HELIX LABIOSA. PL. 5, fig
*TurBo cosrTaATus. Pull. cat. Dorsel., p. 45.
Turso ALBUS. Br. zool., n° 114, t. 79? — Turt., Lin., 1V, p. 497?
TURBO MEMBRANACEUS. Lin., Trans., v, p. 2,t. 4, f. 14-45. (Adams).— Turt., Tÿn., 1v, p. 500.
STROMBIFORMIS ALBUS. Da Costa, p. 116?
Hezrx. Coquille subconique, subpellucide, de couleur corné-clair, avec sept et rarement huit tours de spire un peu aplatis se terminant en une pointe fine, el garnis de quinze à dix-huit petites côtes sur les trois plus grands tours; les plus petits tours sont lisses ; apex tirant souvent sur le pourpré : ouverture ovale, lèvres blanches, épaissies en dedans; le bord de la lèvre externe mince, un peu réfléchi, gibbeux, ordinairement d'un brun tirant sur le pourpré, eten général plus blanc que le reste de la coquile ; lèvre interne s'étendant sur le tour principal, columelle ondulée à l’intérieur, formant une petite élévation semblable à une dent obsolète.
L'ouverture fournit un caractère saillant ; elle représente à peu près la moitié de la coquille et rend, par conséquent, le tour principal grand en proportion; elle est un peu oblique ; le bord est réfléchi et contracté par l'épaisseur de la coquille.
Une variété est beaucoup plus mince et plus pellucide ; plusieurs individus sont tout à fait dépourvus de côtes; d'autres n'en ont que quelques-unes sur la partie supérieure d'un ou de deux des plus grands tours qui présentent souvent des taches longitudinales ou ondulées brunes : elles sont aussi ordinairement plus grandes, et les lèvres sont moins épaisses, mais le bord de l'ouverture est également évasé.
Il faut observer dans ces coquilles que la surface du tour principal est constamment dépourvue de côtes et que, dans les coquilles fraîches, l'intérieur de la bouche est extrémement luisant : les autres tours de spire sont aussi très-peu élevés et la ligne de séparation très-fine; les coquilles usées en présentent à peine la trace : on trouve souvent celles-ci tout à fait blanches. Les exemplaires vivants sont couverts d'un épiderme brun-jaunûtre.
La longueur est de plus d'un quart de pouce ; largeur, à peu près la moitié de la longueur.
Cette espèce est assez commune dans le Cornouailles, surtout à Falmouth, et elle se trouve également en quantité sur la côte sud du Devonshire et du Dorsetshire: et la variété lisse, à Southampton. Nous l'avons trouvée aussi, mais en petite quantité, aux environs de Biddeford au nord de Devon et sur la côte sud du pays de Galles.
Dans nos communications avec notre digne ami, feu le docteur Pulteney, nous lui envoyàmes cette coquille qu'il reconnut pour être son Turbo costatus et, par conséquent, prouva d'une manière claire qu'il était tombé en erreur en citant le Turbo parvus de Da Costa; il est possible cependant qu'il ait eu raison en citant le Strombiformis albus du même auteur, car nous trouvons qu'il n'est pas le seul de cette opinion, puisque cette coquille est assez communément considérée comme telle par les collecteurs.
Elle fut figurée dans le Triton britannicus *, où nous observames que ce nom lui était donné; le docteur y renvoie aussi.
1 Aucun ouvrage n'a paru sous ce titre sur la conchyliologie. Le docteur Pulteney l'attribue à M. S., et nous apprend que c’est une nouvelle impression des planches de Da Costa, avec un supplément de sept
planches.
Nous confessons qu'en citant Da Costa c'est plutôt d'après l'opinion populaire que d'après la nôtre que sa description doit être conservée : il est vrai que la variété lisse de cette coquille, lorsqu'elle est usée et blanchie, est d’un blanc laiteux, luisant, et que les tours de spire sont à peu près unis, c’est-à-dire non proéminents l'un derrière l’autre, séparés seulement par un léger sillon. Quant à cette partie de la description de Da Costa, il y aurait donc quelque chose de vrai dans cet état; mais nous ne pouvons concevoir comment on la placerait dans le genre strombiformis ou les helix en pointe de cet auteur, coquilles dont les caractères sont : « d'être très-longues, délices, et de forme conique. « Dans sa description spécifique il dit cependant : « de forme conique non déhée, mais très-renflée. »
Nous avons très-peu de doute que le Turbo membranaceus de M. Adams ne soit une variété droite de cette coquille, avec laquelle on la rencontre souvent, et qui s'accorde exactement avec la description de ce naturaliste, excepté au sujet du nombre des tours qui varie, comme on sait, avec l'âge : sa figure est beaucoup eflilée, erreur que son graveur n'a pas commise dans les figures de grandeur naturelle.