‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 332 sur 500 · HELIX LUTEA. PI. 6, fig · texte numérisé non relu

HELIX LUTEA. PI. 6, fig

Heux. Coquille subovale, subpellucide, assez forte, lisse, de couleur jaune-orangé terne ; à peine trois Lours, dont le premier est extrêmement grand, les autres très-petits : sommet obtus, peu saillant; ouverture étendue, ovale; lèvre externe non atténuée ; lèvre interne assez forte, et un peu répandue sur la columelle. Longueur, à peu près un pouce ; largeur, plus d’un quart.

Cette coquille a un peu de l'aspect de l'A. limosa, mais elle n’est pas si ventrue, et quoique de taille plus petite, elle est toujours beaucoup plus épaisse et plus forte. Si jamais elle s'était rencontrée dans l'eau douce, nous eussions été portés à la considérer comme une variété de cette espèce ; mais jusqu'à présent on ne l’a trouvée que sur le bord de la mer, et cela rarement.

Nous l'avons prise sur la côte sud de Devon, et nous croyons qu'elle a été prise au filet dans la baie de Salcomb, mais en général mutilée à l’apex et jamais vivante ; d'après cette circonstance, on peut douter qu'elle appartienne réellement à ce genre de coquilles. Tout ce que nous pouvons dire maintenant sur ce sujet, c'est que sa texture est plus forte que celle des coquilles qui s'en rapprochent, et que le nombre des tours est inférieur à celui que présentent les espèces qui lui ressemblent le plus. Si la texture délicate de nos coquilles d'eau douce pouvait supporter la violente agitation de la mer, et les frottements qui en résultent, sans aucun doute on en trouverait beaucoup sur nos rivages; mais il arrive très-rarement qu'on en rencontre même dans nos baies à l'embouchure de nos rivières. Je n'ai jamais rencontré sur nos rivages que l'A. vivipara.

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