‹ Bibliothèque conchyliologiqueChapitre 456 sur 500 · M YA · texte numérisé non relu

M YA

MYA PHOLADIA. P. 13.

Mya puBiA. Don., br. shells, 111, t. 108.

Cette espèce se trouve en quantité à Torbay, dans des fragments de pierre calcaire jetés sur les rivages par les tempêtes de l'hiver, mais on ne peut la rencontrer sur les rochers qui ne sont jamais découverts par la plus basse marée. On l'obtient rarement vivante ; cependant nous nous la sommes procurée dans cet état, et il est hors de doute qu'elle ne peut appartenir aux Pholades, puisqu'elle est dépourvue de valvules accessoires.

Les perforations dans lesquelles ces coquilles sont cachées sont quelquefois enduites d'une substance calcaire concrète, fermement unie au reste de la pierre, et aussi dure qu'elle, composée de plusieurs côtes ou lamelles, de texture différente, et qui ont souvent une ligne d'épaisseur ou davantage : les ouvertures sont petites et ont l'apparence de deux trous réunis en un seul, qui est en rapport avec la forme de l'animal.

L'animal est une ascidie, avec deux tubes blancs tres-longs et délicats, dépassant la longueur de la coquille ; ils sont joints dans toute leur longueur, mais terminés par ceux orifices, ciliés de fibres charnues d’un brun tirant sur le pourpré foncé; le corps est blanc aussi; près de l'extrémité postérieure est un foramen d'où s'avance parfois un pied ou sustentaculum, dont il se-sert, sans doute, pour perforer les rochers, étant toujours placé dans sa cellule avec cette extrémité en bas, et sans qu'il lui soit possible de la tourner.

Il est probable que cet animal, aussi bien que tous les autres animaux similaires dont l'habitude est de perforer la pierre, est pourvu d'un acide, où de quelque matière dissolvante capable d'accomplir ce travail : il faut se rappeler aussi que ce qui semble être une tâche laborieuse ne s'exécute pas dans un temps donné, mais que c’est l'œuvre de plusieurs années, puisque la cavité qui reçoit l'animal n'exige d'agrandissement qu'a mesure que la coquille s'accroît.

La pierre de nature vitrifiée est impénétrable à ces animaux ; mais toutes celles qui sont entièrement ou mème en partie calcaires sont plus ou moins attaquées "; et tandis que cette espèce, le Mytilus rugosus, la Donaæx Irus, la Venus perforans et quelques autres détruisent les pierres calcaires les plus dures, les Pholades accomplissent des travaux semblables, indiqués sans doute par la nature, sur des substances plus tendres telles que la chaux, la glaise durcie, et le bois, qui sont perforés de ia même manière par un agent dissolvant et fon par les coquilles minces et fragiles qui couvrent ces animaux, äinsi qu'on l'a avancé par erreur et qu'on le croit trop généralement. Toutes ces espèces restent fixées pour la vie dans leurs cellules, car, comme elles y sont entrées

1 Cette remarque pourrait deveuir d’un très-grand avantage pour le pays, si l'on en poursuivait l’application sous la direction et l’encouragement du gouvernement. Une couche de verre pilé, appliquée sur les charpentes avec un bon ciment, pourrait effectivement les préserver des terribles ravages du Teredo navalis et d'autres animaux qui ont les mêmes habitudes.

SOLEN SQUAMOSUS.

SoLEN. Coquille blanche, extrêmement plate, pellucide, mince, de forme suborbiculaire, très-menue, et élégamment pointillée et chagrinée par-dessus, ce qu'on observe avec une loupe ordinaire; il y a en outre quelques rides concentriques obscures, plus visibles autour du bord : umbo tres-petit, pointu au centre, et ne tournant d’aucun côté. Intérieur lisse, d’un blanc lustré, avec des stries obscures rayonnant de la charnière ; bord uni et plus opaque que le reste de la coquille : deux dents, doubles, divergeant de chaque côté de l’umbo; elles sont minces, mais droites. et s'élèvent au-dessus de la commissure ; une dépression ou sillon sur le bord divise chaque dent en deux lamelles près du crochet, où elles s'unissent et forment un angle aigu.

