‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 443 sur 500 · SABELLA CHRYSODON · texte numérisé non relu

SABELLA CHRYSODON

SABELLA CHRYSODON. Lin. syst, p. 1269? — Gmel. syst., p. 3749? — Turt. Lin.,

1 M. Boys en observa vingt-quatre dans un exemplaire et vingt et une dans l’autre. Les tentacules sont susceptibles d'une grande contraction; dans cet état, aussi bien pour les coquilles vivantes que pour celles conservées dans l’esprit, les fibres ne paraissent plumeuses que d’un côté, à cause du tube; c'est en cet état

que M. Ellis les a présentées.

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IV, p. 610?— Martini, conch., 1, €. #, f. 29, 30. — Pallas, mise. zool., t. 9, f. 44, 15 16. — Baster, opusce. sub., 1,t. 9, F. 4.

SABELLA. Tube cylindrique, à peu près de la même grosseur dans toute son étendue , celle d'une plume d'oie ; composé de sable, de fragments de coquilles, de! petits morceaux de pierre, fortement cimentés sur une membrane tubuleuse, qui est lisse à l'intérieur ; la partie supérieure est garnie de nombreuses et longues fibres, de la même texture, se projetant en forme d’entonnoir, mais en général un peu comprimées sur le côté.

Ce tube est parfois composé tout à fait de sable; d’autres fois il est formé de gros fragments d’ardoises, au milieu desquels on remarque assez souvent la Nerita littoralis.

Cette espèce est assez commune dans la plupart de nos passes et de nos baies, mais rarement sur les rivages plus exposés; le plus grand exemplaire que nous nous rappelions avoir vu, venait de Kingsbridge, dans le Devonshire, où elle est très-commune de la longueur d’un pied, et composée de matières très-grossières ; mais c'est là une circonstance dépendant entièrement de la nature du rivage qu'habite l'animal, qui paraît n'avoir pas un grand choix, ainsi que les animaux des deux espèces précédentes, qui ne peuvent habiter que les endroits qui leur procurent un beau sabie fin.

La Chrysodon s'enterre perpendiculairement ; l'entonnoir, ou bouche du tube, est toujours d'environ un pouce au-dessus de la surface, et se distingue facilement par ses fibres branchues ; en général, il est droit, s'il n'est gêné par des pierres; dans ce cas, il est flexueux. On trouve tres-souvent ces coquilles rassemblées entre la haute et la basse marée.

On a probablement confondu cette coquille avec la Sabella conchilega; et il est difficile, en effet, de déterminer laquelle de ces deux espèces est la Chrysodon de Gmelin.

Parfois elle est entièrement composée de coquilles brisées; dans cet état, on pourrait la prendre pour cette espèce; mais on ne la rencontre jamais rampante, ou attachée latéralement.

L'animal est une Térébelle de forme délicate, mais très-grande à l'extrémité antérieure ; quarante segments environ, avec autant de fascicules et de branchies de chaque côté, les neuf ou dix premiers beaucoup plus grands et plus rapprochés entre eux que ceux du milieu du corps; il y a autour de la bouche de nombreux et longs tentacules filiformes, qui sont, comme le corps, de couleur chair-pàle ; derrière la tête, de courtes antennes branchues. La longueur est parfois de quatre ou cinq pouces.

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