‹ Bibliothèque conchyliologique (volume 2)Chapitre 9 sur 62 · VENUS GRATA · texte numérisé non relu

VENUS GRATA

PL. 1, fig. 4, 4 a, 4 b.

CARACTÈRES SPÉGIFIQUES. Coquille granulée de stries longitudinales et transversales : blanchâtre avec des raies tachetées de gris de fer, pâle et noirâtre, sur le devant, avec des lignes obliques noirâtres.

Coquille transversalement subovale, convexe, avec de très- nombreuses stries longitudinales, serrées ; celles qui sont sur les deux tiers antérieurs de la coquille ont une lé-gère apparence de plis, ou bien paraissent comme si chacune d'elles prenait naissance dessous celle qui lui est postérieure, de manière à former une sorte de gouttière ; ces stries sont granulées par de très-nombreuses stries transversales, qui sont plus saillantes sur le tiers postérieur de la coquille et sont presque obsolètes sur le milieu : couleur blanchâtre, un peu teintée de vert du côté de l'umbo, largement rayée de gris de fer pâle et de pourpre noirâtre, avec un grand nombre de points et de lignes courtes d'un noir pourpré : bord postérieur gris de fer pâle : lunule noirâtre, bornée par une ligne empreinte : umbo peu proéminent : bord cardinal à peu près rectiligne, terminé antérieurement par un angle obtus; dans cette partie, le bord de la valve gauche déborde un peu et cache la partie corespondante du bord de la valve droite : ligament situé profondément ; bord postérieur arrondi ; lunule empreinte, distincte par une ligne. Intérieur très-largement bordé de couleur er bords crénélés : dent intermédiaire émarginée à l'extrémité : dent antérieure de la valve gauche, aussi émarginée.

Observations. Cette belle espèce m'a été offerte par M. Stephen Elliott de Charleston, Caroline du Sud, comme habitant les côtes ouest du Mexique. Les lignes colorées de la

partie antérieure de la coquille ressemblent un peu à celles de la VW. Geographica, Gmel., mais ces hgnes ont une teinte bleuâtre en avant, sont plus régulières que dans la figure représentant cette espèce dans l'Encycl. méth. et, comme espèce elle est très-distincte.

J'ai un souvenir confus d'une figure ressemblant à cette coquille, mais je ne puis me rappeler l'ouvrage qui pourrait me servir à comparer les caractères.

SCALARTA.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille turriculée, tours convexes, augmentant graduellement de grandeur jusqu'à l'ouverture, avec de nombreuses côtes, ou varices, élevées, longitudinales ; ouverture à peu près orbiculaire, un peu plus longue que large; péristome continu, infléchi ; opercule corné, en spirale, mince.

Observations. Genre composé de très-jolies coquilles, connues sous le nom d'Escaliers, par quelques collecteurs, et sur la nature desquelles les naturalistes d'autrefois étaient loin d'être d'accord. Favanne, Gualtieri et d'autres les croyaient étroitement liées au senre Serpula, et Rumphins les rangeait dans le genre Buccinum. Linné rapportait au genre Turbo celles qui lui étaient connues, en raison de l'ouverture arrondie; à cet égard elles ressemblent certainement aussi aux genres Cyclostoma et Pupa; mais les côtes élevées les distinguent du premier de ces genres et l'accroissement successif et régulier de la dimension des tours les sépare de celles des espèces du dernier qui ont de légères saillies en forme de côtes. Elles semblent aussi se rapprocher de quelques espèces du genre Rissoa, par le caractère des côtes.

La plus grande et la plus belle espèce, la Scalaris, Lamarck (à laquelle cet auteur a depuis donné un autre nom) fut séparée par Leach pour former le type d'un nouveau genre, auquel il donna le nom d’Aciona; c'est le Wentletrap, ou escalier royal des collecteurs anglais, et la Scalata des Français, appartenant à la subdivision de ce genre, qui est distinguée en ce qu'elle a les tours séparés ou se touchant l'un l’autre seulement par la projection des côtes. Cette coquille a été très-estimée et Leach cite un exemplaire qui fut acheté dans une vente pour vingt livres, mais qui est estimé maintenant (1815) valoir plus du double de cette somme. Cubières dit que, de son temps, un bel exemplaire de quatre pouces français de long et de trois pouces à la base, fut évalué six mille francs. Dans la même division du genre on compte actuellement environ douze espèces.

Blainville, après Plancus et Muller, décrit l'animal comme étant en spirale, avec un pied court et oval entrant sous le col; deux tentacules se terminant en fils, supportant les yeux à l'extrémité de la partie renflée; une trompe; ur long canal au bord droit antérieur de la cavité branchiale ; sexes distincts.

Toutes ces coquilles habitent la mer. Lamarck a caractérisé sept espèces vivantes et cinq fossiles ; mais Defrance compte douze espèces fossiles.

SCALARIA CLATHRUS.

PI. v, fig. 2, 2 a.

TURBO cLarTurus, Linn., Gmel., etc.

SCALARIA COMMUNIS, Lam.

SCALARIA CLATHRUS, AucCt.

