliologie, planches 879 et 881.
FULGUR PYRULOIDES.
PI. var. Fig. 1, 4 a.
CARACTÈRES SPÉGIFIQUES. Jaunâtre pâle ou blanche, avec des lignes rousses élargies, interrompues dans le milieu ; suture canaliculée. Seba, Mus. vol. 3, pl. 68, fig. 19, 20. — List., Conch. pl. 877. — Martini, Conch. 3, {. 661, f. 736, 737 (Lam.) — Encycl. méth. pl. 433, f. 2, a. b. (Lam.)
BuLLA ricus, var. B. Gmel.
FuLGur PYRULOIDES, Nob. Journ. Acad. nat. sc. vol. 2, p. 237.
PYRULA sPIRATA, Lam. Anim. sans vert. vol. 7, p. 142.
BuLLA pyruM, Dillwyn, ed. Lister Conch. Index, p. 39.
Coquille remarquablement pyriforme, sans armature, marquée longitudinalement de lignes irrégulières, élargies et de couleur rouille-foncé, sur un fond jaunâtre ou blanc, interrompues ou effacées dans le milieu par une bande spirale plus pâle, plus distincte dans la jeune coquille ; de très-nombreuses lignes spirales, peu élevées, alternativement un peu plus larges vers la base de la coquille, plus distantes et distinctement ondulées ; spire extrêmement déprimée : tours aplatis en haut, l'angle aigu, sans saillies, devenant plus ou moins obtus et même arrondi dans les coquilles adultes; suture profondément canaliculée ; labrum rejoignant graduellement le canal, qui est plutôt long.
Observations. Par sa forme générale, cette espèce ressemble certainement aux vraies pyrules plus qu'aucune des autres espèces de nos côtes; mais la rainure sur le labium la distingue facilement. J'ai confondu autrefois les jeunes coquilles avec celles du F. canaliculata, Linn., auxquelles elles ressemblent beaucoup par la forme, par la suture canaliculée et par les stries de la spire; mais elles en diffèrent en ce qu'elles ont une spire beaucoup moins élevée, elles sont entièrement privées, soit d'épines, soit de tubercules, sur l'angle des tours, et elles sont marquées de lignes de couleur. Par ce dernier caractère, elles approchent du F. perversus, Linn., mais on ne les confondra pas avec cette espèce. À mesure que la coquille se développe, le bord aigu du sommet déprimé des tours devient obtus, et dans la coquille adulte, il est à peu près effacé ; et dans ce dernier état, la courbure presque régulière du tour est très-semblable à celle des Pyrules.
Les figures de Seba, ci-dessus citées, appartiennent probablement à cette espèce ; elles la représentent certainement très-bien, telle qu'elle se montre dans le jeune âge.
Lamarck ne connaissait pas le pays natal de sa P. spirata, dont il a publié la description en août 4822, ce qui donne la priorité à la pyruloides, celle-ci ayant été publiée en juillet de la même année, douze mois après la lecture à l'Académie. Elle habite nos côtes méridionales, et je ne l'ai jamais trouvée au nord aussi loin que New- Jersey.
GLANDINA.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille subturriculée, oblongue-subovale, un peu fragile; terrestre, univalve ; face antérieure de la coquille atténuée graduellement jusqu'a la base de la columelle ; ouverture simple, plutôt étroite, à peu près longitudinale ; labium simple, un peu ondulé; columelle courbée, tronquée à la base.
