‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 347 sur 500 · HELIX POMATIA · texte numérisé non relu

HELIX POMATIA

HELIx POMATIA. Linn., sgst., p. 1244. — (Gmel., syst., p. 3627. —Chemn., conch., IX, t. 128, f. 1138. — Id., xx, t. 108, f. 908 à 912, var. sénestre. — Lister, conch., t. 48,f. 46. — Id., Angl., t. 2, f. 1. — Br. zool., t. 84, f. 198. —Guall., t. 4, A. B. C. — Schroeter, Erdconch, p. 445, t. 1, f. 10. — Da Costa, p. 67,t.4,f. 14. — Favanne, t. 63, D, 12E, var. sénestre. — Hill., Swammerd., p. 65, t. 4, f. 2-3.— Pull, cal, Dorset, p. #7. — Turt., Linn., 11, p. 513. — Donovan, bril. shells, 1x, t. 84. — Müll., verm., 11, p. 43, n° 243.

HELiIx POMARIA. Mull., verm., 11, p. 45, n° 244, var sénestre.

Hecix. Coquille subglobuleuse, assez forte, subpellucide, à cinq tours de spire arrondis, très-ridés longitudmalement; d’un brun jaunètre ; ordinairement le tour principal présente trois bandes, dont l’unese prolonge sur le second tour : ouverture semi-lunaire, bord épaissi et tournant un peu en dehors; lèvre interne très-réfléchie sur l'ombilic. Diamètre, environ deux pouces.

C'est la plus grande espèce de coquilles terrestres qu'on trouve en Angleterre; elle est sujette, de même que l'Helix commun des jardins, à beaucoup de variété dans la couleur ; quelques coquilles sont à peu près blanches, et présentent à peine l'apparence de bandes. Ce n’est pas une espèce aborigène de ce royaume, mais elle y fut introduite vers le milieu du seizième siècle, tout à la fois comme un objet d’aliment, et comme utileà la médecine. On suppose qu'elle fut d'abord importée de l'Italie, où elle se multiplie d'une manière prodigieuse. C'est l'espèce la plus commune aux environs d'Ashted, Boxhill, Leatherhead, Darking et les endroits voisins.

On dit aussi que sir Kenelm Digby en répandit aux environs de Gothurst, près de Newport Pugnal, dans le Buckinghamshire, où elles ne réussirent pas bien. M. Morton nous informe que lord Hatton en mit à Kerby, dans le Northamptonshire, mais qu'elles ne s y reproduisirent pas.

On les emploie comme aliment dans un grand nombre de localités du continent, surtout au printemps; on les conserve et même on les engraisse dans ce but; mais nous ne trouons pas qu'elles arrivent à cette taille dont parle Varron, qui dit que les coquilles contiendraient dix pintes. Elles étaient un mets favori pour les Romains, qui avaient leurs cochlearia, ou élevoirs, et les engraissaient, nous dit-on, avec du son et de la lie de vin.

Suivant Da Costa, on a trouvé cette espèce dans l'Oxfordshire, aux environs de Woodstock et de Blanden, dans le Gloucestershire, près de la paroisse de Chedworth et dans le Dorsetshire. Cependant le docteur Pulteney fait observer qu'il ne la trouva jamais dans ce dernier comté. Le docteur Lister dit qu'il a rencontrée dans le Hertfordshire, aux environs de Ware et de Puckeridge.

Nous l'avons reçue de Kent, et une fois nous en avons trouvé un seul exemplaire à Devizes, dans le Wiltshire; cette localité paraît être, avec celle mentionnée du Gloucestershire, les limites nord les plus éloignées,

La plupart des auteurs parlent de l'opercule comme calcaire composé de deux ou trois lamelles de différents degrés de dureté, mais qui ne sont point testacées. Il n'y à aucun

doute que ce n'est pas la nature des coquilles, car dans toutes celles garnies d'un opercule testacé, il est autant fixé à l'animal qu'à toute autre partie, et n'est jamais cadue, tandis que l'animal de l'Helix pomatia abandonne son opercule à la fin de l'hiver,

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