Variélé C. Coquille conique, turriculée, imperforée, blanche, sans tache; de six à onze tours, se touchant Fun l’autre seulement par les côtes, mais avec un intervalle très-étroit ; neuf côtes à chaque tour, proéminentes, simples, un peu obliques, quelque

peu recourbées et avec un angle en saillie plus ou moins sensible près de la suture et au-dessus : ouverture ovale orbiculaire; base un peu anguleuse ; labium distinct.

Longueur, environ trois cinquièmes à neuf dixièmes de pouce.

Observations. En observant que les exemplaires européens de Clathrus qui sont dans ma collection sont presque tous colorés, tachés ou marqués de bandes, et dépourvus de tout angle ou saillie sensible sur les côtes près de la suture, et que la suture est un peu plus contractée, j'étais engagé à décrire notre coquille comme une espèce distincte sous lenomd'Angulata : maiscommele Clathrus estsouvent, et peut-être habituellement, sans couleur, et que nos exemplaires se présentent fréquemment sans grande apparence de la saillie des côtes, j'ai jugé prudent de la ranger avec le Clathrus, tout en proposant de l'en séparer comme variété. Lamarck décrit une variété B, et quoiqu'il cite le véritable nom Linnéen de Clathrus, 11 a cependant placé l'espèce sous un nouveau nom, que, d'après nos principes relatifs au droit exclusif de priorité de description, nous ne pouvons admettre, parceque le mot de Clathrus peut s'appliquer également bien à d’autres espèces.

Notre coquille varie beaucoup en diamètre proportionnel. Je crois que le grand tour ne devient jamais aussi grand que dans quelques exemplaires du Clathrus d'Europe, pas plus que l'ensemble de la coquille, qui ne devient jamais aussi longue que dans d’autres exemplaires transatlantiques.

SCALARIA MULTISTRIATA.

Pl.v,fig2 c; 2e.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Interstices marqués de très-nombreuses stries transversales.

Coquille conique, turriculée, se terminant en pointe aiguë, blanche, sans tache, imperforée ; environ huit tours contigus; côtes régulières, simples, non réfléchies, équidistantes, modérément saillantes; espaces entre les côtes marqués de très-nombreuses stries rapprochées, équidistantes; suture profonde, grand tour ayant environ seize côtes.

Observations. Gomme la précédente, cette coquille habite la côte sud, et elle a environ un dem-pouce de longueur. M. Elliott m'a envoyé un spécimen de Charleston, Caroline du sud, et j'en ai recueilli deux sur les côtes de la Floride. On la distingue aisément de l'espèce précédente par le grand nombre de petites stries qui marquent les espaces entre les côtes et à angle droit avec elles.

SCALARIA LINEATA.

Pl>v, fig. 2b, 2 d.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Environ dix-huit côtes sur le grand tour ; péristome trèsfort; grand tour avec une hgne transversale relevée.

S. LINEATA, Nob., Journ. Acad. nat. sc., vol. 2, p. 242.

Coquille blanche ou brune, conique-turriculée, imperforée, avec deux bandes distantes rousses ou noirâtres, qui souvent se confondent en une seule; la bande inférieure presque cachée sur la spire; côtes fortes, obtuses, peu élevées et au nombre de seize à vingt, sur le grand tour ; tours contigus; grand tour ayant une ligne élevée, au-dessus du milieu et sur le bord supérieur de la bande inférieure; ouverture ayant le bord trèslarge, blanc, un peu dilaté à la base.

. Observations. Cette espèce n’est pas rare sur nos côtes sud, sa longueur est d'environ un demi-pouce. On trouve une variété dont les côtes sont presque obsolètes, et une autre

dans laquelle chaque côte, surtout sur le grand tour, porte une ligne empreinte ; le bord de la bouche est beaucoup plus épais que les côtés. Ce que j'ai appelé dans la description ci-dessus une ligne élevée, est strictement parlant, la ligne de jonction avec la surface basale, qui est un peu plus élevée que le reste de surface des tours, formant une sorte de pas, et non en réalité une simple ligne saillante, Dans mes observations sur cette espèce, dans le journal ci-dessus mentionné, j'ai fait cette remarque : « Elle ressemble beaucoup au Clathratulus, Montagu, mais la lèvre est plus forte et la portion basale de cette partie est plus dilatée. »

AMPHIDESMA.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille arrondie ou un peu ovale transversalement, subinéquilatérale ; charnière avec une ou deux dents. cardinales, et ayant une dent latérale de chaque côté, quelquefois obsolète ; un petit conduit oblique part immédiatement sous le crochet et se dirige antérieurement ; ligament divisé en deux, le vrai ligament est extérieur et très-court et la portion de cartilage est intérieure, liée au conduit oblique; deux impressions musculaires, éloignées, non allongées; impression palléale avec un sinus très-dilaté et très-profond.

