PATELLA LACUSTRIS
ParELLA LACUSsrRIS. Linn., syst, p. 1260. — Gmel., syst., p. 3710, 97.— Favan., t, 64, AÀ,14.— Turt., linn., p.577. — Schrocter, flussconch., t. 5,1. 4, A, B.
PATELLA OBLONGA. Pull., cat. Dorset, p.51.— Phil., trans, LXXVI, p. 160, t. 3, f.1, 2,3, 5. (Lighifoot.)
ANCYLUS LACUSTRIS. Muller, verm., 11, p.199, n. 385.
ParezLa. Coquille mince, pellucide, comprimée et presque membraneuse, de couleur cornée, pèle, très-communément couverte d'un épiderme verdàtre; forme oblengue ; sommet très-petit, en pointe, un peu réfléchi, placé obliquement au tournant d'un côté ; pas tout à fait central, mais plus près de l'une des extrémités; extérieur à peu près lisse, ou très-faiblement ridé, mais non luisant; ouverture oblongue-ovale, à peu près égale à chaque extrémité, bord membraneux ; intérieur lisse et luisant. Longueur, un quart de pouce ou davantage; largeur, un huitième. Hauteur, environ la moitie de sa longueur.
Le Dr. Pulteney dit qu'on trouve cette coquille sur les plantes, dans la rivière de Stour, dans le Dorsetshire; et il a cité la P. fluviatilis de Gmelin et de Muller, ce qui suivant nous est une erreur. Le dernier auteur a bien défini cette coquille n° 385, où il dit : « Ancylus:testa membranacea, muücrone verticis subcentrali, apertura oblonga. » Elle diffère de la Fluviatilis en ce qu'elle est beaucoup plus longue en proportion de sa largeur, beaucoup plus comprimée, ‘et que le sommet est plus petit, placé plus au centre, et tournant toujours un peu d'un côté, Ce n'est pas du tout une espèce aussi abondante que l’autre ; elle ne s'attache jamais aux pierres, mais on la trouve toujours sur des plantes sous l’eau, spécialement sur le Scirpus lacustris et autres jones, aussi bien que sur le roseau commun, Typha latifolia, sur les tiges du glaïeul commun et de l'Irus pseudacorus. On la trouve en assez grande quantité sur ces plantes dans les fossés des marais de Deal, dans le comté de Kent, surtout dans ce dernier endroit, ainsi que nous en informa M. Boys. M. Lightfoot dit qu'on la trouve sur les mêmes piantes, dans les eaux près de Beaconsfield, dans le Buckinghamshire. Muller dit : « Foliis Nympheæ Potamogetonis, et Stratiolis adhærel. »
Elle est en assez grande quantité dans un étang poissonneux de Lackham, dans le Wiltshire, et dans la rivière d'Avon, sur les tiges du lilas jaune d'eau; mais on la trouve rarement, si toutefois on la trouve, dans les eaux rapides, où la fluvialilis semble se plaire le plus.