‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 393 sur 500 · PATELLA PARVA · texte numérisé non relu

PATELLA PARVA

PATELLA PARVA. Da Costa, p.7, t. 8, f. 11. — Don., br. shells, 1, t. 21, € 2. — Turt., linn., 1v, p. 592.

ParELLA. Coquille mince, subpellucide, subconique, ovale, d'un gris blenâtre et parfois de couleur cornée, teinte de pourpré, mais ordinairement couverte d'un épiderme opaque ou de matière étrangère qui masque la coquille; elle à des stries longitudinales obsolètes et elle est ridée circulairement et élégamment marquée de lignes d'un rouge tirant sur le pourpré, rayonnant depuis l'apex jusqu’au bord; dans quelques exemplaires ces lignes sont larges; dans d’autres elles sont étroites et ondulées, allant l'une dans l’autre comme les anneaux d’une chaîne; parfois elles ne sont visibles qu'au bord, et toujours très-remarquables à l'intérieur; sommet placé très-près de l'une des extrémités, pointu, réfléchi, mais non courbé. Intérieur lisse, luisant, de couleur tirant sur le pourpré. Les coquilles mortes deviennent blanches et perdent toutes leurs taches, excepté deux lignes immédiatement au-dessus du sommet et qui se joignent pour former la figure d'un V. Longueur, trois huitiemes de pouce ; largeur, deux huitièmes ; la hauteur n’est pas tout à fait d'autant, rarement un demi-pouce.

Da Costa semble le premier auteur qui ait décrit cette coquille, qui depuis l’a été par M. Donovan. Cependant le premier paraît n'avoir rencontré que des exemplaires morts, car il dit que la couleur du fond est blanchâtre et qu'il n'y a pas de luisant à l'intérieur; il ne semble pas connaître l'histoire de cette coquille. Le dernier auteur garde aussi le silence sur ce point, et il a imité Da Costa en établissant que c’est une espèce de la côte du Dorsetshire, le seul endroit d'où il l'ait jamais reçue. Nous la trouvàmes d'abord dans le sable du port de Falmouth et dans la baie de Whitsand, dans le Cornouailles, mais elle n'y élait pas commune et tous les exemplaires étaient morts ; ensuite nous la rencontrâmes vivante et en grande quantité dans la baie de Salcomb, dans le Devonsbhire; elles sont toujours à la limite de la marée basse, adhérentes ü des pierres détachées, à de vieilles huîtres et d'autres coquilles, et la plupart du temps on les prend au filet.

On les trouve aussi, mais en petit nombre, sur d'autres parties de la mème côte, jetées sur les rivages. Nous avons reçu de Sandwich, dans le comté de Kent, des coquilles mortes et très-usées,

Il paraît que c'est une espèce locale que les collecteurs n'ont pas souvent obtenue à l’état frais.

mème, lorsqu'elles attaquent la tige, elles prennent cette forme que réclame une surface convexe pour un contact serré, ce qui occasionne la différence de développement dans les jeunes et les vieilles coquilles.

Le Dr. Pulteney ne la donne pas dans son catalogue des coquilles de Dorset, quoique Da Costa l'ait reçue de cette côte et que M. Bryer l'ait trouvée à Weymouth.

M. Boys nous informe que, bien qu'on ne rencontre à Sandwich que des coquilles mortes, cette espèce se trouve vivante sur les rochers de Douvres.

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