Observations. Les caractères de ce genre sont très-évidents et faciles à distinguer de tous ceux qui n'ont aucune partie du ligament à l'intérieur. Lamarck le premier l'a distingué par le nom de Donacilla, qui, à mon avis, devrait être conservé, en vertu du principe de priorité, tandis que celui d'Amphidesma, qu'il lui a imposé plus tard, devrait être rejeté. Il l'a réuni, dans le même petit groupe, avec les genres Ungulina et Solemya, desquels il peut être distingué par le sinus très-dilaté et profond de l’impression palléale. D'autres genres de sa famille des Mactraceæ ont des ligaments divisés, particulièrement les Mactres, avec lesquelles, dans le fait, Linné plaçait l'espèce ; mais la fossette cardinale est plus droite, dilatée et deltoide, tandis que celle de l'Amphidesme est à peu près parallèle au bord, et fusiforme. Les Lutraires sont entièrement dépourvues de dents latérales, les valves sont bâillantes et le ligament est fixé dans une cavité deltoide. Blainville réunit le genre Amphidesma au genre Lucina et au genre Fimbria, Megerle, ou Corbis, Cuv. Mais les Corbis ont des dents latérales, un ligament extérieur, quoique placé profondément ; et la hgne palléale est entière ; aussi n’appartient-il pas au Mactracées de Lamarck. La dernière remarque s'applique aussi au genre Lucina, dont le ligament est extérieur, la ligne palléale entière, et dont l'impression musculaire est allongée.

AMPHIDESMA TRANSVERSUM.

Pl. x, 50.4, 5, 6.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Coquille ovale, transversale et courte ; charnière à peu près centrale.

Coquille ovale, courte, transversale, à peu près équilatérale, comprimée, un peu bäillante ; bords antérieur et postérieur également subarrondis, le dernier un peu plus obtus ; bord basal régulièrement arrondi, sans aucune ondulation en avant; apex obtus, mais peu proéminent; deux dents cardinales ; fossette dilatée, fusiforme, abruptement trèsétroite aux crochets; dents latérales nulles; impression musculaire postérieure trèspetite et allongée.

Observations. Cette espèce est plus transversale que d'ordinaire dans ce genre ; elle est entièrement dépourvue de dents latérales et l'impression musculaire postérieure est

remarquablement étroite. Elle est supérieure sous le rapport de la dimension, soit à l'Orbiculatum, soit au Radiatum, Nob., quoique un peu plus mince à proportion. J'ai recueilli sur les côtes de la Géorgie un spécimen qui est un peu usé; sa couleur est blanchâtre, un peu teintée de jaune.

AMPHIDESMA ÆQUALE.

PI. x, fig. 7, 8, 9, 10.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Valve gauche avec des rainures écartées, au lieu de dents latérales.

A. ÆQUALE, Nobis, Journ. Acad. nat. sc., vol. 2, p. 307.

Coquille orbiculo-triangulaire, un peu oblique, polie, blanche, avec de petites stries nombreuses vers le bord, et presque obsolètes sur le disque et l'umbo; crochets presque au centre, un peu proéminents; bord postérieur plutôt long et obtusément arrondi, bord cardinal à peu près rectangulaire ; échancrure de l’umbo avec une faible ondulation; bord antérieur subangulaire à la base ; deux dents cardinales dans chaque valve ; l'une postérieure beaucoup plus épaisse et plus proéminente; l'antérieure de la valve droite est obsolète ; la valve gauche, de chaque côté, a une longue et profonde rainüre distante des dents cardinales qui reçoit le bord correspondant de la valve droite ; valve droite dépourvue de toute apparence de rainures ou de dents latérales.

Observations. Cette espèce est voisine de l'A. tenue et Boysii, Montagu, des côtes d'Angleterre, dont cependant je n'ai aucune bonne description ni aucun spécimen pour la comparaison, et il est possible que l'examen prouve qu'elle est la même que l’une de ces espèces.

Depuis que ma description citée plus haut a été publiée, plusieurs spécimens ont été trouvés sur les côtes de Charleston ; j'en suis redevable à feu M. Stephen Elhott.

Cette espèce appartient au genre Abra, de Leach.

FUSUS.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille univalve, spirale, fusiforme, canaliculée à la base, couverte d'un épiderme, et dépourvue de varices; spire élevée ; ouverture ovale ; columelle simple ; labrum simple; opercule corné, subconcentrique.

Observations. Ce genre a été séparé du genre Mureæ, de Linné, par Bruguière, qui, néanmoins, y comprenait les genres Pyrula, Fasciolaria, Fulqur et Pleurotoma, qui en ont été depuis séparés par Lamarck et Montfort. Ce dernier auteur distinguait un autre genre, sous le nom de Latirus, pour les espèces ombiliquées. Malgré ces améliorations, Ce genre est encore reconnu comme un groupe artificiel et par conséquent susceptible d'un plus grand nombre de divisions. Lamarck place le genre dans sa famille des canalifères ; il se distingue de tous ceux de cette famille par des caractères très-distincts, à l'exception du genre Pyrula, qui se compose cependant de coquilles minces, plus ou moins striées (je veux dire les vraies Pyrules), avec une spire trèscourte et pyriforme, ayant son plus grand diamètre au-dessus du milieu. Mais comme le genre Buccinum, dans une autre famille, est à présent constitué, le genre Fusus tient artificiellement à ce genre.

