SERPULA TRIQUETRA
SERPULA TRIQUETRA. Lin. syst, p. 1264. — (rmel. syst., p. 3740. — Martini Conch., 1,1. 3, F. 25. — Turt. lin.,1v, p. 603. — Baster opusc ,1, t. 9, F. 2, À, B. — Br. zool., n° 156.
SERPULA VERMICULARIS. Ellis Corall., t. 38, f. 2. — Don., Br. shells, 111, t. 95. SERPULA ANGULATA. Da Costa, p. 20, t. 9, F. 9. SERPULA CONTORTUPLICATA. Lin. syst, p. 1266. — (rmel. syst, p. 3741. — Turt.
lin., 1v, p. 604. — Br. sool. n°458, t. 94, f. 457 (figure mal indiquée).
SerPuLa. Coquille forte, opaque, tortillée et contournée irrégulièrement; parfois à peu près droite, ou seulement un peu flexueuse, striée de rides transverses et ordinairement plus ou moins carénée; dans quelques coquilles la saillie dorsale est très-élevée et la base si étendue qu'elle lui donne un aspect triangulaire, et il v a souvent deux autres saillies plus petites, une de chaque côte de la carène dorsale.
Dans beaucoup de cas cependant, sa saillie dorsale est à peu près obsolète, surtout dans les coquilles âgées et celles qui sont tellement groupées qu'il serait difficile de les séparer de la S. vermicularis, Sice n'était par l'animal; on les a généralement confondues avec cette espèce et elles sont figurées par Ellis; mais la trompe de l'animal la distingue de la S. vermicularis.
Par la mème raison, celle figurée par Donovan paraît être aussi une $. (riquetra : mais jes tentacules de l'animal manquent dans cette figure, quoiqu'ils soient tres-bien représentés par Ellis.
Ce n'est pas sans une grande difficulté et quelque incertitude que nous avons placé les synonymes de cette espèce et de l'espèce précédente, car jusqu'à présent les animaux n'ont pas été suffisamment examinés pour qu'on puisse établir le meilleur et le plus sûr caractère de distinction.
Si l'on examinait avec soin la friquetra et la contortuplicata de Linné, on trouverait que l'animal est le même, qu'il n'a qu'une seule trompe, et tel que le représente Ellis pour la vermicularis : et l'on observera que toutes les coquilles habitées par un semblable animal sont, ou groupées ou solitaires, plus où moins pourvues d'une carène dorsale quoique dans les plus grands exemplaires on la reconnaisse à peine, et qu'elle puisse passer sans qu'il en soit mention. La vermicularis et l'intricata de Linné, au contraire, ne possèdent jamais la moindre apparence de carène et, comme on l'a déjà remarqué, l'animal à une double trompe, ou proboscide en forme d’entonnoir.
La Serpula triquetra est très-souvent d'un blanc sale, mais parfois rouge, ou teinte de cette couleur; nous en avons de cette couleur dans les groupes nombreux aussi bien que dans les exemplaires isolés, circonstance que nous n'avons jamais rencontrée dans la vermicularis.
Elle est, comme la dernière, également abondante sur toutes nos côtes, adhérente aux pierres, aux vieilles coquilles, aux animaux crustacés, aux bois de charpente, et à d'autres corps; un exemplaire de notre cabinet, sur un morceau de verre de bouteille, a la base plus étendue qu'il n'est d'ordinaire, comme s'il avait été obligé de multiplier les points de contact sur une surface aussi lisse.
L'animal à deux tentacules plumeux, où garnis d'un grand nombre de fibres ciliées, variant de couleur, bigarrées de bleu, de jaune, de brun ou de rouge, et de toutes les nuances intermédiaires ; la trompe est finement striée et le bord crénelé.