Observations. Les conchyliologistes différent beaucoup pour le classement de ce petit groupe de coquilles. Chemnitz les rapporte aux genres Bulla et Buccinum ; Gmelin et Dillwyn aux genres Bulla, Helix et Voluta, et le premier a même placé une espèce avec les Strombes; Bruguière les rapporte aux Bulimes, Blainville et Sowerby aux Achatines, et Férussac à un sous-genre des Hélices. Montfort, qui, pour l'époque où il écrivait, formait des genres avec profusion, fut le premier à séparer ce groupe de tous les autres. Il le distingua par le nom de Polyphemus, que nous regrettons de ne pouvoir pas conserver, Car il a été appliqué par Muller à un genre d'animaux crustacés, et il est encore en usage. C’est à Schumacher que nous sommes redevables du seul nom générique contre lequel nous ne trouvons aucune objection. En ce qui concerne les caractères de la coquille, on ne peut pas douter qu'elle ne soit très-voisine du genre Achatina, et malgré la différence qui existe réellement dans l'aspect général, dans le labium et la columelle, on pourrait les réunir si l'animal ne présentait des caractères qui ne peuvent autoriser cette réunion. Férussac était pénétré de ces distinctions, et après avoir extrait ce que nous avons déjà publié relativement aux caractères de l’animal, il dit: « Si-cependant on les reconnaît dans toutes les autres espèces du groupe auquel elles appartiennent, on devra en faire un genre à part, où l'aiguillette et quelques-unes des espèces analogues, que nous y réunissons, entreront par l'influence des rapports généraux de leur coquille ; » et : «de toutes les espèces que nous réunissons dans les hélices, aucunes, sans doute, n'offrent des caractères de dissemblance aussi prononcés. »
Ayant par malheur égaré un dessin de l'animal, fait pendant un voyage dans la Floride, je ne puis que répéter maintenant la description que J'ai pubhée dans l'édition de Mitchell Nicholson’s Encyclopedia. Animal allongé, une fois plus long que la coquille, granulé; quatre tentacules, les supérieurs ocalifères, abruptement infléchis à l'extrémité ; lèvres sous les tentacules, allongées, palpiformes, presque aussi longues que les tentacules supérieurs, rétractiles, généralement plus ou moins recourbées, comprimées, atténuées aiguës au bout, et laissant un intervalle considérable entre leurs bases proéminentes. Lorsque l'animal est en mouvement, les lèvres allongées sont emplovées par lui comme des tentacules, pour éclairer sa marche.
GLANDINA TRUNCATA.
PL: vi, fig. 2, 2 a.
CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Coquille rose pâle, immaculée, devenant plus pâle vers l'ouverture.
BUCcINUM STRIATUM. Chemnitz, 1x, t. 120, fig. 1,028, 1,029 (Férussac).
BuLLA TRUNCATA. Gmelin, Dillwyn, (Férussac).
PoLyPHEMUS GLANS. Nob , Nicholson’'s Encycl.
HELIX ROSEA. Férussac.
E FLUMINE QUODAM CAROLINÆ. Lister, Conch. 1,059, fig. 4.
Coquille d’un brun-rougeñtre pâle, ou légèrement teintée de rose souvent très-fonce
sur la spire, devenant graduellement plus pâle vers l'ouverture; spire plutôt proéminente, quelque peu mamillaire à l'extrémité ; cinq ou six tours très-distinctement striés ; deux ou trois tours à l’apex, presque sans stries; suture bien définie, irrégulièrement crénelée; columelle positivement recourbée.
Observations. Lorsque j'étais dans les îles de Géorgie et dans la Floride avec M. Maclure, nous trouvàmes cette espèce en grande abondance dans les endroits marécageux immédiatement derrière les sables élevés des côtes. Dans la Floride elles se rencontraient aussi sur des escarpements élevés formés de coquilles d'huîtres, appelées hammocks, et généralement dans les mêmes localités que la succinea campestris, Nob.; sur ces élévations, elles étaient généralement petites, transparentes et fragiles, et nous avons observé qu'elles n’atteignaient leur plus grand développement que dans Îles lieux bas et marécageux. M. Elliott, de Charleston, Caroline du sud, m'a offert, depuis, des exemplaires vivants des environs de cette ville, où, m'a-tl dit, ils ne sont pas très-abondants. Ces animaux refusaient toute la nourriture végétale que j'ai pu leur procurer (en décembre), mais l’un d'eux dévora l'animal d'un Helix qui était dans le vase qui les contenait. La figure de Lister ci-dessus citée, est indiquée par Férussac dans son Tab. syst., p.67, et il y renvoie avec doute pour son ÆHelixr goniostoma.
Dans la collection de Lesueur se trouvent des exemplaires qu'il a trouvés à Saint- Francisville sur le Mississipi, et M. Titian Peale en a trouvé sur les keys de la Floride. De sorte que, prenant en considération les localités mentionnées plus haut, cette coquille paraît se rencontrer sur toute la région d’alluvion, depuis au moins le milieu de la Caroline du sud jusqu'au Mississipi et peut-être même encore plus loin vers le sud.