Les espèces sont en grand nombre, et loutes sont marines. Lamarck compte trent-sept espèces vivantes et trente-six fossiles ; mais on nous apprend que Defrance fait monter à soixante-six le nombre des dernières.

FUSUS CORNEUS.

Plxx die: 4202.

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Coquille fusiforme ; sans tubercules, transversalement striée: extrémité inférieure courte, recourbée.

MuREx coRNEUS, Linn., Syst. nat., p. 1224. — Pennant, Zool., vol. #4, p. 124, pl. LXXVI. — Donovan, Mal. hist. brit. shells., vol. 2, pl. xxxvir. — Montagu, Test. brit., p. 458 (Dillwyn).

Fusus 1sLaNpicus, Martini, Conch., vol. 4, p. 159, pl. exzr (Dillwyn).

MurEx iSLANDICUS, Gmel., Schrebers, (Dillwyn), etc. — Lister, Conch., pl. emxrir, TR ne

Coquille turriculée, fusiforme ; le plus grand diamètre un peu au-dessous du milieu ; sans tubercules ; environ huit tours, convexes, transversalementstriéset un peu ridés longitudinalement ; épiderme brun päle, caduc; spire conique, à peu près aussi longue que l'ouverture et le prolongement inférieur, et terminée en pointe obtuse; labrum simple, lisse en dedans; columelle nue, simple ; canal de longueur moyenne, légèrement arqué et un peu recourbé.

Observations. C'est une des coquilles qui habitent en assez grand nombre les rivages septentrionaux de l'Amérique, les côtes d'Europe, et particulièrement celles de la Grande- Bretagne, et de l'Irlande. Feu M. Z. Colhns, naturaliste plein de zèle et de lumières, m'a communiqué un individu qu'il avait recueilli sur les côtes de New-Jersey. La couleur est blanchâtre, mais à l'état frais cette espèce est couverte d'un épiderme brun, caduc.

Quoique le nom d'Æslandicus ait été adopté par Lamarck et d’autres conchyliologistes distingués, cependant, avec Pennant, Dillwyn, et d’autres, j'ai conservé le nom de Linné, par la toute-puissante raison qu'il a la priorité, et qu'il a en même temps l'avantage d'être préférable en lui-même, la coquille n'étant pas bornée à l'Islande. La ressemblance entre cette coquille et l'Antiquus L., a été remarquée par beaucoup d'auteurs ; mais cette dernière espèce est beaucoup plus grande, plus forte, l'ouverture est plus dilatée et les stries sont beaucoup plus serrées. Lamarck dit que ces deux espèces peuvent être distinguées l’une de l’autre par le prolongement droit de l'Antiquus. C'est sans doute un bon caractère, mais dans mon cabinet, j'ai un grand et beau spécimen de ce dernier, dont le prolongement est aussi recourbé que celui de l'espèce présente.

FUSUS CINEREUS.

PIE Mere

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Côtes saillantes et lignes transversales filiformes.

F. cixEREUSs, Nob., Journ. Acad. nat. se., vol. 2, p. 236.

Coquille fusiforme plutôt courte; d'un brun cendré ou rouge pàle, avec deux bandes rousses peu marquées; assez pesante; avec de grandes et épaisses côtes ou ondulations rapprochées, longitudinales, au nombre de onze environ sur le grand tour, et entre elles, des hgnes saillantes formant de profondes rainures, alternativement un peu plus petites ; spire en pyramide, aiguë ; labrum un peu crénelé à l'extérieur par les lignes saïllantes ; intérieur strié et pourpré; canal court, un peu infléchi.

Observations. Cette espèce est commune dans les bras de mer des côtes orientales du Maryland et de New-Jersey. Elle offre une grande ressemblance avec deux figures de l'Hist. conch. de Lister, pl. cuxxiv, f. 16, b, et pl. cuxxxix, f. 34, a, dont la première

est regardée comme une figure indéterminée et la dernière est présentée par Dillwyn comme étant l'Ondulatus; Lamarck y renvoie avec doute. Notre coquille approche sans doute du genre Purpura quant à l'apparence, mais elle ne saurait concorder avec les caractères de Lamarck.

PALUDINA.

Observations. Ce genre peut être distingué du genre Melania par la structure de l'opercule, qui n’a d'autres lignes que celles concentriques d’accroissement, tandis que l’opercule des Mélanies a ces lignes rayées en spirale.

Le nom de ce genre fut adopté par Lamarck d'après Bruguière, mais Montfort lui appliqua le nom de Vivipara, qui est conservé par Blainville dans sa planche, tout en adoptant dans le texte celui de Paludina.

PALUDINA PONDEROSA.

PI fe

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Coquille épaisse; labrum plus proéminent vers la base.

PALUDINA PONDEROSA, Nob., Journ. Acad. nat. se., vol. 2, p. 173.

Coquille un peu ventrue, très-épaisse, verdâtre ou olivâtre; spire proéminente ; six tours, légèrement striés en travers ; suture profondément dentelée ; ouverture ovale, un peu rétrécie en haut, mais obtuse ; labium avec beaucoup de dépôt calcaire, souvent épaissi en forme de callosité à l'angle supérieur ; labrum plus proéminent vers la base ; intérieur d'un blanc-bleuâtre.

