TURBO BIDENS. PI. 1v, fig
TurBo BIDENS. Linn., syst., p. 1249. — Gmel., syst. p. 3609, 37. — Turt. l'in., 1, p. 498. — Chem., conch., 1x, t. 112, f. 559 B. (jeune). — Läst., conch., t. 44, f. 39 (à droite). — 1d., angl., t.2, f. 10. — Pull., cat. Dorset., p. 46.
TurBo PERVERSUS. Br. z00., t. 82, f. 116. — Don., br. shells, 11, t. 72.
Heuix PERvERsUS. Müller, verm., 1, p. 18, n° 316.
STROMBIFORMIS PERVERSUS. Da Costa, p. 108.
TurBo. Douze tours renversés, coniques, un peu renflés au milieu et marqués de fines stries longitudinales ; les tours sont plutôt aplatis, mais bien définis par la suture. Cou leur d’un brun chocolat opaque; souvent de couleur cendrée, ou rayée de cendré, surtout les coquilles mortes ou celles qui ont été exposées au soleil; ouverture suborbiculaire ; la partie supérieure comprimée sur l'angle externe près du tour principal; lèvre interne garnie de deux plis semblables à des dents qui s’avancent beaucoup dans la coquille; le bord de la lèvre est blanc, un peu réfléchi; la lèvre interne ne se perd pas sur le tour principal, comme dans le T. perversus, mais elle est élevée eten est parfaitement détachée ; son tour inférieur, derrière la bouche, est un sillon proéminent et une dépression. Longueur, un demi-pouce ; largeur, un quart de la longueur.
Cette espèce est la plus commune de toutes les coquilles terrestres britanniques ; on la trouve de tous les côtés du royaume, dans les bois et dans les endroits ombragés, particulièrement sur les troncs d'arbres, sur les murailles garnies de mousse et de lierre. Lorsqu'elle est jeune, avant que la bouche soit formée, on la confond avec le T. perversus de Linné ; mais elle s’en distingue promptement même dans cet état par sa base un peu aplatie, et non encore développée ; ce qu'on ne remarque jamais dans l’autre, à quelque âge que ce soit, le dernier tour étant toujours arrondi. Elle diffère essentiellement aussi par la couleur, car dans aucun cas on ne la trouve de cette légère couleur cornée, verdâtre, pellucide.
Ainsi que d’autres auteurs, Da Costa a commis cette erreur. Donovan à évidemment donné une figure de cette coquille, mais il s’est trompé en citant le T. perversus de Linné, ainsi qu'en la croyant le S{rombiformis perversus de Da Costa. La coquille figurée par cet auteur est le 7. labiatus de cet ouvrage, quoiqu'il décrive par erreur le T. bidens comme le jeune äge de cette coquille.
Le docteur Solander appela cette espèce Turbo nigricans.
L'animal est de couleur foncée ; il a quatre tentacules courts, cylindriques, en massue ; les deux plus longs sont pourvus d'yeux à leur sommet. Les tentacules ne sont pas aussi longs en proportion que ceux du perversus; la couleur de l'animal est plus sombre.