HELIX PUTRIS. PL vi, fig
HELIX puTRIS. Lin., syst., p. 1249. — Gmel., syst, p. 3659. — Chem., conch., 1x, t. 135, [. 1248. — Schrocter, erdconch., p. 128, €. 4, FE. 2. — Id., flussconch., p. 265. n° 98. — Hill. swammerd., p. 69, t. 8, f. 4. — List, conch., t. 193, F. 23. — Id, angl., t. 2, £. 24. — Turt., lin., 1v, p. 538. — Guall.,t 5, H.
HELiIx LiMoSA. Pull., cat. Dorset., p. 48.
HELIX SUCGINEA. Muller, Verm., 11, p. 97, n° 296.
TURBO TRIANFRACTUS. Da Costa, p. 92, t. 5, F. 13.
Heuix. Coquille extrêmement fine, pellucide, de couleur jaune-rougeàtre, tirant sur l'orangé ; à trois tours de spire : le premier: très-grand, formant au moins les quatre cinquièmes de la coquille ; les autres naturellement {rès-petits, mais celui du milieu est bien plus long que celui qui forme le sommet : il est un peu ridé longitudinalement
mais lustre; ouverture ovale, s'étendant aux deux tiers de la longueur de la coquille ; lèvre externe extrêmement fine, souvent elle est tout à fait membraneuse et élastique; lèvre interne très-légèrement épaissie. Longueur, trois quarts de pouce; largeur, moins d'un demi-pouce, mais ordinairement moins grande.
C'est une espèce très-commune dans les lieux humides, parmi les saules et les plantes subaquatiques ; dans le premier âge elle est d’un jaune verdàtre, presque membraneuse, et ensuite elle devient plus jaune. Les coquilles mortes sont souvent blanches.
L'animal n’est pas aquatique, quoiqu'il habite toujours près de l'eau, ou dans des endroits humides, sur les tiges ou les feuilles des plantes; il est vrai qu’on le trouve parfois dans l'eau, mais nous pensons que c’est plutôt par accident que par choix, et bientôt il tâche de revenir à terre ou sur quelque plante voisine.
On a étrangement confondu cette espèce avec ses congénères l'H. peregra et le jeune àge de l’H. auricularia, mais il est facile de l'en distinguer par sa transparence et par la forme du tour principal, qui est très-peu renflé et se retrécit vers le second tour sans faire aucune saillie à la jonction; d’un autre côté, la suture est beaucoup plus oblique ; elle n'est jamais couverte d'un épiderme, et elle est plus délicate en proportion de sa longueur.
Chemnitz a donné une assez bonne figure de cette coquille; il cite l'H. putris de Linné, et Gmelin cite la figure de Chemnitz pour son H. putris.
La description de Da Costa semble répondre assez bien à cette coquille, mais sa figure ressemble plus à l’H. peregra. Il a cité l'H. putris de M. Pennant, qui est certainement cette coquille, non-seulement par la figure qu'il en donne, mais aussi parce qu'on la décrit comme habitant les étangs.
L'animal de cette coquille a quatre tentacules, situés comme dans presque toutes les limaces de terre, deux longs et deux courts; les yeux sont placés au sommet des plus longs !; cependant ces tentacules sont plus courts en proportion, et un peu en massue à l'extrémité; à peu près à la moitié inférieure se trouvent des espèces d’anneaux, qui, à partir de cet endroit, s’agrandissent et continuent cylindriquement jusqu'à la base ; ils sont noirâtres derrière et se terminent à une ligne de chaque côté de la tête. En général, la couleur de l'animal est jaunâtre pâle, tachetée de cendré ; en proportion de sa coquille il est plus grand qu'aucun autre que nous connaissions, excepté celui de l'H. glutinosa, qui ne peut pas sortir son corps au delà du bord de l'ouverture.