‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 335 sur 500 · HELIX DETRITA. PL 1v, fig · texte numérisé non relu

HELIX DETRITA. PL 1v, fig

Hezix perriTA. Pult., cat. Dorset, p. 49. — Chem., conch., 1x, t. 134, f. 1225, À, D. — Gmel. syst., p. 3660.— Gualt., t. 5, N. — Muller, verm., 1, p. 101, n° 500.— Turt. lin, 1v, p. 538. — Schroct., Erdconch., p. 27, t 1, f.1.— Id. Flussconch., p. 324.—t. Min. A,f. 4 L

Heiix ACUTA. Gmel., syst., p. 3660, 136. — Turt., lin., iv, p' 538. — (Gruall., À. 4, [. N. — Muller, verm., n, p. 100, n° 297. — Chem., conch., 1x, t. 1324, f. 124, n. 1, >, — Favanne, t. 65, A. 5.

Hezix. Coquille subpellucide, conique, se terminant en pointe assez aiguë; six tours de spire, pas très-élevés, mais un peu arrondis, et bien définis par une ligne de séparation; couleur blanche, un peu luisante, faiblement ridée en sens longitudinal, et ordinairement marquée d’une bande ou fascie. Au milieu du tour principal, se prolongeant en spirale sur la base de l’autre tour, graduellement plus étroite et se perdant sur le quatrième tour ; lèvre externe mince; lèvre interne un peu réfléchie sur la columelle, formant une petite cavité ou subombilic. Longueur, trois quarts de pouce; largeur, trois huitièmes.

Cette espèce paraît varier beaucoup quant à ses bandes ; quelques coquilles ont trois fascies sur le tour principal; celle du milieu est très-étroite, et les deux autres sont larges ; le second tour en a une et quelquefois deux; les autres tours ont aussi quelquefois une bande, mais jamais à la suture. D’autres ont les fascies coupées en chaïnette, mais plus petites et peu apparentes, surtout à la partie inférieure et près de la bouche.

Le Docteur Pulteney dit que cette coquille a été trouvée près de Weymouth, par M. Bryer. Nous en avons recu des exemplaires de ce dernier, qui nous annonça aussi qu'il les avait trouvés dans un étang près de Weymouth, et dans un ruisseau près de Dorchester ; mais elle est rare dans les deux localités, et tous les exemplaires anglais qu'il a vus étaient sans bandes.

Ces derniers ne sont pas si blancs ni si opaques que les exemplaires exotiques, mais sont plutôt d'une teinte cornée légère; ils sont plus minces et plus diaphanes, et lorsque l'animal est resté à l'intérieur, il se contracte et donne une couleur plus foncée aux tours supérieurs.

C'est assurément une espèce très-rare, car une coquille de cette dimension n'aurait pas échappé si longtemps à l'attention.

L'H. acuta, figuré par Chemnitz et qu'il désigne comme se trouvant en Italie, ne paraît être qu'une variété de l'A. detrita.

Gmelin les a considérées comme distinctes; mais 1l s’est trompé en citant dans la Conchyliologie de Lister, t. 19, f. 14, le Turbo fasciatus de cet ouvrage, qui en diffère complétement, et qui semble n'avoir pas été connu de Linné. Muller a commis la même erreur. Le Dr. Pulteney avait certainement considéré l'H. detrila et l'acuta comme de simples variétés, puisqu'il cite à la fois ces deux coquilles figurées par Chemnitz.

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