PATELLA FLUVIATILIS
PATELLA FLUVIATILIS. Gnel., syst., p. 3714, 98.— Guall., t. 4, [. A. A. — Lister, conch., t. 141, f. 39.— Id., Angl., t. 2, f. 39. — Da Costa, p. 1, t. 2, f. 8, 8. — Favan., t. 61, À. 3, 4. — Schroeter, flussconch., t. 5, f. 1, 2. 3.
ANCYLUS FLUVIATILIS. Muller, verm., 11, p. 201, n. 386.
PATELLA LACUSTRIS. Br. z00l., n. 149.— Pull., cat. Dorset, p. 51.— Turt., lin., IV: 4D: 0111:
PaTELIA. Coquille subconique, pellucide, de couleur cornée, ordinairement couverte d’un épiderme brun opaque, vert ou tirant sur le noir, et marquée d'un petit nombre de rides circulaires; sommet en pointe, placé près de l’une des extrémités, réfléchi, où un peu recourbé; ouverture ovale, bord mince, intérieur luisant. Longueur, trois huitièmes de pouce; largeur, deux huitièmes; hauteur, pas tout à fait autant.
On rencontre parfois une variété finement striée en sens longitudinal depuis le sommet, et nous recümes quelques exemplaires d’un courant d'eau douce près de Folkstone, dans le comté de Kent; ils étaient plus fortement striés que d'ordinaire; on les considérait comme une espèce distincte.
Ces exemplaires étaient de taille inférieure et couverts d'un épiderme noir; ils nous paraissent n'être qu'une variété, ne différant en rien sinon par les stries qui sont plus visibles.
On a généralement considéré cette espèce comme la P. lacustris de Linné, quoique les synonymes de Gmelin soient certainement ceux de la P. fluviatilis. C'est une coquille très-commune dans la plupart de nos rivières, dans plusieurs petits courants et dans les eaux stagnantes; elle adhère aux pierres et rarement aux feuilles ou aux tiges des plantes aquatiques. Nous croyons que c’est presque la seule coquille qui habite les eaux rapides avec la Mya margaritifera. Dans le Devonshire, surtout au sud, chaque petit courant en produit en grande quantité, même les ruisseaux froids qui descendent des montagnes boisées et qui ne roulent pas sur le granit; vers les parties de l’est du comté de Kent, on la considère au contraire comme une espèce rare, tandis que la P. lacustris y est en grande quantité; nous croyons que cette coquille n'est pas aussi connue à l'ouest que dans le premier comté.