TURBO PERVERSUS. PI. 1v, fig
TurBo PERvERSUS. Linn. syst., p. 1240. — Chem. conch., 1x, t. 4112, f. 959, a. — List. angl., t. 2, f. 11? — Favan, t. 65,1, 4. — Berkenhout, p. 206, 3. — Hill Swammerd, p. 69, t. 8, f. 4, 2. — Schroet. erdconch., p. 138, t. 4, Ê. 5.
Tur8o. Huit ou neuf tours renversés, terminés en pointe, subpellucides, réguñers, de couleur de corne jounâtre ou verdàtre, à stries obsolètes. Tours un peu arrondis, et divisés par une suture profonde ; ouverture suborbiculaire; lèvre externe un peu réfléchie ; lèvre interne non détachée ou se projetart sur ie tour principal; les bords sont blancs et minces. Dans les coquilles âgées on peut observer au tranchant de l'angle supérieur un nœud arrondi, obsolète, semblable à une dent; mais la plupart du temps iln'y en a pas. La longueur dépasse rarement un quart de pouce; largeur, un quart de la longueur. |
Cette espèce est extrèmement locale et pas aussi commune que le T. bidens, avec lequel on la trouve rarement. Nous l'avons prise dans le Wiltshire et dans le Cornouailles près de Penryn, adhérente, dans les deux localités, à des troncs d’arbres ; et dans le Devonshire, près de Kingsbridge, sous des écorces détachées de pommiers, où ne se trouvait aucune autre coquille que le T°. muscorum.
Aucune coquille plus que celle-ci ne paraît avoir embarrassé les conchyliologistes, car elle est généralement placée dans les cabinets comme un jeune âge du T. bidens.
Ilest probable que la difficulté d'obtenir un exemplaire avec la bouche dans un parfait accroissement a conduit à cette erreur. Elle en diffère cependant par la forme, par la taille, par la couleur et surtout par le tour inférieur, qui est égal et arrondi, tandis que le bidens à sur cette partie un sillon proéminent et une dépression; en outre le pilier de la lèvre de celle-ci se réfléchit par-dessus et adhère au tour principal en formant une petite dépression où subombilic : dans l'autre, la lèvre interne est parfaitement détachée, épaisse et proéminente.
Chemnitz a donné une mauvaise figure de cette coquille et une variété, qui sans doute n'est autre chose qu'un jeune du T. bidens.
IL est probable que Da Costa n'avait jamais vu cette espèce et qu'il a pris le bèdens pour la jeune coquille etle T. labiatus pour la coquille adulte. Linné spécifie particulièrement sa coquille comme sans dents lorsqu'il dit : « Turbo perversus, testa lurrila, pellucida, anfractibus contrariis apertura edentula. » West certain que Gmelin n’a pas donné cette espece pour son perversus, car il dit : «Testa pellucida, anfractibus contraris non crenalis, apertura tridentata. » D'après ce caractere spécifique anssi bien que
d'après la taille, qui est regardée comme de trois quarts de pouce de longueur, il v a peu de doute que sa coquille ne soit le T. laminatus.
L'animal est foncé en dessus, clair en dessous; il a quatre tentacules courts, cylindriques, en massue, garnis d'veux au sommet des plus longs.