Observations. Cette coquille est abondante dans plusieurs parties de l'Ohio, ainsi que dans les cours d’eau qui s’y jettent. À son état d’accroissement complet, elle est trèsépaisse et très-pesante, élargie dans son grand tour au point de paraître tout à fait différente de la coquille jeune. Dans les premiers degrés de son accroissement elle ressemble à la P. decisa, Nob., de laquelle, en effet, il serait difficile de la distinguer vue seulement par derrière; mais un caractère qui la distingue suffisamment se trouve dans la partie inférieure du labrum, qui, dans la Decisa, n’est pas visiblement en avant, tandis que dans la présente espèce elle est considérablement avancée, ainsi que dans plusieurs espèces du genre Melania, auquel celui-ci est étroitement lié.

PALUDINA SUBPURPUREA.

PL fe 6!

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. L'avant dernier tour plus long en proportion que les autres.

P. SUBPURPUREA, Disseminator of useful knowledge, vol. 2, p. 245.

Coquille subglobuleuse ovale, d'épaisseur ordinaire; spire plus longue que l’ouverture, enlière à la pointe; cinq tours, légèrement striés en travers, arrondis mais non très-convexes; avant-dernier tour un peu allongé; suture empreinte ; ouverture ovaleorbiculaire, ayant moins de moitié de la longueur de la coquille ; labium avec un dépôt calcaire ; animal d’un bleu très-pèle, avec de petits points jaunes, particulièrement sur le rostrum, les tentacules et le tube branchial proéminent, qui est aussi long que les tentacules ; les yeux sur le côté externe des tentacules, à peu près à moitié de leur longueur ; la partie antérieure du pied est très-courte.

Observations. Cette espece fut découverte pour la première fois par M. Lesueur et le

docteur Troost, dans la rivière de Fox, Wabash. Dans la coquille jeune, la forme est subglobuleuse, et l'ouverture, quoique différant à peine de celle de l'adulte, est cependant plus longue que la spire. Elles deviennent proportionnellement plus allongées à mesure qu'elles avancent en âge ; aussi la forme de l'adulte est-elle si différente de celle de la coquille jeune ou à moitié de sa croissance, que deux individus de la même espèce, à ces différents àges, peuvent facilement être considérés à faux comme appartenant à des espèces tout à fait distinctes.

La couleur de la coquille est variable. Quelquefois elle d'une couleur corné-pâäle, plus teintée de jaune foncé que de vert; quelquefois il y a des traces de bandes pourpres effacées et dans beaucoup de spécimens la coquille tout entière est pourpre-rougeàtre, plus ou moins foncé suivant les individus. Pendant l'automne on trouve fréquemment cette coquille entre les valves d'Unios morts, elle y entre peut-être pour passer l'hiver. L'espèce est certainement voisine de la Vivipara, mais on ne saurait les prendre l'une pour l’autre, la nôtre étant beaucoup moins dilatée, les tours moins convexes ; l’avantdernier beaucoup plus grand en proportion de la longueur du dernier, et l'ombilic est effacé.

PALUDINA INTERTEXTA.

PIX TELS , 19)

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Coquille ayant de nombreuses lignes fines et transversales sur l’épiderme.

PALUDINA INTERTEXTA, Nob., Disseminator of useful knowledge, vol. ?, p. 224.

Coquille subglobuleuse d'un vert-jaunâtre, ou olive foncé, ayant de une à trois bandes obsolètes ; ridée par de nombreuses lignes, fines, peu marquées, enroulées, sur l'épiderme ; spire conique-déprimée, obtuse ; quatre tours, convexes; suture profondément dentelée ; ouverture très-dilatée, ovale raccourcie.

Observations. J'ai trouvé cette coquille en abondance dans les lacs et les marais près de la Nouvelle-Orléans, et mème dans le canal Carondelet, qui lie le lac Pontchartrain avec la ville. Elle est remarquable par sa forme globuleuse et par les nombreuses lignes transversales effacées, qui semblent comme des rides équidistantes de l'épiderme ne laissant aucune trace visible sur la surface calcaire. Dans de beaux spécimens, deux ou trois bandes pèles, obsolètes, sont visibles à la lumière.

LYMNEUS.

CARACTÈRES GÉNÉRIQUES. Coquille oblongue, ovale, conique ou turriculée, mince, polie; spire proéminente, plus ou moins allongée, ouverture plus où moins dilatée, longitudinale, entière; columelle, à sa partie supérieure ou jonction avec le labium entrant dans l'ouverture par un pli ou ondulation très-oblique ; labium à bords aigus , sans opercule.

« Animal oval, plus ou moins spiral ; bord du manteau épaissi sur le col ; pied large, oval; tête avec deux tentacules triangulaires, comprimés, en forme d'oreille ; yeux sessiles, à la base interne du tentacule, bouche avec deux appendices latéraux et armée d'une dent supérieure; orifice de la cavité pulmonaire au côté droit et bordé d'une frange qui peut être repliée en gouttière; orifice des organes reproducteurs distant; celui de l'ovaire à l'entrée de la cavité pulmonaire, celui de l'organe mâle sous le tentacule droit. » (Blainville).

