‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 255 sur 500 · TROCHUS UMBILICATUS · texte numérisé non relu

TROCHUS UMBILICATUS

TrocHus UMBILICARIS. Br. zool., t. 80, f. 106. — Lister, conch., t. 640, f. 29 ? — Chem., conch., v,t. TA, f. 1685.

TrocHuSs UMBILICALIS. Da Costa, p. 46, t. 3, Ê. 4, 4.

TrocHUs cINERARIUS. Pull., cal. Dorsel., p. 44. — Don., br. shells, rx, t. 74.

Trocnus. Coquille forte, un peu aplatie, arrondie supérieurement; apex déprimé et non en pointe ; il y a cinq tours, à peu près égaux, qui ne sont séparés que par une suture filiforme, et garnis de stries spirales à peu près obsolètes ; couleur blanche, ou verdâtre, marquée de lignes longitudinales ondulées ou en zigzag, d'un pourpré clair ou foncé ; ouverture comprimée, anguleuse; ombilic grand, et perforé jusqu'au sommet. Diamètre, à la base, trois quarts de pouce; hauteur, cinq huitièmes. Les jeunes coquilles sont très-aplaties ; celles de trois huitièmes de pouce à la base ont à peine une hauteur d'un huitième.

In'y apas deux coquilles qui aient plusembarrassé les conchyhologistes que celle-ci et la précédente, et même les derniers auteurs ont entassé confusion sur confusion ; quelquesuns les ont considérées comme de la même espèce ; d'autres ont changé leur nom vulgaire et en ont fait trois espèces distinctes, d'après quelques signes accidentels. M. Pennant semble avoir assez bien défini cette espèce, quoique d'une manière très-concise ; mais il s’est trompé en désignant cette coquille comme l'umbilicaris de Linné ; cette espèce est très-différente et ne se trouve pas en Angleterre.

D'après un examen rigoureux des variétés de ces espèces, nous sommes étonnés qu'on ait pu les confondre. Cette coquille est toujours p'us arrondie en haut, plus comprimée ou plus aplatie, et l'anex est plus déprimé ; ce qu'il y a de remarquable, c'est que l’apex est formé d'une couche si mince, qu'elle est ordinairement usée, de sorte que si l'on introduit une petite épingle dans l'ombilic, la pointe pourra se sentir à l'apex.

Elles se distinguent essentiellement par la couleur et sont constamment différentes ; les raies de celle-ci sont toujours plus larges, et d'une couleur beaucoup plus fine, tandis que le cinerartus est constamment d'un cendré terne avec des raies si fines et si régulièrement disposées que la coquille paraît striée longitndinalement.

L'animal ressemble beaucoup à celui du T, cinerarius, mais il est plus foncé et annelé de noir sur les tentacules, et sur les cirrhes latéraux; les yeux sont pédonculés de la même manière et sont situés derrière ou plutôt sur le côté extérieur des tentacules.

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