HELIX LUCIDA
HeLix Lucina. Pult., cat. Corset, p. 47. — Gualt., 2, G.
HELIX NITENS. Gmel., syst., p. 2633, 66. — Turt., lin., 1V, p. 516. — Chem., conch., t. 197, f. 4130, 4431.
HELIX PELLUGIDA. Br. zool., n° 134.
Heuix Niripa, Muller, verm., p.32, no 234. — Petiv., Gaz., t. 93, f. 14. — Schroct.. Flussconch., t. 5, f. 32, 33.
HEuXx. Coquille lisse, luisante, mince, pellucide, de couleur cornée, avec cinq et quelquefois six tours de spire, dont l’inférieur est arrondi, les autres presque plats et déprimés, ou très-peu élevés au-dessus du tour principal. La base est de couleur plus claire, mais plus opaque, et a souvent une faible teinte verdâtre. Ombilic grand et profond ; ouverture arrondie, bord mince, et nullement réfléchi. Le diamètre à la base est ordinairement de trois huitièmes de pouce, parfois d'un demi-pouce ; la hauteur ne va pas au delà de deux dixièmes.
Ce n’est pas une espèce rare; on la trouve en beaucoup d'endroits en Angleterre, dans les bois humides ainsi que sur les rivages secs.
Nous avons trouvé dans une localité couverte d’eau, et une seule fois vivante sous l'eau, une coquille qui ressemble tant à celle-ci, que nous n’osons pas lni donner une place distincte, quoique nous soyons très-porté à croire que c'est une espèce différente. Elle est plus pellucide, l'apex est plus saillant, et elle n'a jamais à la base cette couleur opaque verdàtre : celle trouvée sous l’eau (que nous prenons pour la coquille de Schroeter, fig. 32) était d’une lézère couleur de corne transparente. D’autres, prises dans des égouts et dans des fossés humides, près de Newbury, dans le Berkshire, sont de couleur corné-roussàtre (ce qui est probablement la fig. 33 de Schroeter) ; l'animal est noir, et lorsqu'il est vivant il donne à la coquille une couleur d'un brun chocolat foncé. Nous avons trouvé aussi cette dernière plus légèrement colorée, sur une terre marécageuse, dans un bois appartenant à lord Clifford, dans le Devonshire.
Nous sommes persuadé que la couleur des coquilles est quelquefois modifiée par la uature du sol, du moins quant à celles qui vivent dans des endroits humides ou submergés, celles qu'on trouve à Newbury sont sans doute d’une couleur plus obscure, parce qu'elles recoivent l'impression du sol, qui est tourbeux.
La largeur de cette dernière n'excède jamais un quart de pouce. Celle qu'on a trouvée sous l'eau rampait sur un fond calcaire et était beaucoup plus grosse: elle était dans un courant d’eau ou tranchée aboutissant à un marais, près de Penzance dans le Cornouailles. Ces coquilles paraissent cependant, d’après leur forme, être les mêmes, mais les observations ultérieures des conchyliologistes décideront si ce sont réellement des espèces distinctes de la Lucida où bien de simples variétés. Nous ne nous rappelons pas si l'animal de celle que nous trouvàmes sous l'eau était véritablement aquatique, ou s’il possédait quatre tentacules retractiles, et était tombé par hasard dans cet élément; mais nous n'en trouvames jamais, auparavant et depuis, un exemplaire s; grand, si extraordinairement fin et pellucide, ou de couleur si claire. L'animal de cette coquille est noir en dessus ; il a quatre tentacules de la même couleur, cylindriques, un peu élevés à l'extrémité, et les plus longs sont munis d’'yeux à leur sommet.