‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 334 sur 500 · DD SA MONTAGU · texte numérisé non relu

DD SA MONTAGU

sans quelque doute. ‘La longueur de cette coquille est rarement de plus de cing hui. tièmes de pouce, et trois huitièmes de largeur.

La seule différence parait consister dans le tour principal de cette coquille, qui est moins ventru à sa jonction avec le second que dans l'Auricularia; elle est aussi plus mince et plus transparente, et la bouche n'est pas si dilatée.

Nous reçümes pour la première fois cette coquille de M. Boys de Sandwich, où elle est assez commune; depuis, nous l'avons trouvée en petite quantité dans la rivière de l'Avon, dans le Wiltshire.

La coquille ici décrite répond très-bien à la description et à la figure données par Chemnitz, et que Gmelin cite pour l'A. limosa de Linné.

A1. HELIX LÆVIGATA.

HELIX LÆVIGATA. Lin., syst., p. 1250. — Gmel., syst., p. 3663. — Pult., cat. Dorset, p. 49.— Turt., lin., iv, p. 540.— Don., br. shells, 111, €. 105. — Walk., min. shells, €. A7.— Br. zool., t. 86, f. 139.

HELIX NERITOÏDEA. Chem., conch., x, t. 165, F. 1598, 1599?

Heux. Coquille mince, fragile, subpellucide, de couleur chair ; à trois tours, le premier très-grand, les autres fort petits, très-peu élevés, et presque latéranx ; apex comprimé. Cette coquille est ridée en travers et légèrement striée longitudinalement ou en spirale, mais toujours couverte, lorsque l'animal est vivant, d’un épiderme épais, rude, brun, placé généralement en spires régulières, équidistantes, membraneuses ; ouverture suborbiculaire très-grande, avec un bord mince; intérieur lisse, d'un brun clair ürant sur le pourpré, parfois à peu près blanc, sans ombilic.

Cette coquille paraît rare, mais elle se trouve en certaine quantité sur quelques-uns de nos rivages. Nous l'avons prise au filet à Southampton, à Torcross et à Salcomb, dans le Devonshire : nous en avons trouvé aussi de très-petits exemplaires sur le rivage de Teignmouth et à Falmouth, dans le Cornouailles. La plus grande coquille de notre cabinet est d’une longueur de trois quarts de pouce ou plutôt davantage, et la largeur est de cinq huitièmes ; mais on la trouve rarement d’une longueur d’un demi-pouce. M. Pennant s’est trompé en supposant qu’elle habite l'eau douce; c'est plutôt une coquille pélagienne, qu'on prend rarement vivante, sinon en pèchant à fond avec un filet. Le Dr. Pulteney la donne comme une coquille du Dorsetshire, et dit qu'on la trouve sur le rivage à Studland. Nous l'avons prise aussi à cet endroit et l'avons reçue très-petite de M. Boys, de Sandwich, pour les espèces figurées par Walker.

Nous avons renvoyé avec doute à la figure donnée par Chemnitz, car elle parait plus régulière, fortement striée en sens longitudinal; elle semble avoir un sillon où rainure à la lèvre interne, et laisse mieux voir la columelle : cependant cet auteur cite la coquille de Walker.

Si c'était l’'H. neriloidea en mauvais état, ce pourrait être aussi la Bulla velutina de la Zool. Dan. de Muller.

Animal blanchâtre, avec deux tentacules courts, sétacés, et deux veux placés à leur base postérieure ; sustentaculum large, ovale.

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