‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 420 sur 500 · SERPULA VERMICULARIS · texte numérisé non relu

SERPULA VERMICULARIS

SERPULA VERMICULARIS. Lin. syst., p. 1266. — Gmel. syst., p. 3742. — Br. zaol., 09 1459. — Turt. lin., 11, p. 605. — Da Costa. p. 18, t. 2, f. 5. 1 Ellis dit que cette Sertulaire « est souvent couverte de coquilles microscopiques appelées Serpules. »

SERPULA INTRICATA. Lin. syst., p. 1265. — (imel. syst., p. 3TA. — Br. z00l., t. 91, f. 458 (fig. mal indiquée). — Turt., Lin., 1V, p. 603. — Martini conch., t. 1, ND NEA?

SerpuLa. Coquille blanche cylindrique, se rétrécissant graduellement, se terminant en général par une pointe fine, et ridée en travers.

Rien n’a plus embarrassé les conchyliologistes que les quatre espèces de Serpules de Linné, nommées $. vermicularis, S. intricata, S. triquetra et S. contortuplicata.

Nous avons recueilli une immense quantité de ces Serpules solitaires, groupées, anguleuses et cylindriques, avec toutes les gradations intermédiaires, qui les unissent de si près que, si ce n'étaient les animaux, nous eussions été amené à les considérer comme une seule et même espèce ; nous avons cependant, plutôt par les animaux que par les coquilles, formé deux espèces, nommément la vermicularis et la triquetra.

On rencontre ces coquilles depuis la taille d'un fil de soie jusqu'à celle d'une plume d'oie, aussi souvent en groupes, mêlées et contournées dans toutes les directions, que solitaires ; on a observé qu'elles ne sont jamais étendues à la base et qu’elles ne possèdent pas la moindre carène sur le dos : en général elles sont attachées dans toute leur longueur à un autre corps; cette circonstance, indépendante de la différence dans les animaux, est le seul caractère par lequel on puisse distinguer cette espèce de la S. tubularia, qui n’est attachée qu'en partie vers l'extrémité la plus petite, tandis que l'autre se redresse en formant un angle.

Nous avons vu ces coquilles entortillées les unes dans les autres et mèlées avec la S. triquetra, et quelques exemplaires de la dernière possédaient une si petite apparence de saillie sur le dos, que si nous n'eussions pas fait attention aux animaux, il n'aurait pas été possible de distinguer ces espèces. Comme les animaux sont la seule distinction certaine, il s'ensuit que ces coquilles, aussi bien que beaucoup d'autres de ce genre compliqué, ont été confondues dans les cabinets.

On pourra penser que, bien que nous ayons réduit à deux les quatre espèces de Linné, nous y avons dans quelques cas ajouté d'autres espèces britanniques : nous répondrons à cela, qu'autant qu'on admette la faillibilité humaine, nous avons établi six caractères de distinction, d'après la forme, l'habitat et l'animal; ainsi, à l'exception de la $S.reversa, nous n'avons aucun doute que les coquilles décrites ne soient réellement distinctes. L'animal de cette espèce est, nous devons l'avouer, si semblable à. l'animal de celle-ci, qu'en y renvoyant nous éviterons la peine d'une répétition : la circonstance que cetle coquille est toujours circulaire et en général sénestre, ajoutée à son isolement, permet de les supposer distinctes.

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