‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 391 sur 500 · PATELLA VULGATA · texte numérisé non relu

PATELLA VULGATA

PATELLA VULGATA. Lin., syst. p. 1258. — Gmel., syst., p. 3697. — Martini, conch., 1, t. 5, Î. 38. — Br. zool , t. 89. f. 145. — Pull., cat. Dorset, p. 51. — Lister, conch., t. 535, Ê. 14. — Id., ang., t. 5, f. 40. — Don., br. shells, 1. 14. — Turt., lin, 1v, p. 565. — Borlase cornuw., t. 98, f. 3.

PATELLA DEPRESSA. Br. z00l., t. 89, f. 146. — Turt., lin., 1v, p. 566.

PATELLA VULGARIS. Da Costa, p. 3, t. 1, f. 1, 2, 8.

ParTezLa. Coquille subconique, sujette à beaucoup de variété dans son degré d'élévation, dans la proéminence et le nombre des sillons, et dans les dentelures du bord ; ce qui a fait qu'on l'a multipliée en deux ou trois espèces. Les coquilles adultes sont ordinairement de forme conique, et tant soit peu ovale; le sommet est voisin de la plus petite extrémité, mais souvent à peu près central; marquées par des stries fines nombreuses depuis l'apex jusqu'au bord, qui est parfois un peu dentelé, d’autres fois tout à fait uni; couleur brune ou cornée. Intérieur lisse, luisant, et de couleur corné-jaunâtre, blanchâtre inférieurement.

D'autres sont plus déprimées; le sommet est placé plus d'un côté, et toute la coquille est garnie de fortes côtes élevées, avec des stries intermédiaires ; le bord est fortement dentelé par les côtes, lorsque la coquille est nettoyée l'extérieur est souvent rayé ou rayonné de brun; l'intérieur des coquilles àgées est blanc, mais d'un brun-chocolat foncé dans les jeunes, avec des raies blanches au bord. Celles-ci sont les variétés les plus essentielles, et paraïtraient assurément très-distinctes, si ce n'étaient les gradations intermédiaires qui semblent se confondre l’une avec l'autre, ce qui a obligé des écrivains modernes à les considérer comme appartenant à la mème espèce. Il convient cependant de remarquer que ces variétés (si elles sont réellement telles) n'ont rien de commun avec la taille ou l’âge, car nous en avons trouvé de déprimées et à côtes à peu près aussi grandes que celles de forme conique, tandis que les dernières sont plus proprement striées, rarement dentelées ou anguleuses, où le sont faiblement. Il arrive aussi que, lorsqu'elles sont vivantes, celles-ci sont toujours de couleur cornée à l'intérieur, et non blanches ou brunes comme les autres; mais il n’est pas facile de déterminer si elles sont réellement distinctes. Les unes et les autres habitent en grande quantité tous les rochers de nos rivages; les plus grandes que nous eussions vues de la variété conique étaient sur les rochers à Marazion, dans le Cornouailles. Quelques-unes

î Les animaux de cette classe ne paraissent pas matériellement différents ; ceux qu’on a examinés res semblaient aux Limaces habitant les coquilles aquatiques enroulées, possédaient deux tentacules, et avaient

les yeux situés à leur base.

avaient près de deux pouces et demi de longueur, deux de largeur, et environ un pouce et demi de hauteur.

Nous avons trouvé aussi les coquilles déprimées d’une longueur de deux pouces et d'une largeur de trois quarts de pouce; la hauteur n'allait pas au delà de trois quarts de pouce ; elles avaient les côtes extrèmement fortes et anguleuses au bord.

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