TURBO PULLUS
TurBo PuLLUS. Lin., sysl., p. 1233. — Gmel., syst. p. 3589, 6. — Pult., cat. Dorsel, p. 45.— T'urt., lin., 1v, p. 481. — Don., br. shells, 1, €. 2, f. 2 à 6. — Borlase, corn., p. 276.
TurBo picrus. Da Costa, p. 103, t. 8, f. 4, 3.
TurBo. Quatre ou cinq tours arrondis, lisses, luisants; le premier est grand et forme à peu près la moitié de la longueur de la coquilie; l'apex n’est pas très-aigu; couleur si variée qu'on trouve à peine deux exemplaires semblables, mais ils sont tous plus ou moins rayés et tachetés d’une manière élégante ; en général ils sont rouges ou pourprés, avec des lignes foncées ondulées, ou tachetés de blanc; quelquefois d'un brun pourpré avec des taches blanches. Une variété a les lignes extrêmement fines et paraissant comme des stries ; d'autres les ont larges ou marquées de bandes interrompues. Ouverture suborbiculaire, grande; dans les coquilles àgées, elle s'étend sur la columelle. Longueur, trois huitièmes de pouce; largeur, le double.
L'opercule appartenant à cette coquille semble avoir échappé à l'observation; 1l est vrai qu'il ne se trouve que dans les exemplaires vivants, qu'on rencontre rarement, à notre avis ; il est remarquablement fort, épais et testacé, très-convexe, blanc et lisse à
l'extérieur; la partie interne, lorsque l'animal est séparé de la coquille, est un peu concave, et a un petit tour de spire singulier près de l'une des extrémités.
Cette belle coquille est assez commune sur plusieurs points de la côte de Cornouailles, surtout à la baie de Whitsand et à Falmouth ; elle est aussi commune sur quelques rivages du Devonshire, particulièrement au sud, dans les sables de Milton, et au nord, à Ifracomb ; mais on l'obtient rarement vivante, si ce n’est à une marée très-basse, ou à l’aide de la drague. Le Dr. Pulteney en parle comme d’une coquille rare sur les rivages du Dorsetshire, et nous croyons qu'elle est plus difficile à trouver du côté de l’est.
L'animal est de même couleur que la coquille, avec deux tentacules filiformes trèslongs ; au-dessous de ceux-ci ct à la base, sont deux petits yeux noirs, près desquels on remarque deux faibles antennes, où cirrhes, et de chaque côté une autre plus petite que les tentacules; ces appendices sont en mouvement continuel et peuvent tourner dans toutes les directions.