‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 44 sur 500 · MYA PHOLADIA · texte numérisé non relu

MYA PHOLADIA

Mya puBrA. Br. zool., t. 44, Î. 19.—Turt., Linné, 1, p. 179.

CHamA parvA. Da Costa, p. 234.

PHoLas FABA. Pull., cat. Dorset., p. 27.

Mya. Coquille opaque, mince et fragile, de couleur claire et de forme ovale, marquée de stries fines, concentriques ; le crochet est petit, mais proéminent, placé à une des extrémités : lorsque les valves sont réunies, elles sont très-bäillantes et présentent en avant une large ouverture opposée à la charnière. Intérieur blanc, charnière garnie d'un cuilleron aplati ou dent rudimentaire tournée en dedans.

Il paraît que différentes opinions ont été émises au sujet de la classe à laquelle cette coquille doit appartenir. ‘

M. Pennant, qui le premier l'a décrite, la trouva dans le cabinet de Portland ; et il parut douter du genre dans lequel il fallait la placer, puisqu'il lui assigna le nom vulgare de dubia.

Da Costa l'a placée avec ses cames, qui se composent principalement des myes de Linné. Le docteur Pulteney en a fait une pholade, sans doute d'après l'autorité du docteur Solander. Il ne paraît pas cependant qu'il y ait de raisons suffisantes pour la placer dans le genre pholas. Le docteur Pulteney remarque lui-même qu'il a vu plusieurs de ces coquilles, mais qu’il n’en a pas observé une seule avec des pièces accessoires, partie essentielle du caractère de ce genre.

Pennant et Da Costa disent qu'elle a une dent, ou le rudiment d’une dent. C'est cette circonstance qui nous à engagé peut-être à la placer dans le genre Mya ; d'autres

la ciasseront peut-être avec les moules, car le petit renflement dela charnière peut difficilement être qualifié du nom de dent.

Par ses formes générales elle paraît certainement se rapprocher des Pholades, mais l'absence de pièces accessoires empêche qu'elle soit admise dans ce genre : cependant si nous admettons l'existence d'une dent, elle forme le passage des Pholades aux Myes. Cette coquille paraît n'avoir été trouvée jusqu'à présent qu'à Weymouth ou sur la côte de Dorset, par ceux qui l'ont décrite. Nous l'avons trouvée assez communément sur la côte de Devonshire, à Torbay et à Plymouth, enfoncée dans des blocs de pierre calcaire, mais toujours morte, quoique bien conservée. Elle a rarement plus de trois quarts de pouce de longueur ; souvent elle est d'un brun roux.

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