HELIX AURICULARIA. PI. vr, fig
HELIX AURICULARIA, Linn., syst, p. 1240. — Gmel., syst, p. 3662. — Chem., conch., 1x, t.135, f. 1941-4249. — Guall., t. 5, F. 6. — Favan., t. 61, E, 3, E, 11.— Lister, conch., t. 123, F. 22. — Id., angl., t. 2, f. 23. — Schroeter, flussconch.,
t. 6, Ê. 4, 5. — Müller., verm., 11, p. 126, n° 322. — Br., zool., t. 66, f. 138. Turt. lin. 1V, p. 540. — Pult., cat. Dorset, p. 49. — Don., br. shells, 11, €. 54, Ê. 1.
TurBo PATULUS. Da Costa, p. 95, t. 5, f. A7.
Hezix. Coquille mince, fragile, subpellucide, d'un jaune clair; quatre tours de spire, dont le premier extrêmement grand forme presque toute la coquille; apex en pointe très-aiguë : le plus grand tour est ridé longitudinalement et souvent marqué d’une dépression profonde ; ouverture subovale, très-grande; lèvre externe très-étendue, mince et un peu réfléchie, surtout à la base ; la partie supérieure s'élève assez haut, est arrondie à sa jonction et se projette souvent en angle droit; lèvre interne repliée ; intérieur lisse, jaunâtre. L’extérieur de la coquille est un peu luisant, mais souvent couvert d'un épiderme brun ferrugineux. Longueur, un pouce où davantage; largeur, trois quarts de pouce.
En général, on fait une seule espèce de cette coquille et de celle qui précède : il y à en effet une grande ressemblance entre quelques-unes des variétés, mais le caractère distinctif se trouve dans la coquille dont nous nous occupons au second tour de spire, qui est beaucoup plus petit, et comme s'il était enfoncé dans le tour principal; l'ouverture est beaucoup plus grande, plus étendue, et s'élève autant que le côté opposé du même tour; et la coquille est généralement plus ventrue.
Ce n'est pas du tout une espèce commune, quoiqu'elle se trouve en quantité dans quelques localités, dans les grands étangs et dans les rivières. Nous l'avons trouvée d’une taille remarquable dans l'Avon, au nord du Wiltshire, et elle est assez commune dans le Kennet, Berkshire.
Le Dr. Pulteney en parle comme d'une coquille du Dorsetshire, mais nous n'avons jamais pu la trouver ni dans ce comté, ni dans le Devonshire, pas plus que dans le Cornouailles, où l'H. peregra est si commun.
L'animal est d’un jaune-verdàtre terne; la tête est large; il a deux tentacules larges, aplatis, coniques, tachetés d’un jaune plus brillant : les yeux sont placés sur la tête, à la base des tentacules. Il peut se retirer dans sa coquille de même que l'H. peregra,
et il n'en couvre aucune partie lorsqu'il est en mouvement, de même que l'H. glulinosa.