‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 127 sur 500 · VENUS AUREA · texte numérisé non relu

VENUS AUREA

VENUS AUREA. Gmel., syst., p. 3288, 98.—T'urt., Lin., 1v, p. 236.— Lister, conch., t. 404, f. 249. — Peliv., gaz., 94, 8? — Chem., conch., vi, t. 43, f. 458.

VENUS NEBULOSA. Pull., cat. Dorsel., p. 34.

VENUS RHOMBOIDES. Br. z00!., n° 55 ?— Turt., Lin., 1, p. 241?

Venus. Coquille subcordiforme, assez forte, arrondie comme la dernière aux deux extrémités, mais pas si large, proportionnellement à sa longueur ; striée transversalement et marquée de faibles stries longitudinales, à peine visibles à l'œil nu ; umbo placé à peu près à l’une des extrémités, petit, pointu, incliné d'un côté, au-dessous duquel est une dépression cordiforme lancéolée; couleur variée, parfois blanche, élégamment marquée de lignes en zig-zag, de brun ou de noir bleuàätre, ou bigarrées de cendré ; d’au-

MONTAGU. Sy

lres sont d'un brun uni, souvent d'une teinte jaunètre et parfois rouille foncé vers l'umbo: dans la plupart il y a un petit nombre de raies au bord antérieur. Elle varie aussi par la forme, quelques-unes sont à peu près aussi longues que larges ; d’autres ont l'extrémité antérieure plus développée et deviennent plus pointues ; mais dans toutes le bord de face est beaucoup plus arrondi que dans la Virginea. Intérieur d’un blanc jaunètre, bord uni, valves concaves : charnière garnie de trois dents à chaque valve, celle du milieu est un peu bifide. Longueur ordinairement d'environ un pouce; largeur, un pouce trois huitièmes.

On a parfois confondu cette espèce avec la Virginea ; cependant on peut facilement là reconnaître, non-seulement par sa faille plus petite, sa couleur différente et ses taches, mais parce qu'elle est plus convexe, les stries sont beaucoup plus fines et le bord de face est plus arrondi; enfin elle est toujours plus longue, proportionnellement à sa largeur.

Lister a donné une très-bonne figure de cette coquille et l'a indiquée comme espèce anglaise. Elle était connue aussi du docteur Solander, et fut nommée Nebulosa dans le Museum Portlandicum, nom que conserva le docteur Pulteney, dans son catalogue des coquilles du Dorsetshire : il dit qu'on la trouve sur cette côte; nous l'avons observée sur les rivages de Studland.

Elle est très-commune dans le sable, près du port de Falmouth, où nous n'avons jamais observé la Venus Virginea : elle n'est pas rare non plus sur la côte sud de Devon. La Venus Rhomboides de la Zoologie britannique, est probablement une variété de cette espèce.

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