‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 444 sur 500 · SABELLA CONCHILEGA · texte numérisé non relu

SABELLA CONCHILEGA

SABELLA CONCHILEGA. Pult., eat., Dorsel., p. 54.

TEREBELLA CONCHILEGA. Gmel., syst., p. 3113. — Turt., Linn., iv, p. 84.

SABELLA RUDIS. Br., zool., n° 461, t. 26, figure inf.

SABELLA. Tube mince, fragile, composé de grands fragments de coquillages et parfois d'un peu de sable, faiblement cimentés sur une membrane mince, ordinairement attachée dans toute sa longueur, et de forme flexueuse ou ondulée sur de vieilles coquilles bivalves. M. Pennant et le docteur Pulteney ont tous les deux mentionné cette coquille comme se trouvant sur la côte du Dorsetshire; elle n’est pas limitée cependant à cette partie, mais elle est commune sur tous les rivages de l’ouest.

On la trouve rarement sur les pierres; et l'on rencontre parfois une espèce rampant parmi les branches du Sertularia abietina, c'est probablement une variété de cette espèce ; nous n'osons pas la donner comme distincte, car nous n'avons jhmais eu 0CCasion d'examiner l'animal.

Nous devons encore à M. Boys plusieurs dessins bien exécutés, accompagnés d'une description très-correcte.

Le corps est aplati, long, avec des segments et des houppes : une membrane frangée réfléchie autour du col; deux tentacules garnis d'environ vingt-quatre longues fibres ou antennes, ciliées des deux côtés! ; elles sont de couleur pâle, avec des taches rouges, qui, lorsqu'elles sont étendues, paraissent disposées en cercle.

Une Sabella ressemblant beaucoup à la Penicillus, et dont l'animal est une Amphitrite, d'une forme et d’une couleur très-analogues, mais différant un peu par les tentacules, fut trouvée par nous sur la côte du Devonshire ; nous ne sommes pas suffisamment à même de déterminer si c'est une simple variété ou une espèce distincte, car nous n'avons vu qu'un seul exemplaire, et encore dans un état languissant lorsque nous l'examinèmes.

Dans celui-ci les fibres des tentacules sont noduleuses, mais les côtés sont ciliés comme dans l'autre ; ils étaient verticillés aux nœuds, de la même manière que les Cryptogames, appelées Equisetum, ou queue de cheval ; ces nœuds sont à des distances régulières.

Le tube n’était pas si long, à beaucoup près, qu'il l'est d'ordinaire dans la Penicillus ; il était composé en partie de matière plus grossière, particulièrement de coquilles brisées. Il avait été attaché à quelqu'autre corps près de l'extrémité la plus petite.

Page 1