‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 205 sur 500 · BULLA HYPNORUM · texte numérisé non relu

BULLA HYPNORUM

BuLLA uypNORUM. Lin., syst, p. 1185. — Gmel., syst, p. 3428, 19. — Chem., conch., 1x, t. 403, F. 882, 883. À. B. ©. — Turt., Lin., iv, p. 353. — Schræt., Flussconch , t. 6, f. 9 et f. 45, A. B.

Bucc. HETEROSTROPHON. Lister, conch., t. 1059, f. 5. — Petit, gaz., t. 10, F. 8. — Favan.,t. 61, F. 18.

TurBo. Walk., min, shells, F. 54.

PLANORBIS TURRITUS. ÂMüller., verm., p. 169, n° 354.

BuLLa. Cinq ou six tours renversés, aigus, lisses, luisants, pellucides, de couleur cornée; le tour principal a la moitié de la longueur de la coquille, les autres vont en diminuant et se terminent en pointe fine; ouverture étroite au sommet, s'étendant un peu à la base; lèvre extérieure extrêmement mince; lèvre intérieure assez épaisse; columelle un peu dentelée en dedans. Longueur, cinq huitièmes de pouce; largeur, deux huitièmes.

On à quelquefois confondu cette espece avec la dernière décrite, mais elle s'en distingue aisément par ses spires en pointe, saillantes, et par l'ouverture, qui est beaucoup plus courte et plus contractée; elle est aussi plus luisante et plus foncée. C’est une co-quille plus locale; nous l'avons trouvée en assez grande quantité dans un fossé plem d'eau, près d'Exeter, et dans le Wiltshire, d’une taille extraordinaire, allant à près de trois quarts de pouce. Dans un étang recevant les eaux de l'Avon, dans ce comté, nous en avons vu en grande quantité, et dans la même localité 1l y avait aussi un grand nombre de B. fontinalis, mais qui ne communiquaient pas avec les autres, car nulle part on ue les a trouvées ensemble. C'est le Buccinulum fluviatile heterostrophon, de Petiver qui dit qu'on trouve cette espèce dans quelques étangs et fossés aux environs de Londres. Nous l'avons reçue du comté de Kent.

Da Costa connaissait cette coquille, mais il l'a citée par erreur pour le Turbo adversus, Bulla fontinalis de Linné, comme c'est évident par sa description et par la figure qu'il en donne.

Cette espèce et la précédente sont du petit nombre des espèces connues pour être hétérostrophes, ou tournées de droite à gauche, du sommet à l'ouverture; c'est-à-dire que les spires représentent un taraud allant à gauche, et tournant contrairement au mouvement apparent du soleil.

Linné et Gmelin paraissent avoir tout à fait ignoré l'histoire de cette coquille, qu'ils ont décrite comme habitant la mousse humide, ce qui signifie que c'est une coquille terrestre, tandis que c’est une coquille aquatique, dont l'animal ne peut demeurer hors de l'eau. Le dernier auteur à aussi exprimé ses doutes, si ce n'était pas une variété de

{ Gordiusinquilinus, Mull, Verm , 1. p. 33, n° 164

la B. fontinalis. Il est très-extraordinaire que de tels doutes aient jamais pu exister, même par la comparaison des deux coquilles, indépendamment de leurs habitudes; les animaux aussi sont essentiellement différents.

L'animal est d'un noir obscur; il a deux tentacules noirs, sétacés, assez longs; les yeux placés sur la tête à la base des tentacules ; le sustentaculum n'est pas tout à fait aussi long que la coquille.

I n'y à pas de membrane qui couvre le test, comme on le remarque sur la Bulla fontinalis.

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