PATELLA PELLUCIDA
PATELLA PELLUCIDA. Lin. , syst, p. 4260. — Gmel.. syst., p. 3717, 133. — Chem. conch.. x, t. 168, f. 4620, 21. — Don., br. shells, x, t. 3, f. 4. — Lister conch., t. 542, 543, f. 26, 27. — Id., angl., app., p. 38, t. 2, f. 40. — Br. zool., t. 90, f. 150. — Pult., cat. Dorset., p. 51. — Borlase Cornwall, t. 98, f. 1, 2. —Turt., lin., 1, p. 582. — Peliv., t. 75, f. 3. ù
PATELLA CÆRULEATA. Da Costa, p. 7, t. 1, f. 5, 6.
PATELLA LÆvIS. Br. z0o0l.. t. 90, figure inférieure sans numero.
PATELLA INTORTA. Jd., t. 90, f. 448.
PATELLA CÆRULEA. Gmel., syst., p. 3697, 24.
PareLLA. Coquille pellucide, mince, de couleur corné-jaunâtre, de forme ovale, arrondie en haut, avec un apex mal défini à l'une des extrémités; très-agréablement rayonnée de lignes d'azur ponctuées : ces lignes varient en nombre, ordinairement de trois à sept, qui sont trèes-visibles, allant du sommet vers le bord ; mais dans quelques coquilles les côtés sont radiés d'une manière obscure.
Telle est la description des jeunes coquilles, et elles ont été généralement considérées comme la P. pellucida.
Les coquilles âgées sont subpellucides et très-souvent d'un brun noir; quelques-unes sont coniques, d'autres tout à fait aplaties et le sommet à peu près au centre ou un peu à l’une des extrémités ; radiées de bleu de la même manière que les jeunes, mais la couleur est moins brillante et souvent elle est très-obscure; dans quelques-unes ces rayons bleus s'élèvent en stries fines et élevées tout autour de la coquille, se terminant à l'apex,; elles ont en outre quelques rides circulaires. Ouverture ovale ; bord uni, rentrant, plutôt en dedans à chaque extrémité. Intérieur luisant, de couleur opale, changeante, souvent d'une teinte bleuâtre. Longueur, près d'un pouce; largeur, pas tout à fait trois quarts de pouce.
Rien ne differe plus en apparence, quant à la forme, que cette espèce dans son premier àge et à son état adulte; et si ce n'était à cause de ses gradations circulaires, on aurait probablement continué à en former deux ou trois espèces, comme a fait M. Pennant à l'égard de sa P. lœvis et de son intorta. Il n'est pas le seul cependant, car d'autres auteurs ont considéré quelques variétés de cette coquille comme des espèces distinctes ; la P. cærulea de Gmelin n'est certainement rien autre chose que ceite coquille arrivée à toute sa croissance.
Il faut remarquer cependant que les coquilles transparentes ent le bord toujours égal et non tourné en dedans à l'extrémité; et encore quelques-unes, qui n’ont pas la moitié de la taille, sont plus opaques et ont toute la forme de celles qui sont parvenues à leur entière grosseur.
On a remarqué aussi que la variété pellucide se trouve toujours sur les feuilles d'algues et les autres sur la tige; quoi qu'il en soit, il paraît impossible d'établir un caractère définitif constant !.
! La différence d'habitat expiique une variété dans la forme ; tandis que la coquille est jeune, elle monte seulement sur les feuilles, et la forire du bord correspond à la surface plate, à laquelle elle adhère; de
C'est une espèce commune sur plusieurs parties des côtes de Cornish et du Devonshire: on ne la trouve jamais adhérente aux rochers, mais nous l'avons souvent prise vivante après des tempêtes, adhérente au Fucus digitatus qui avait été jeté par la violente agitation de la mer. Elle est assez commune sur la côte du Dorsetshire, et nous l'avons recue de Sandwich, comté de Kent, où elle se trouve toujours sur la même plante, dont l'animal creuse la tige, probablement pour s'en nourrir, et il y forme une cellule; quelquefois on trouve deux ou trois individus dans le même trou, et M. Boys nous assure qu'on en voit de temps à autre sur la parte large du bas de la feuille. Nous avons trouvé un grand nombre de jeunes sur les feuilles, mais rarement sur les tiges, quoique parfois sur les racines.