‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 204 sur 500 · BULLA FONTINALIS · texte numérisé non relu

BULLA FONTINALIS

BULLA FONTINALIS. Lin., syst., p. 1185.—{imel., syst., p. 3427, 18.— Lister, conch., t.134, F. 3%. — Id. angl., t. 2, F. 25.—Chem,, conch., 1x, t. 103, . 877, 878.—Pull., cal., Dorsel., p. 40. — Gualt.,t. 5, €. ©. — Schroet., Flussconch., t. 6, f. 41—Turt., Lin.,1v, p. 352.

PLANORBIS BULLA. Müller, oerm., p. 467, n° 353.

TurBo ADpvERsUS. La Costa, p. 96, €. v, f. 6, 6. — Favan.,t. 61, E, 9.

BULLA. Quatre ou cinq tours renversés, d'une légère couleur cornée, luisante, pellucide; le tour principal est grand, les autres très-petits, et peu saillants : ouverture oblongue, des trois quarts de la longueur de la coquille.

Les vieilles coquilles sont un peu striées, ou plutôt ridées longitudinalement, avec deux ou trois faibles sillons transverses sur le tour principal. Longueur, un demi-pouce; largeur, un quart.

Cette espèce est assez commune dans grand nombre de localités du royaume, dans les étangs stagnants, aussi bien que dans les eaux courantes; mais en général elle n’est pas au-dessus de la taille décrite.

On la trouve très-souvent sur la partie inférieure des feuilles des plantes aquatiques.

L'animal est de couleur claire, avec une teinte jaunâtre , il a deux longs tentacules sétacés ; deux yeux noirs placés à la base des tentacules. Lorsque l'animal marche il couvre une grande partie de sa coquille d’une membrane mince et pennée, jetée en dehors sur le côté droit, s'étendant tout à fait en arrière et en partie sur le côté gauche, couvrant les plus petits tours : cette membrane est divisée très-profondément ou digitée; ses franges se rencontrent et quelquefois se croisent sur le dos de la coquille, et sont si transparentes qu'on ne peut guère les distinguer qu'à l'aide d'une loupe. Le sustentaculum ou pied est long et étroit : le foramen ou ouverture commune est du côté gauche ; ce doit être le cas dans tous les animaux de cette sorte qui habitent les coquilles hétérostrophes.

Il a une puissance locomotive très-considérable, et se transporte lui-même en adhérant à la surface de l'eau, la coquille en bas ; il paraît s'y mouvoir avec autant d’aisance que sur un corps solide; parfois il descend lui-même graduellement, au moyen d'un fil fixé à la surface de l’eau, de la mème manière que la Limace filante * descend de la branche d’un arbre.

La facilité de ramper sous l'eau et contre la surface n'appartient pas exclusivement

1 Pour des détails sur la Limar filans, voir Linn. Trans., vol. 1V, p. 8, tab. 8.

à cette espèce; mais nous ne connaissons pas d'autre animal capable de se suspendre sous l'eau de la mème manière.

Il peut projeter sa coquille d'une manière extraordinaire, soit pour sa défense, soit pour éloigner des obstacles, en continuant en même temps à y rester fixé par son pied. Il est probable que ce singulier mouvement est quelquefois occasionné par une petite espèce d'Hirudo!, parasite de cet animal et de beaucoup d’autres testacés d'eau douce; on en distingue une vingtaine et davantage, adhérents à ses côtés comme des filaments blancs très-délicats. Cette sangsue est assez commune, à certaines époques, sur l'Helix peregra, l'H. fossaria et l'H. nautileus, ainsi que sur la Patella fluviatilis, et probablement sur tous les autres animaux appartenant aux testacés univalves, qui habitent l'eau douce.

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