‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 331 sur 500 · HELIX GLUTINOSA. PI. vi, fig · texte numérisé non relu

HELIX GLUTINOSA. PI. vi, fig

HELIX GLUTINOSA. Gmel., syst., p. 3659. — Turt., lin., 1V, p. 537.

BucciNuM GLUTINOSUM. Muller verm., 11, p. 129-323.—Schrocter, flussconch., p. 271, n° 19:

Heux. Coquille extrêmement fine, diaphane, suborbiculaire, d'une couleur cornée jaunâtre luisante, à peu près lisse ou imperceptiblement ridée : trois tours dont le premier, ou principal, forme presque toute la coquille ; les autres extrêmement petits, et si peu saillants qu'à peine on peut les voir ; la coquille placée la bouche en haut : ouverture ovale très-grande, s'étendant à peu près jusqu'au sommet; pas de duplicature réelle sur la lèvre interne, nila moindre disposition à une dépression, où ombilic : mais

1 Ilest mieux établi dans un autre endroit que les espèces aquatiques de limaces, ou celles qui peuvent exister sous l’eau, ne possèdent invariablement que deux tentacules, et ceux-ci sont dépourvus d'yeux au sommet. Linné, aussi bien que Gmelin, remarque surtout que l'animal de l'A patris a quatre tentacules, caractère suffisant pour terminer toute controverse, car, aucun des animaux habitant la coquille que l’on a confondue jusqu’à présent avec celle-ci n’a plus de deux tentacules, et encore diffèrent-ils par la forme.

la partie inférieure du corps est plus opaque et plus ridée, moins luisante à une distance assez grande de l'ouverture qu'à aucune autre partie de la coquille. Longueur, plus d'un demi-pouce; largeur, trois huitièmes.

Cette espèce fut d'abord mentionnée comme coquille anglaise par M. Boys, qui, avec sa libéralité ordinaire, nous en donna plusieurs exemplaires accompagnés d'observations intéressantes. C'est une espèce aquatique, qui est assez commune dans les marais de Deal.

L'animal n'a que deux tentacules aplatis, triangulaires, avec les yeux à la base, et quand il est tranquille il couvre sa coquille d’une membrane fine et transparente.

On la trouve sur les feuilles du Nymphæa lutea.

Nous sommes portés à croire que cette coquille est très-locale en Angleterre, quoiqu'on ait pu la prendre pour le jeune âge de l'auricularia, dont cependant elle se distingue aisément par sa texture membraneuse, sa forme obtuse et son sommet déprimé, ainsi que par l'absence d'un subombilic, formé par la lèvre réfléchie de cette coquille : l'animal diffère aussi essentiellement.

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