BULLA AKERA
BuLLA AKERA. Gmel., syst., p. 3434.— Turt., Lin., 1v,p. 358.
BULLA SOLUTA PARVA. Chem., conch., x, t. 146, f. 1358, n°0 4, ?, 3.
BULLA SOLUTA MAGNA. Id. x, t. 146, f, 1359, 1361 ?
BUüLLA SoLUTA. Gmel., sysl., p. 3434, 48?—Turt., Lin., 1V, p. 358.
BULLA RESILIENS. Don., br. shells., 111, t. 79.
BuLLa. Coquille extrèmement mince, pellucide, de couleur cornée, de nature élastique : forme ovale, un peu ridée longitudinalement : apex obtus, enroulé, canaliculé ; les tours au niveau du corps; ouverture grande à la base, plus contractée vers le haut ; lèvre extérieure extrèmement mince, formée souvent d'une simple membrane dont la partie supérieure est près du tour principal, mais n'y adhère que près du second : levre intérieure épaisse et blanche. Intérieur blanc : cotumelle visible à l'extrémité. Quelquefois cette coquille est tellement mince que, à part le corps qui n'est pas pellucide, elle n’est guère plus que membraneuse ; quelques exemplaires sont de couleur cornée presque transparente à l'intérieur et à l'extérieur.
Le caractère remarquable de cette espèce est son élasticité ; car bien qu'elle paraisse si délicate qu'on peut à peine la toucher, cependant elle est si coriace et si flexible qu'elle ne se casse pas facilement. Longueur, environ trois quarts de pouce; largeur, pas tout à fait un demi-pouce.
Cette singulière et élégante coquille a été confondue avec la B. hydatis, quoiqu'elle en soit si essentiellement différente. Nous l'avons vue placée avec cette espèce dans plus
d'un cabinet ; il est vrai que leur aspect général est tant soit peu semblable, mais l'élasticité et les tours externes de la coquille dont nous nous occupons suffisent pour les distinguer au premier abord ; ensuite la columelle est visible à l'extrémité, ce qui n'a pas lieu dans l'autre coquille.
Donovan en à donné plusieurs figures très-bonnes, mais de grandeur extraordinaire ; il dit qu'on l’a découverte, il y a quelques années, sur les rivages de Bamff, en Ecosse, et depuis à Lymington et dans un fossé près de Portsmouth.
Cet auteur fait observer que lorsqu'elle est jeune, elle ressemble à un insecte ailé qui joue dans l’eau avec toute la grâce du papillon, et récrée agréablement lorsqu'on peut l'examiner dans un verre d'eau de mer.
Nous avons trouvé cette espèce dans le bassin de Poole et sur le rivage près de Southampton ; elle n’est pas rare entre cette ville et Ttchin, où les pêcheurs l'appellent limacons de mer (Sea-Snails), et nous assurent que par un temps chaud on voit ces animaux s'agiter dans l'eau et quelquefois quitter leurs coquilles : toutefois il est permis de douter de cette circonstance. Chemnitz a très-bien décrit et figuré cette espèce, et 1l en parle comme d’une coquille hollandaise et norwégienne : il en a aussi donné une autre de Ceylan qui semble ne différer que par une taille supérieure.