Observations. Genre nombreux de coquilles d'eau douce se trouvant dans presque

toutes les parties du globe. Les espèces connues de Linné furent placées dans son grand groupe d'Alélices ; et il a été imité par un grand nombre de conchylologistes anglais, même dans ces dernières années. Bruguière, connu par l'utile réforme qu'il introduisit dans la science, le sépara du genre Helix, mais ne le distingua pas de son genre Bulimus, réunissant ainsi dans le même groupe des animaux différemment organisés qui habitent les uns la terre et les autres l’eau. Il est très-vrai que quelques espèces de ces deux genres naturelsse ressemblent par la forme de la coquille, mais on peut toujours les distinguer par le pli de la columelle dans le genre présent. Lamarck, sachant bien que les animaux différaient entièrement d'organisation et que l’un a deux tentacules et l’autre quatre, que l’un vit seulement dans l’eau et l'autre invariablement sur terre, les a placés dans des familles différentes et a formé un genre séparé (comme Muller et d’autres l'avaient déjà fait) sous le nom ci-dessus, qui est maintenant généralement adopté, pour le présent groupe aquatique. Il y a de l’analogie avec le genre Succinea, qui est cependant privé du pli de la columelle, et dont l'animal a quatre tentacules. Mais de tous les genres admis, c'est au genre Physa que les Lymnées sont liées le plus intimement ; et Sowerby, dans son Genera, a réuni les deux groupes. Le pli particulier de la columelle existe dans les deux, mais l'animal des Physes a le manteau remarquablement dilaté, au point de dépasser plus ou moins la surface extérieure de la coquille ; il est dentelé et digité sur ses bords, et les tentacules, qui sont courts et comprimés dans les Lymnées, sont plus longs et presque filiformes dans les Physes. La coquille des dernières est distinguée aussi en ce qu'elle est hérérostrophe. D'après ces raisons nous sommes d'accord avec Draparnaud et les plus modernes conchyliologistes pour faire des Physes un genre séparé. Il semble aussi qu'il serait à propos de mettre à part l'Aplexa, de Fleming, dont l'animal n’a pas de manteau dilaté, quoique la coquille elle-même ressemble à celle des Physes. Le Mixas de Leach, peut aussi, peut-être, se séparer des Lymnées; ce genre a été formé pour le L. Glutinosus, Drap., qui est une coquille fragile, vésiculaire, à spire à peine saillante, dextre, et le manteau de l'animal est réfléchi.

Ces coquilles sont abondantes dans la plupart de nos lacs et de nos étangs, ainsi que dans les rivières, à l’est des monts Alleghani. Dans nos eaux de l'Ouest elles sont moins communes et dans quelques parties il est rare d'en rencontrer. Comme l'animal ne peut respirer que de l'air non mêlé d’eau, il séjourne nécessairement près du rivage. Ses mouvements sont lents, il ne peut donc pas habiter les rivières qui sont sujettes à des variations considérables, soudaines et longtemps continuées, dans leur profondeur, ce qui est le fait de nos cours d'eau dans l'Ouest. Pour faire provision d'air, l’orifice branchial s'ouvre à la surface avec un bruit pareil à celui produit par l'écartement des becs d'une plume. :

Comme les animaux de quelques autres coquilles, il peut se soutenir à la surface de l’eau dans une position renversée, la coquille étant en bas, et il peut ainsi suivre le cours de l'eau à une distance considérable et par un mouvement lent. Il ne paraît pas qu'il soit capable de s'élever volontairement du fond à la surface, mais il s'aide des corps à sa portée pour y arriver.

Lamarck a décrit seulement douze espèces vivantes, mais depuis on en a publié un bien plus grand nombre : plusieurs espèces fossiles ont aussi été décrites.

LYMNEUS UMBROSUS.

PI. var, fig. 5, 5 a.

Coquille de couleur cornée, teintée de brun-rouge; spire allongée, conique, aigue ; six ou sept tours, légèrement convexes, striés en travers, le grand tour mesuré postérieu-

rement, a plus dela moitié de la longueur totale; suture un peu dentelée, ouverture moins de moitié de la longueur de la coquille, labrum avec un dépôt calcaire : le pli de la columelle est très-faible.

LIMNEUS ELONGATUS, Nob., Journ. Acad. nat. se., vol. 11, p. 167.

Observations. Cette espèce se trouve en grande quantité dans les étangs et leseaux dormantes du Missouri, dans le voisinage de Council-Bluff, et le docteur Bigsby en a recueilli des exemplaires dans le lac Rainy et la rivière de Seine dans le Haut- Canada.

Je suis dans la nécessité de changer le nom que j'ai d'abord donné à cette coquille, celui d'Elongatus ayant été adopté déjà par Draparnaud pour une espèce très-différente.

Le pli de la columelle est beaucoup moins profond que dans le L. Palustris, L., auquel notre espèce ressemble.

