MYTILUS DISCREPANS
Myrius. Coquille subovale, comprimée, pellucide, mince, fragile, couverte d'un épiderme vert olive; de même que l'espèce précédente, sa surface est divisée en trois parties ; les côtés antérieur et postérieur ont des côtes ou stries longitudinales ; le milieu est légerement ridé : umbo placé comme dans la dernière, mais très-peu saillant : les deux côtés sont arrondis, l’antérieur est le plus grand. Intérieur blanc, légerement nacrée. Elle est plus petite que l'espèce précédente.
La structure singulière de cette coquille et celle du M. Discors se ressemblent tellement à la première vue, qu'on n'a pas observé les caractères spécifiques essentiels ; et nous avons reçu d'un ami, très-habile conchylhiologiste, un exemplaire de chacune des deux coquilles, comme étant de la même espèce.
Les principales différences sont que celle-ci est très-peu convexe, tandis que le diamètre de l’autre égale sa largeur; l’une est arrondie et très-large au côté antérieur, l'autre est très-peu développée de ce côté et se termine en pointe obtuse ; elle n’a que hiut ou neuf côtes bien apparentes sur le côté, près du crochet; tandis que l'autre en à
le double : caractère qui est invariable, Enfin, celle-c1 n'est jamais que d'une couleur uniforme, sans aucune tache où autre signe. Aucun auteur ne paraît avoir distingué cette espèce, quoiqu'elle soit si différente du M. Discors.
Nous avons trouvé en très-grande quantité celte coquille vivante sur le rivage entre Southampton et l'embouchure de l'Itchin, et assez souvent à Ilfracomb, dans le Devonsbire, dans les trous ou crevasses des rochers, et parmi différentes plantes marines, près de la trace de la haute marée; nous l'avons reçue aussi de la côte sud du pays de Galles.
On trouve toujours cette espèce détachée, et jamais elle n'est enfermée dans des substances animales où végétales, comme le M. Discors ; néanmoins, elle adhère assez souvent par son byssus.