‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 128 sur 500 · VENUS SULCATA · texte numérisé non relu

VENUS SULCATA

PECTUNGULUS TRUNCATUS. Da Costa, p. 195?

VExus. Coquille forte, épaisse, suborbiculaire, subanguleuse, un peu aplatie, avec des stries concentriques ; les rides ou sillons sont plus larges, et les unes et les autres deviennent à peu pres obsolètes aux côtés et vers le crochet où la coquille n’est que ridée : sa couleur est blanche, mais lorsqu'elle est vivante, elle est couverte d'un épiderme trèsépais, d'un brun noirätre et si opaque qu'on ne peut distinguer la couleur de la coquille : umbo très-proéminent et très-grand , un peu incliné d'un côté; au-dessous est une dépression cordiforme fancéolée ; l’échancrure du cartilage est déprimée et beaucoup plus droite que le côté opposé; le bord extérieur est arrondi. Intérieur blanc, lisse et lustré au bord; le milieu est terne, jaunètre , et paraît rugueux lorsqu'on l'examine à la loupe; le bord est crénelé; charnière remarquablement forte; dents grandes et proéminentes ; trois dents à une valve, celle du milieu beaucoup plus grande que les autres, avec une cavité profonde de chaque côté, dans laquelle s’emboîtent les deux dents de l'autre valve : pas de cicatrice, mais de chaque côté une impression lunulée, marquée de quatre ou six rides semi-circulaires, auxquelles sont fixés les muscles de l’animal, et à l'aide desquels il ferme sa coquille. Longueur, sept huitièmes de pouce; largeur à peu près la même.

Nous avons reçu cette espèce de M. Sowerby, qui nous apprit qu'elle était d'origine anglaise ; et nous avons vu la même coquille dans la collection des coquilles d'Angleterre, de M. Swainson, qui dit l'avoir recue comme telle de la duchesse de Portland, et qu'on l’a trouvée depuis dans le nord de l'Ecosse, où elle est connue sous le nom vulgaire de brown circular furrowed northern cockle.

Elle était nommée Venus sulcata dans le cabinet du docteur Pulteney, mais il ignorait Si jamais on l'avait trouvée dans ce pays, et la crovant inédite, 1l l'avait nommée luimême.

Nous avons soupçonné que ce pouvait être le Pectunculus truncatus de Da Costa, mais non assurément la Tellina cornubiensis de Pennant, qu'il a citée par erreur. Nous ajouterons ici la description donnée par Da Costa, afin que nos lecteurs puissent juger par eux-mêmes.

« Petite espèce, très-épaisse et très-forte, de forme un peu triangulaire ; les valves assez concaves ; les côtés très-dissemblables, l'un étant arrondi, l'autre à peu près perpendiculaire, un peu aplati ou tronqué. »

« Extérieur blanchâtre, excepté vers la partie supérieure, ou autour du crochet, qui est d'un pourpré léger. »

« Elle est ciselée de sillons concentriques très-épais, larges et transverses, serrés, avec de larges stries intermédiaires. Sur le bord où tranchant du côté tronqué, les sillons se divisent ou se bifurquent, et, sur le côté tronqué, ils s'étendent obliquement audessus de ceux du corps : cette partie tronquéeest plutôt oblique que tout à fait perpendiculaire. Les crochets sont forts, pointus et inclinés d’un côté. Les bords sont unis. »

« Intérieur blanc, lisse et lustré. Les bords sont délicatement découpés. »

(Et il ajoute:) « Je reçus cette espèce de la côte de Cornouaille, »

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