HELIX HISPIDA
HeLix mispipa. Lin., syst, p. 194%. — Gmel., syst, p. 3625, 42. — Chem., conch., IX, t. 122, ©. 1057, 1058. — Muller, verm., 11, p. 73, n° 268. — Peliv., gaz., t. 93, F.13, 44. — Morton, Northamp., p. M6.— Da Costa, p.58, €. 5, FL. 10. — Pult., cat. Dorset, p. 47. — Schroet., Erdconch., p. 186, t. 2, F. 24.
Hezix. Coquille subglobuleuse, mince, fragile, diaphane, À cinq tours de spire arrondis d'une couleur cornée très-claire, couverte de poils fins, serrés, courts, cotonneux, blanchâtres ; ouverture arrondie, lèvre mince, non réfléchie, excepté à l'angle près de l'ombilic, où elle tourne en arrière et entoure en partie la perforation ; base convexe, ombilic très-petit et arrondi.
Cette espèce excède rarement plus d'un quart de pouce en largeur et a quelque chose de moins en hauteur ; elle est remarquablement légère ct tellement couverte de poils que lorsqu'elle tombe sur un corps dur on entend à peine le bruit de sa chute.
Elle paraît être très-locale, puisqu'on ne la trouve qu'aux environs du château de Tremough, près de Penryn, dans le Cornouailles, où elle est en assez grande quantité; dans le Devonshire et le Wiltshire, elle n'est pas commune.
Da Costa en parle comme se trouvant dans ce dernier comté, aussi bien que dans le Hampshire et dans le Lincolnshire.
Le Dr. Pulteney dit qu'elle est commune dans le Dorsetshire, dans les bois, sur la mousse et dans les lieux humides et ombragés.
Nous sommes porté à croire que le docteur a, comme d'autres, confondu cette coquille avec la jeune de l'H. rufescens, qui est souvent hispide, et assez communément confondue avec cette espèce dans les cabinets; mais nous remarquèmes d’abord dans la description de cette coquille que la forme et l'ombilic sont très-différents. Celle-ci d'ailleurs n'est jamais de cette couleur rousse que Da Costa a malheureusement indiquée pour sa coquille; sa description cependant est très-bonne sous tout autre rapport.
34, HELIX FUSCA. PL. v, fig. 1.
Hezix. Coquille mince, pellucide, de couleur cornée, rousse, à cinq ou six tours de spire, presque lisses ou très-légèerement ridés en sens longitudinal ; ouverture arrondie ; lèvre mince, non réfléchie, excepté un peu à l'angle inférieur, où se trouve une petite dépression, mais pas d'ombilic.
Cette coquille a beaucoup de l'aspect de l'H. rufescens, mais elle est plus pellucide, pas si ridée, et s'en distingue facilement par l'absence d'ombilic.
Nous fûmes favorisé de cette espèce par M. Boys de Sandwich, qui nous informa qu'on la connaissait à Londres sous le nom précité. Quoi qu'il en soit, c'est une espece qui semble rare, très-peu connue, et qui n’a été décrite par personne.
Le diamètre à la base est rarement de plus de trois huitièmes de pouce, et la hauteur ne va pas jusqu'à un quart de pouce.
Nous la trouvämes une fois dans un bois du Devonshire; elle était si extraordinairement mince (quoique d’une taille qui n'était pas petite) que l'animal en se desséchant avait moulé en quelque sorte la coquille sur lui.