Dans l'édition américaine de l'Encyclopédie de Nicholson, j'ai publié une notice sur cette espèce, sous le nom de Polyphemus ylans. avais supposé que c'était l'espèce dont il est question, sur ce que Montfort dit qu'elle vit dans l'intérieur de la Louisiane. Mais Férussac pense que notre coquille n’est pasle glans de Bruguière, qui ne se trouve pas dans la Louisiane, mais à Saint-Domingue. Dans ses observations genérales, aussi bien que dans une lettre qu'il m'a écrite, il dit que c’est le Buccinum striatum de Chemnitz, et le Bulimus striatus de Bruguière; tandis que dans son énumération des espèces, il rejette le nom de striatus, et donne ces deux synonymes à deux espèces distinctes, auxquelles il fixe de nouveaux noms. Je pense, cependant, que ce nom ne peut pas, sur l'autorité de Muller, d’après qui Bruguière l'a adopté, être applique à notre espèce, en tant qu'il le rapportait aux espèces de l'Amérique du Sud. Comme ce n'est, par conséquent, ni le glans, ni le striala, j'adopte le nom appliqué par Gmelin, et que je dois aux synonymes recueillis par Férussac, me reposant entièrement dans cette occasion sur son exactitude et les occasions qu'il a eues pour comparer, tandis que dans ma propre opinion, et sans l'appui de cette autorité, j'hésiterais à y renvoyer.
ALASMODONTA.
CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille non adhérente; transversale, équivalve, inéquilatérale; dents cardinales, une dans chaque valve, irrégulières, simples et divisées; sans dents latérales ; impressions musculaires, deux principales ; ligament externe composé, impression palléale entière, unissant les deux impressions musculaires.
Observations. J'ai établi ce genre pour plusieurs espèces de bivalves fluviatiles qui par leurs caractères ne peuvent se classer ni dans le genre Unio, ni dans le genre Anodonta. Lamarck a placé quelques espèces de ce genre dans son genre Unio, malgré son caractère de dents latérales allongées, comprimées, se prolongeant sous le corselet.
Blainville, dans son Manuel, l'a considéré comme un sous-genre anodonta, avec l'Iridina de Lamarck, et le Dipsas de Leach.
Cuvier, dans la première édition de son règne animal, réunit tous les genres de cette famille parmi les Anodontes et les Mulettes; et il est imité dans cette classification par quelques autres naturalistes, d'après le principe qu'en groupant les espèces on détruit les genres. Ils paraissent oublier que le mème principe réduirait ces deux genres à un seul, et en fait, éliminerait une grande partie de ces groupes, dans toutes les branches des sciences naturelles.
Quatre noms différents ont été employés par autant d'écrivains pour désigner ce genre ; Leach l'a appelé Damaris; un autre nom, suivant Swainson, lui à été donné par le docteur Turton; et un troisième, celui de Margaritaria*, par M. Schumacher. L'A. margurilifera de Linné a été ramené à tous ces noms génériques, par leurs auteurs respectifs, qui ne paraissent avoir eu connaissance d'aucune des différentes espèces qui habitent nos EAUX.
Ceux qui changent l'orthographe d'anodonta en anodon, écriront par la même raison le nom du genre présent alasmodon. Un auteur l'écrit alasmidonta et Blainville en fait sans abréviation, alasmisodonta.
Mais ceux qui prennent sur eux de rejeter des genres pour cette famille doivent revenir, pour être conséquents avec eux-mêmes, aux principes émis par Férussac dans son Essai d'une méthode conchyliologique, publié en 1807. Il renferme toutes les naïades dans le genre Unio, et les autres parties de son système répondent à cette manière de voir. M. Sowerby, dans le Zool. journal, 1824, a fait la mème proposition, quoique dans ses Genera il conserve les Anodonta, les Iridina et les Hyria, ainsi que beaucoup de genres dans d'autres familles, que les mêmes principes de classification sembleraient exclure. Cependant Férussac, dans ses Tableaux syst., 1822, a conclu à l'admission de quatre genres, qui sont: Anodonta, Hyria, Unio et Castalia.
ALASMODONTA CONFRAGOSA.
PI. van, fig. 4, À a.
CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Disques avec de courtes ondulations obliques et les crochets tuberculeux.
