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minéraux et pierres précieuses transparentes, non moins judicieusement choisie, offre dans toutes ces différentes branches, les pièces les plus élégantes et les plus précieuses.
Dans aucun cabinet, si l’on en excepte ceux de la capitale, on ne trouvera vraisemblablement une collection aussi nombreuse et aussi choisie de coquilles, de fossiles étrangers et d'insectes, que dans celui de M. Henry Seymer, écuyer, de Hanford, dans le comté de Dorset. Doué par la nature de l'esprit de recherche, et portant cet esprit dans toutes les branches de l'histoire naturelle, il a su unir la théorie à cette expérience que donne à l'homme studieux une application constante et suivie; c'est pourquoi son cabinet est aussi supérieur aux autres, qu'il l'est lui-même par ses connaissances à la plupart de ses contemporains.
Le révérend M.Wickham de Horsington, dans le comté de Sommerset, s'est fait beaucoup d'honneur par sa collection de coquilles. Celle des insectes exotiques est également nombreuse, parfaitement bien conservée et classée avec la plus grande exactitude.
Nous ne connaissons personne qui, dès son entrée dans cette carrière, ait montré pour l'étude de la conchyliologie plus de génie que M. Jean Swainson, de Margate, et qui ait été plus industrieux à découvrir de nouveaux sujets. Le succès a déjà répondu à ses recherches, par la découverte qu'il a faite dans les sables du rivage de la mer, de plusieurs espèces absolument nouvelles, de nautiles, limaces, etc., très-petites et virantes. Ces recherches, couronnées par un heureux succès, font trop d'honneur à ce nouveau collecteur, pour que nous n'en fassions pas une mention particulière dans le cours de cet ouvrage.
Les amateurs instruits de la conchyliologie verront avec grand plaisir le cabinet de M. Jacob, à Seversham. Quand on connaîtra son goût particulier pour cette science, son application et son expérience, on ne sera plus étonné de la réputation de sa collection.
C'eût été une grande satisfaction pour l’auteur d'avoir pu faire connaître tous les cabinets de coquilles, tant publics que particuliers, de la Grande-Bretagne. Jusqu'ici il n'a pu parler que de ceux qu'il connaissait, mais il ne laissera échapper aucune occasion d'augmenter cette connaissance, et il espère que moyennant ses recherches et les informations qu'il ne cesse de prendre, il pourra, dans quelque temps d'ici, donner au publie un catalogue plus complet, où l'on trouvera la description de ces collections nécessairement omises 101.
Tel est donc le plan de cet ouvrage, et telles sont les sources dans lesquelles l’auteur a puisé le peu de secours qu'il a reçu dans son entreprise.
Pour une histoire plus particulière de la conchyliologie et des habitants des coquilles, il désire que le lecteur ait recours à ces écrits volumineux qui ont traité de cette partie de l'histoire naturelle, et qui ont été publiés à différentes époques et dans différentes parties de l'Europe : tels sont les ouvrages de Buonanni, Lister, d'Argenville, Gualtierr, Seba, Regenfuss, Knorr, etc. Tous ces auteurs, cependant, n'ont pu lui être que d'un très-faible secours, parce qu'ils ne ressemblent en rien à sa méthode; c'est pourquoi il a essayé de procéder d’après ses propres idées, et il continuera de le faire pour chaque partie de ce grand ouvrage. L'approbation flatteuse dont l'ont honoré plusieurs personnes aussi illustres par leur savoir que par leur naissance, et particulièrement le chevalier Joseph Banks, lui permet d'espérer qu'elles ne l'ont pas trompé. Si maintenant le public daigne confirmer cette approbation , sa gloire et sa reconnaissance consisteront à employer tous ses soins à perfectionner, pour sa propre réputation, et pour la satisfaction des amateurs de la conchyliologie, une entreprise si laborieuse, si dispendieuse et si difficile. -