‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 336 sur 500 · HELIX VIVIPARA · texte numérisé non relu

HELIX VIVIPARA

HELIX viviparA. Lin., syst, p. 1247. — Gmel.. syst., p. 3616, 105. — Chem... conch., 1x, t. 132, f. 1189 à 4185. — Petiv., Gaz., t. 99, Î. 46. — Guall., t. 5, A. — Lister, conch., t. 126, f. 26. — Id., tab. anat., f. 6. — Id., angl., t. 2, f. 18. — Schroeter, Flussconch., t. 8, f. 1, 2. — et T. Min., C.f. 6 — Farvan.,t 61, D. 9. — Br. zool., t. 84, f. 132, et t. 85, figure du haut (jeune). — Don., br. shells, 11, t. 87. — Turt., lin., iv, p. 528. — Hill, Swammerd., p. 75, t.9,f. 13. — Pult., cat. Dorset, p. 48.

HELix compACTILIS. 1d., p. #8 (jeune).

CocaLEA viviparAa. Da Costa, p. 81, t. 6, F. 2, 2.

NERITA ViviPARA. Muller, verm., 11, p. 182, n° 370.

Herix. Six tours renflés, séparés par une ligne déprimée , de forme subconique, se terminant brusquement par une petite pointe; couleur vert-olive, avec trois bandes sur e tour principal et deux sur les tours supérieurs, Ces bandes deviennent plus faibles

et s'effacent avant de’ gagner le quatrième tour ; de légères rugosités transverses, dont deux ou trois plus fortes et plus grossières que les autres, semblent marquer l'accroissement annuel de la coquille : ouverture suborbiculaire, un peu contractée à la partie supérieure : lèvre interne réfléchie, et derrière laquelle se trouve, dans quelques exemplaires, un subombilic ; intérieur lisse, blanc, fascié comme l'extérieur. Longueur, rarement un pouce et demi; largeur, un pouce.

Da Costa s'est trompé, sans aucun doute, en disant que cette coquille se trouve dans toutes nos rivières et eux stagnantes; car nous ne l’avons jamais rencontrée que dans la Tamise et autres eaux qui communiquent avec ce fleuve. Dans le voisinage de Reading, près de la jonction de la Kennet avec la Tamise et dans les ruisseaux voisins, elle se trouve en très-grande quantité; mais elle devient rare au delà de la première rivière, et on ne l'y trouve plus avant Newbury.

Le même auteur s’est aussi trompé en disant l’opercule de cette coquille testacé ; car il est d'une substance cornée, flexible, ridée concentriquement, et d'une couleur brunrougetre pellucide.

L'animal est vivipare et produit beaucoup : nous en avons pris un grand nombre de jeunes dans de grandes coquilles; ils avaient tous une enveloppe testacée et un opercule.

Les coquilles qui ne sont pas arrivées à leur demi-accroissement ont les spires moins sallantes, et les tours ne sont pas aussi renflés ; dans cet état on les a prises pour une espèce distincte. C'est ainsi que nous considérons l'A. compactilis du Dr. Pultenev, et la coquille figurée par M. Pennant, sans numéro, dans la planche 85, comme étant la mème espèce.

L'H. vivipara est une des plus grandes coquilles d'eau douce d'Angleterre; elle résiste pendant longtemps à la violence des mouvements de la mer, de sorte qu'on la trouve parfois sur nos rivages les plus agités; nous l'avons pêchée à Torcross, et elle était occupée par le Cancer bernardus. La rivière la plus voisine est la Dart, à une distance de six milles, apparement trop rapide pour cette espèce ; il est probable qu'elles habitèrent un lac d’eau douce voisin, qui sortit de son lit depuis quelques années et communiqua temporairement avec la mer : toutefois on ne l'a rencontrée dans aucune des rivières du Devonshire.

Page 1