LYMNEUS REFLEXUS.

PI. var, fig. 4, 4 a.

Coquille fragile, très-allongée, étroite, d’un jaune de miel, teintée de brun, transparente, un peu réfléchie au milieu; six tours, obliques, ridés transversalement; spire ayant plus d'une fois et demie la longueur de l'ouverture , aiguë, deux ou trois tours terminaux transparents; grand tour très-peu dilaté, ouverture plutôt étroite : labrum avec un bord pèle et la sous-marge rouge-foncé ou noirâtre.

LimNEUS REFLEXUS, Nob., Journ. Acad. nat. sc., vol. 11, p. 168.

Observations. Cette coquille est remarquable par sa forme étroite et allongée et par ses tours conséquemment très-obliques. Vue de profil, elle paraît légèrement infléchie. Mes amis, MM. S. B. Collins et D. H. Barnes de New-York, me l'ont gracieusement envoyée à examiner ; elle fut trouvée dans le lac supérieur par M. Schoolcraft. M. James Griffiths a trouvé des exemplaires dans le lac Érié. Elle est proportionnellement plus longue que le L. Umbrosus.

LYMNEUS ELODES.

Pl.vans, fig: 13, 3".

Coquille oblongue conique, graduellement acuminée, réticulée en quelque sorte par des lignes transversales et des rides longitudinales ; six tours, au moins ; spire terminée en pointe fine, suture modérément empreinte, ouverture plus courte que la spire, labrum, sous-marge intérieure rouge foncé; labium avec un dépôt calcaire non comprimé à la base, mais laissant une ouverture ombilicale linéaire : grand tour, plus long postérieurement que la spire.

LIMNEUS ELODES, Nob., Journ. Acad. nat. se., vol. 11, p. 169. — L. Palustris (auquel il ressemble), Lamarck.

Observations. Je suis redevable de cette espèce à M. A. Jessup, qui l'a trouvée dans le lac Canadaigua, état de New-York. M. S. B. Collins m'a envoyé depuis des spécimens recueillis dans un marais près des sources de Saratoga. Cette coquille offre la plus frappante ressemblance avec le L. Palustris, L., d'Europe, et je suis presque porté à la regarder comme une simple variété de cette espèce. Le ph de la columelle est beaucoup plus profond que dans l'Ombrosus.

UNIO VENTRICOSUS.

PSI GSM

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Coquille grande, épaisse, triangulairement ovale, convexe ; umbo grand, rond, proéminent; crochets recourbés, cavité grande.

U. venxrricosus, Barnes, Silliman’s Journal, vol. vr, n°2, p. 267, PI. xun, fig. 44, LADA,

U. ovarus, Var. b. Lam., Anim. sans vertèbr., vol. VI, p. 75.

U. occipeNs ? Lea. Trans. Amer, Philos. Soc., New series, vol. nr.

Coquille ayant le côté antérieur très-large, subtronqué ; côté postérieur brusquement rétréci, subanguleux; disques très-convexes ; umbo grand, rond, saillant; crochets recourbés par-dessus le ligament ; ligament grand et proéminent passant sous les crochets ; lunule antérieure déprimée au bord, d'une couleur foncée, largement cordiforme, longitudinalement ondulée; bord cardinal déprimé entre les crochets; échancrure postérieure carénée, épiderme olive jaunâtre devenant d'un brun châtain près de l'umbo; rayons verts plus visibles dans les jeunes individus; dans les adultes la couleur brun marron foncé domine et masque les rayons ; surface polie et brillante, réfléchissant le visage de l'observateur ; les coquilles jeunes sont éclatantes, avec beaucoup plus de brillant à l'extérieur qu'à l'intérieur ; dents cardinales larges, proéminentes et obliquement aplaties ; dents latérales larges, saillantes et terminées abruptement sur le devant; impressions grande ; cavité des crochets plus profonde que d'habitude; intérieur blanc nacré, umi mais non très-poli.

Observations. Fai emprunté la description ci-dessus au précieux essai de Barnes sur les genres Unio et Alasmodonta , où cette espèce à été pour la première fois distinguée de l'U. Ovatus, Nob., dont elle est très-voisine et à laquelle elle semble se réunir par une transition graduelle de variétés intermédiaires. La différence la plus frappante paraît être l'échancrure antérieure plus déprimée de l'Ovatus. Quelques coquilles adultes et quelques variétés sont plus allongées transversalement, comme on le voit dans la figure C de Barnes. La couleur est aussi plus où moins jaune, rayée de vert ou teintée de brun rouge, particulièrement sur l'umbo et quelquefois sur toute la surface, et masquant les rayons à l'intérieur et vers le bord antérieur ; quelques spécimens sont teints d'une belle couleur rouge, mais ce n’est pas très-commun, ces coquilles étant générale ment blanches à l’intérieur. Cette espèce est très-commune dans nos eaux de l'Ouest. L'U. Occidens de Lea est peut-être l'U. Ventricosus, var. b. Barnes.

UNIO INTERRUPTUS.

