‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 348 sur 500 · HELIX ASPERSA · texte numérisé non relu

HELIX ASPERSA

HELIX AspErsa. Gmel., syst, p. 3631, 58. — Mull., verm., n, p. 59, n° 253. — Chemn., conch., 1x, t. 130, F. 4156-1458. — Lister, conch., t. 49, ©. 47.—Id., Angl., 1.2, 1, 2. — Petiv., gaz., t. 65, F. #4. — Turt., Linn., iv, p. 515. — Favan., t. 63, D, 2, 3, 4. — Donovan, brit. shells, 1v, t. 131.

HELIX HORTENSIS. Br., 3001., t. 84, f. 129. — Turt., Linn., iv, p. 529.—Nal. mise, {. 30.

HELIX LUCORUM. Pulleney, cat. Dorsel. p. #8.

CocnLEA VULGARIS. Da Costa, p. 72, t. 4, f. A.

Heuix. Coquille subglobuleuse, à quatre tours, dont les supérieurs sont placés un peu latéralement : ouverture semi -lunaire, plutôt allongée ; bord réfléchi, de couleur blanche; sans ombilic. Diamètre à peine d'un pouce et demi.

Elle varie beaucoup par la couleur et par les taches, mais elle est ordinairement blanche, avec des fascies d'un brun foncé, qui sont souvent brisées, et paraissent bigarrées sur tout le dessus de blane et de brun tirant sur le pourpré ; quelques coquilles sont enuièrement d'un brun-jaune terne, sans fascies ou raies.

Une variété aceidentelle avec des tours sénestres fut trouvée à Dartford par le docteur Latham; nous observàämes dans le cabinet de M. Swainson une autre variété avec les circonvolutions très-étendues et détachées, présentant une singulière forme spirale comme un tire-bouchon.

A l'approche de l'hiver, l'animal forme une enveloppe à l'ouverture, où un opercule de substance coriace, qu'il garde pendant la saison froide ; mais il l'abandonne des le retour de l'été, aussitôt qu'il commence à marcher.

On pouvait s'attendre à ce que dans l’histoire de cet animal, si longtemps célèbre pour faire concurrence à Cupidon, il serait dit quelque chose sur un sujet si singulier et si extraordinaire.

Cependant il a déjà été écrit par différents auteurs tant de choses plus que douteuses sur les propriétés de ces animaux, qu'ilest difficile d'y ajouter foi. Et nous demandons la permission de renvover nos lecteurs curieux à des détails plus récents sur les limacons, détails donnés dans le premier volume de l'ouvrage intitulé : Naturalisl's Miscellany. L'auteur prépare très-convenablement le lecteur à ajouter foi à de telles merveilles, en disant : « Je dois inviter mes lecteurs à s’armer de toute leur foi philosophique pour recevoir les détails surprenants, etc., etc. »

Il faut admettre que l'animal hermaphrodite de l'Helir aspersa, aussi bien que celui de VH. nemoralis, (ou au moins quelques-uns d'eux) possèdent pendant certaines sarsons des petits organes testacèés; mais nous avons beaucoup de raisons de douter que ce soient des dards, bien qu'il soit naturel de penser que ces animaux en sont pourvus, afin de s'exciter l’un l’autre, car ce n'est que pendant cette saison qu'ils les possèdent. S'il en était ainsi, nous aurions été très-malheureux dans nos observations, car dans aucun cas nous n'avons pu voir le dard pénétrer, quoique les animaux soient très-rapprochés l’un de l’autre; ce dard peut irriter, mais il n’est ni assez fort, ni assez aigu pour entrer dans la peau dure dont les Heliæ sont revètus; et, en vérité, la sécrétion extrèmement gluante dont ils sont pourvus si copieusement adhère d'une manière si forte à ces spicula, lorsqu'ils sont entièrement projetés, qu'elle les retient pendant quelque temps. Peut-être nous dira-t-on un jour que ce fluide épais est nécessaire pour que les

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dards ne se perdent pas après qu'ils ont été lancés; mais, quoi qu'il arrive, nous regarderons ces explications comme fabuleuses ainsi que beaucoup d’autres détails avancés par différents auteurs.

Ces dards tant célébrés sont d’un blanc pellucide et tres-fragiles; leur longueur est d'environ un quart ou trois huitièmes de pouce, et un peu triangulaires comme la lame d'une petite épée.

Quelques auteurs paraissent avoir considéré cette coquille comme l'Helix lucorum de Linné; mais cela est fort douteux. Gmelin ne le pensait pas, car il a donné tous les synonymes de cette espèce à son 11. aspersa, et a fait de son Æ. lucorum une coquille très-différente, dont la figure se trouve dans la Conchyliologie de Lister, tab. 1058, fig. 4.

Le docteur Turton a confondu les synonymes de l’aspersa avec ceux de l'hortensis, sans considérer la première comme coquille anglaise, et par conséquent il a cité la coquille de Lister, de Pennant et de Da Costa, pour l'hortensis.

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