TURBO JUNIPERI. PI. 4, fig
Schroeter, erdconch., p.140, t. 4,1 6.— Chem., conch., 1x, t. 155, €. 1236, À. B.
Tur8o. Coquille subcylindrique, opaque, brune. Huit ou neuf tours striés obliquement ; les tours ne sont pas arrondis ni très-élevés, mais bien définis par une ligne de séparation; les quatre premiers sont cylindriques, les autres diminuent et se terminent par un apex obtus ; ouverture suborbiculaire, marginée, réfléchie, blanche, garnie de sept dents, dont trois sur la lèvre externe et quatre sur la columelle 1; à la base derrière la lèvre interne, se trouve une singulière et grande cavité, formée par la contraction de la partie intérieure de la bouche, et les lèvres très-réfléchies; le bord de l'ouverture ne se rencontre pas tout à fait sur le tour principal. Longueur, plus d'un quart de pouce; largeur, pas la moitié de la longueur.
Cette coquille paraît rare ou du moins fort locale en Angleterre. Nous la trouvâmes, pour la première fois, il y a dix ou douze ans, en très-petite quantité, sur une vieille muraille couverte de mousse à Easton Grey, dans le Wiltshire ; nous ne l'avons plus rencontrée depuis, si ce n’est récemment; nous la découvrimes en grande quantité sur les racines des buissons de genévrier, sur les coteaux, près de Devizes, dans le même comté.
Chemnitz a donné une assez bonne figure de cette coquille, maiselle est trop grande ; il la compare au T. muscorum, mais elle n’est pas pellucide, son sommet est plus aigu, elle a deux tours de spire, et la bouche pourvue de dents ; il observe aussi, comme le remarque Schroeter, qu'elle est assez commune dans la Thuringe. Il parait en effet que c'est ce dernier auteur qui a fait connaître cette coquille à Chemnitz; mais malheureusement il l'a confondue avecle Turbo tridens, en citant l'Helix tridens de Müller.
Gmelin a commis aussi cette erreur en citant la coquille de Chemnitz pour son 7. tridens.
1 Ces projections, qu’on appelle ordinairement des dents, ne sont pas proprement des denticules ou protubérances en forme de dents, mais sont de fines lamelles dirigées spiralement en arrière et parallèles.
Celles de la lèvre interne peuvent, dans bien des cas, déborder la coquille d'une ligne.
Schroeter fait une description comparative entre cette coquille et le T, muscorum, et dit expressément que celle-ci a sept dents : sa figure à aussi des dimensions plus naturelles que celles données par Chemnitz, qui l'a figurée au double de sa taille réelle.