ALASMODONTA CONFRAGOSA. Nobis. Disseminator of useful knowledge, vol. 2, p. 339,
Coquille transversalement subovale, très-foncée ou noirâtre; disque convexe, avec des ondulations obliques , irrégulières, courtes, non dirigées vers les crochets, et des lignes nombreuses, plus ou moins raccourcies , assez élevées, partant de l'umbo , atténues vers la base, les antérieures écartées vers le bord cardinal; crochets avec une rainure et une double série de trois au quatre tubercules ; lunule, ou cavité des ligaments de la charnière, un peu arquée; intérieur blanc, bordé de blanc opaque ou violace.
Observations. Cette espèce fut trouvée pour la première fois par M. O. Evans, dans un courant latéral du Wabash, appelé la rivière de Fox; plusieurs exemplaires ont été obtenus depuis, mais l'espèce est assez rare. Les dents ressemblent à celles de l'A. rugosa, Barnes, mais elles sont bien moins proéminentes. Un coup d'œil superficiel pourrait plutôt la faire confondre avec l’Unio plicatus, Nob.
Les crochets tuberculeux sont en quelque sorte semblables à ceux de la fig. 9, pl. eexzvin, de l'Encyclopédie méthodique, mais cette figure a les dents lamelliformes.
1 Essai d’un nouveau système des habitations des vers testacés, 1817. L’antériorité de cette date m’ergagerait à adopter le nom donné par cet auteur ; mais il paraît que l’ouvrage n’a été publié que plusieurs années après son impression, 1] n’a pas été connu des naturalistes de ce pays, d'Allemagne et d'Angleterre avant l’année 1824.
TH. SAY. 51 Le plus grand spécimen que j'aie vu porte trois pouces et demi de longueur, sur cinq et six dixièmes de largeur, et deux pouces et demi de convexité; à certain jour oblique réfléchi, la surface présente une teinte vert foncé.
J'ai reçu récemment plusieurs spécimens de M. Barabino, de la Nouvelle-Orléans, qui les avait recueillis dans les environs de cette ville, où ils sont probablement assez com-muns. Il ne m'a pas précisé la localité, mais je présume que ce doit être dans les eaux dormantes, derrière la ville, et non dans le Mississipi.
UNIO PHASEOLUS.
Plane te 29% 5 4 ne 6:
CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Umbo comprimé ; base cardinale très-épaisse ; dent latérale courte; surface rayée; crochets simples.
Uxio puasEoLus. Hildreth. Journal of science, vol. 14, p. 283. Short and Eaten, Transylvania journ. of medicine, for february 1831.
Uxio cuxEATUS. Var. Barnes. (Vote to Hildreth's essay).
UNIO PLANULATUS. Lea, Trans. American philos. soc. N. S., vol. 3, pl. 1x, p. 43.
Coquille transversalement oblongue, ovale, épaisse; surface brun-jaunâtre avec plusieurs rayons larges, qui sont souvent interrompus par les grosses stries d’accroissement, de manière à former des taches; disque et umbo comprimés; crochets simples ou non ondulés, non élevés, cavité des ligaments de la charnière où lunule ovaleaiguë ; ligament non élevé : intérieur blanc, un peu obtus; base cardinale très-épaisse avec un espace considérable aplati entre les dents cardinales et les latérales; dents cardinales plutôt petites, droites; dents latérales très-courtes, obliques et très-épaisses ; impression musculaire antérieure immédiatement à l'extrémité des dents latérales.
Observations. Il existe une frappante analogie entre cette coquille, le Cuneatus et le Gibbosus de Barnes ; ce dernier cependant est quelque peu plus mince, les dents cardinales sont plus larges, les dents latérales plus longues et les crochets ondulés.
Dans une note sur la description du Phaseolus du docteur Hildreth, Barnes dit que c'est une variété blanche du Cuneatus, et il faut avouer qu'il existe une grande ressemblance entre quelques-unes de leurs variétés. Mais la dernière espèce diffère en ce que la base cardinale est beaucoup moins dilatée; en ce qu'elle a la petite impression musculaire antérieure située immédiatement sous l'extrémité des dents lamelliformes ; en ce que la lunule antérieure est beaucoup plus déprimée, avec des lignes médiocrement élevées croisant les rides.