PL XV Re 29

CARACTÈRES SPÉCIFIQUES. Échancrure umboniale saillante, séparant les plis du disque de ceux du bord antérieur.

U. Interruptus, Nob., Transylrania Journal, vol. 1v, p. 525.

Coquille transversalement oblongue ou subrhomboïdale d'un brun noirâtre ; une côte saillante s'étend de l'apex à l'angle basal antérieur le long de l'échancrure umboniale ; moitié antérieure du disque avec des ondulations un peu obliques, s'étendant à peu près jusqu'à la côte umboniale ; en avant de cette côte sont plusieurs ondulations arquées qui n'atteignent pas le bord de la coquille et sont coupées par une ligne imprimée qui est à peu près parallèle à la côte; umbo comprimé, crochets peu saillants, profondément ex-

coriés ; bord postérieur très-court, arrondi ; bord du ligament rectiligne, l'angle antérieur saillant, obtus; échancrure antérieure très-oblique ; base rectiligne, parallèle au bord de hgament ; angle basal antérieur un peu rostré, cavité des ligaments de la charnière (ou lunule creusée) fusiforme; intérieur pourpré, irisé; dents cardinales droites, profondement granulées et ayant des impressions sur toute leur surface ; dents latérales entières ; impressions postérieures rudes, la plus petite orbiculaire ; bord antérieur noirâtre.

Observations. L'espèce dont celle-ci approche le plus est incontestablement l'Undulatus, Barnes, mais elle est plus transversale, plus oblique antérieurement : les bords de la charnière et de l’échancrure antérieure ne sont pas ondulés; la ligne umboniale est saillante comme une côte distincte formant séparation ; à l'intérieur elle est d’une belle couleur de pourpre livide. La surface umboniale excoriée est nacrée, irisée, et aux sommets elle présente une surface jaune terne.

Je suis redevable de cette espèce intéressante à M. Joseph Barabino, de la Nouvelle- Orléans, qui m'informe qu'elle se trouve à Bayou Teche, dans la paroisse de Sainte-

Marie (Louisianne).

UNIO GLEBULUS.

PI. x1, fig. 40, 44, 12.

CARACTERES SPÉCIFIQUES. Coquille ovale orbiculaire, dents latérales écartées, trèscourtes, granulées.

U. Glebulus, Nob., Transylvania Journal, vol. 1v, p. 526.

Coquille transversalement ovale, orbiculaire, quelquefois subovale, très-convexe, d'un brun foncé, umbo ne s’élevant pas au-dessus de la courbure générale, crochets non proéminents (très-excoriés, présentant une surface jaune de cire), bord cardinal et basal proportionnellement arqués, sans angles proéminents; bords antérieur et postérieur presque également arqués; le premier formant avec l'âge un angle plus ou moins obtus à l'extrémité de l'échancrure de l’umbo : échancrure de l’umbo assez saillante, lunule non dilatée ; intérieur un peu teinté de rose : dents cardinales profondément granulées et sillonnées ; dents latérales distantes des dents cardinales et remarquablement granulées d'une longueur à peine plus grande que la distance des dents cardinales : 1mpression accessoire postérieure petite et rapprochée.

Observations. La forme transversale arrondie de cette coquille, ses dents cardinales très-sillonnées et ses dents latérales distantes et courtes la font reconnaître aisément. Plusieurs spécimens m'ont été envoyés par M. Barabino, comme habitant la même localité que l'espèce précédente.

UNIO DECLIVIS.

PI. xut, fig. 4, 4 à, 4 b.

CARACTÈRES SPRCIFIQUES. Bord antérieur rectiligne et obliquement tronqué.

U. Declivis, Nob., Transyloania Journal, vol. 4, p. 527.

Coquille transversale, assez épaisse; bord postérieur court et obtusément arrondi ; crochets à peine saillants : bord cardinal plutôt saillant et comprimé, anguleux à l'extrémité : bord antérieur rectiligne descendant obliquement en avant en un angle proéminent du bord basal antérieur à l'extrémité de l’échancrure de l’umbo; échancrure umboniale ne faisant pas saillie au-dessus de la courbure du disque, mais bornée sur son côté antérieur par deux lignes déprimées ; bord de la base arqué : surface profondément ridée ; intérieur teinté de pourpre : dents cardinales, rectilignes, obliques eu égard à la base.

Observations. Plusieurs spécimens m'ont été envoyés par M. Barabino, qui m'informe qu'ils ont été trouvés avec les précédents par son ami, M. Janin, dans le Bayou Teche.

Cette espèce ressemble au Purpureus, Nob.; mais dans celui-ci les dents cardinales sont droites, et un caractère remarquable de l'espèce présente est la déclivité antérieure en droite ligne, se terminant au-dessous du milieu antérieur en une sorte de bec ou angle proéminent, qui peut être comparé à celui du Nasutus, Nob., s'il n’était au niveau du bord basal. Je n'ai vu aucune variété de l’une ou de l’autre de ces espèces qui püt être confondue avec la nôtre. Les crochets et l'umbo, dans mes spécimens, sont trèsexcoriés, el présentent une surface colorée comme de la cire.

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