‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 269 sur 500 · TURBO TENEBROSUS · texte numérisé non relu

TURBO TENEBROSUS

Tur8o. Coquille forte, courte, conique, à peu près aussi large que longue, de couleur brun-chocolat foncé, avec cinq tours ordinairement ventrus; le dernier occupe la moitié de la longueur de la coquille; apeæ en pointe obtuse; ouverture suborbiculaire; lèvre externe mince, excepté à l'angle inférieur où elle s'étend un peu, et de là continue à s’épaissir sur la lèvre interne ; intérieur d'un brun pourpré foncé; diamètre, un quart de pouce.

Cette espèce littorale se trouve dans la vase et sur les rochers près de la limite de la haute marée, et même dans des fossés soumis au flux journalier de la mer.

Nous avions longtemps considéré cette coquille comme une variété jeune àge du T. littoreus, où du T'. rudis ; mais des observations récentes nous ont porté à penser que c’est une espèce différente ; nous lui avons donc assigné une place distincte, mais ce ne fut pas sans quelque doute.

Elle n'est pas du tout commune, puisque nous ne l'avons trouvée jusqu'ici que dans

une ou deux localités de la côte de Devonshire, et obtenue une seule fois de Kent. Nous avons remarqué que là où elle est en plus grande quantité, on ne rencontre ni le liftoreus ni le rudis. La couleur est toujours plus foncée que l'une ou l’autre de ces coquilles , et sans taches quelconques; elle est faiblement ridée à travers les spires, mais rarement striée en spirale comme le li{oreus jeune, et cela d’une manière obsolète; ajoutez à ceci que la force de la coquille semble indiquer qu'elle est formée et tout à fait adulte ; on remarque en outre qu'il ne se trouve pas de tailles intermédiaires de la même couleur et de la même forme, excepté d'un dixième de pouce à un quart.

Nous devons cependant faire observer que quelques-unes de ces coquilles littorales ne sont pas du tout faciles à distinguer dans le pullus, où état de premier âge; et, en vérité, ce n’est pas sans peine qn'on parvient à en classer quelques-unes dont l'accroissement est plus avancé.

L'ouverture de cette coquille est munie d’un opercule corné, comme celui du T. liltoreus.

Lorsque nous considérons la grande variété à laquelle est sujet le T: littoreus dans ses différents degrés d’accroissement, nous croyons qu'il est juste de reconnaitre que ce n'est pas une petite difficulté de déterminer quelles sont, parmi les coquilles littorales de nos côtes, celles qui appartiennent réellement à cette espèce; les nuances et les gradations sont si intimement mêlées, qu'on peut à peine décider ce qui forme une ligne de démarcation caractéristique.

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