La coquille jeune ressemble exactement, dans sa forme extérieure, à la forme indiquée par Barnes pour son Mucronatus etse rapporte mieux au Cunealus qu'à aucune autre espèce, certes beaucoup mieux qu'au Gibbosus, d'autant qu'il est dit que le Mucronatus est tirant sur le pourpré vers le bord et blanchâtre au centre, tandis que le Gibbosus est plus communément blanchâtre sur le bord que dans le centre; et la lunule antérieure longue, distincte avec un sillon marginal du Mucronalus, s'accorde avec le Cunealus, mais nullement avec le Gibbosus.
Cette espèce se trouve en abondance dans le Wabash, et aussi probablement dans la plupart des plus grands courants tributaires de l'Ohio.
Les ovaires, lorsqu'ils sort gonflés par les œufs, présentent une série de tubes qui, étant séchés et vus au microscope, paraissent granulés ; ces tubes sont d’un jaune sale, avec un petit nombre de taches noirâtres près de leur extrémité; outre ces taches il va une bande jaune, l'extrémité elle-même étant d'un rouge de sang éclatant.
Les figures accessoires représentent les ovaires branchiaux ; celle du milieu, la vue la-
térale d'une portion, de grandeur naturelle, gonflée par les œufs; à droite sont repré sentés les sommets des tubes dont cet organe est composé : à gauche sont deux des tubes
grossIs.
UNIO TETRALASMUS.
Plx, fe 17 23.
CARACTERES SPÉCIFIQUES. Transversalement allongée; deux dents latérales dans chaque valve.
Coquille transversalement oblongue-elliptique; plutôt mince, modérément convexe, crochets peu élevés, excoriés; bord cardinal parallèle au bord basal, subrectiligne : bord postérieur régulièrement arrondi; échancrure antérieure avec deux lignes distinctes, bord antérieur déclinant par une ligne oblique, rectiligne de l'extrémité du bord cardinal à l'extrémité rostrée; bord basal subrectiligne : cavité des ligaments de la charnière (lunule) très-peu sensible; échancrure umboniale non proéminente; intérieur blanc, irisé antérieurement et sur le bord ; nombreuses lignes longitudinales fines, légèrement imprimées ; impression palléale non dentelée, courbée au delà de l'impression musculaire antérieure; impression musculaire accessoire antérieure très-large, séparée : dents cardinales transversalement longues, minces, très-obliques ; dents latérales distantes des dents cardinales, deux dans chaque valve, également proéminentes dans les deux valves.
Observations. C'est à M. Lesueur que j'ai dû la facilité d'examiner cette espèce ; il l'avait trouvée dans Bayou-Saint-Jean, près de la Nouvelle-Orléans. On la distingue facilement de toute autre espèce.
UNIO DEHISCENS.
Pix he 758 9.
CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Antérieurement bi-émarginée , dents obsolètes.
Uxro peniscENs. Nobis. Disseminatlor of useful knowledge, vol. 11, p. 308.
Antérieurement très-allongée, mince, plutôt comprimée, polie, d'un vert jaunàtrepâle ou brunâtre, avec des rayons un peu interrompus, plus ou moins larges, composés, et s’effaçant sur les individus âgés; antérieurement bâillante, ainsi qu'au bord inférieur et postérieur à peu près jusqu'au milieu de la base; une ligne assez distincte sur le sous-bord cardinal antérieur, s'étend jusqu'au bord antérieur, qui est émarginé à la fois au-dessus et au-dessous de cette ligne, et subanguleux à l'extrémité, bord postérieur arrondi, s'étendant beaucoup au delà des crochets ; umbo et crochets non proéminents, avec de légères ondulations en arrière; dents primaires consistant en un angle peu élevé très-obtus dans la valve droite et un pli peu marqué dans la gauche pour le recevoir : dents latérales indiquées par une empreinte longitudinale; cavité de l’umbo petite, mais une impression musculaire profonde, distincte et large, immédiatement sous le crochet et plus ou moins teintée de pourpre.
Observations. Les émarginations antérieures ci-dessus mentionnées sont distinctes dans beaucoup d’espèces, mais elles sont plus particulièrement remarquables dans cette coquille ; elles indiquent la place des tubes de l’animal. La forme et la disposition des dents ressemblent beaucoup à celles du Monodonta, Nob., mais la forme extérieure et d’autres caractères de cette coquille, tels qu'ils sont exprimés dans la descriplion ci-dessus et représentés dans la planche, sont fort différents.
C’est certainement une espèce voisine des genres Unio et Anodonta, car des traces