BULLA DIAPHANA. PL nn, fig
BuLza. Coquille lisse, luisante, pellucide, blanche, subovale; corps grand, ventru, avec trois tours très-petits;, apex un peu pointu, mais pas très-saillant; ouverture subovale, à peu près de la longueur de la coquille; lèvre extérieure atténuée ; lèvre intérieure !isse; columelle unie, non visible à l'extrémité; longueur, rarement au delà de trois huitièmes de pouce ; largeur, deux huitièmes.
C'est une espèce rare, qu'on ne trouve que dans la baie de Salcomb, si l'on excepte un exemplaire mutilé provenant de Falmouth; nous l'avons prise vivante dans la premiere localité, adhérente à l'intérieur d'anciennes coquilles d'huitres.
Elle est si mince et si fragile, qu'il est dificile de l'obtenir dans un parfait état : elle est assez transparente pour que la columelle se voie à travers la coquille.
Elle ressemble assez à la figure de la Voluta jonensis de la Zoologie Britannique, mais elle n'est pas tout à fait aussi longue et la lèvre extérieure est plus prolongée supérieurement; ce ne peut cependant pas être celte coquille, car elle manque de la columelle plissée, caractère essentiel de ce genre.
Des conchylologistes ont pensé que quelques-unes des Cyprææ présentent un aspect différent, suivant qu'elles sont jeunes ou adultes; une telle opinion, basée peut-être ou sur une seule observation d'une espèce étrangère, et qui peut n'être pas authentique, amène à conjecturer qu'il est possible que ce ne soit qu'une jeune Cypræa pediculus ; supposition qui à élé avancée par un ou deux de nos amis en conchyliologie. Nous ferons seulement observer à cet égard que l'animal diffère essentiellement, en ce qu'il ne possède pas cette belle membrane que l'animal de la Cypræa pediculus jette sur toute sa coquille, mais qu'il est comme une limace aquatique commune et d'une couleur pâle.