Il n'y a qu'une seule valve de cette coquille curieuse qui jusqu'à présent soit venue à notre examen : nous la trouvàmes dans le sable de la baie de Salcomb; elle était fraiché, et aussi claire et aussi pellucide que la Bulla aperta; étant fort plate elle a l'apparence d'une écaille de poisson. Longueur, trois huitièmes de pouce; largeur, un demi-pouce. $

La charnière ne paraît appartenir à aucune espèce des genres de Linné; elle semble se rapprocher davantage de celle du Solen, ce qui nous à engagé à la classer provisoirement dans ce genre.

SOLEN PINNA. PI vi, fig. 2.

SoLEx. Coquille blanche, mince, pellucide, fragile, déprimée, de forme subovale, fortement ridée concentriquement; umbo petit, placé très-près de la plus petite extrémité, d’où le ligament se dirige en ligne droite sur le côté le plus long, et joint les valves à peu près dans toute la largeur de la coquille, comme une Pinna; l'extrémité courte décline un peu du crochet ; le bord opposé à la charnière est semi-cireulaire, et extrêmement mince et fragile; les valves sont dissemblables, la supérieure est un peu convexe, l'inférieure légèrement concave.

Intérieur blanc, un peu nacré; dans chaque valve une dent émoussée droite partant du crochet; celle de la valve concave est la plus grande, sa surface est inégale; ces dents ne sont point insérées, mais seulement contiguës lorsque les valves sont fermées.

Longueur de la charnière jusqu'au bord opposé, trois huitièmes de pouce; largeur, trois quarts.

Nous primes cette espèce curieuse et non encore décrite, vivante à Torcross, en péchant au filet.

TELLINA.

TELLINA LÆTA. P. 95. TELLINA INÆQUISTRIATA. Don., brit. shells, xv, & 123. TELLINA CRASSA. P. 98.

TELLINA RIGIDA, Don., brit. shells, 4, € 103.

TELLINA RADULA P. 29.

VENUS BOREALIS. Don., brit. shells, 11, t. 103.

Nous ne pouvons considérer avec M. Donovan cette coquille comme la Venus borealis de Gmelin; il est peut-être diflicile de déterminer la véritable coquille de Linné. .

Gmelin n'est pas du tout exact dans ses synonymes, car il a renvoyé pour elle à trois espèces très-différentes; celle de Gualtieri, citée tab. 75, fig. 5, est probablement désignée pour la fig. S, puisqu'il n'y à pas de fig. 5 dans la planche; celles de la Conchyliologie de Lister et des Anim. Angliæ sont notre Mactra compressa, Venus borealis de Pennant; celle à laquelle il est renvoyé dans Chemnitz pourrait être la vraie Borealis, mais cet auteur cite malheureusement aussi Lister et Gualtieri pour la même coquille, tandis qu'elles n'ont ni l’une ni l’autre la moindre ressemblance avec celle-ci.

CARDIUM.

CARDIUM ECHINATUM. P. 34.

CARDIUM ECHINATUM. Don., brit. shells un, t. 107, F. 1.

CARDIUM TUBERCULATUM.

CARDIUM TUBERCULATUM. Don., brit. shells, 111, t. 107, f. 2.

La coquille figurée par cet auteur est une très-bonne représentation de ce Cardium lourd dont nous avons fait mention à l’article Cardium echinatum. C'est probablement le Gmelinian tuberculatum, et peut-être une espèce distincte.

Nous avons remarqué cette coquille forte et épaisse, dépourvue d'’épines, sur le rivage de Dawlish-warren à l'embouchure de l’'Ex, dans le Devonshire, où, à certaines époques, elle est en grande quantité ; nous avons observé que sur les autres parties de la même côte où nous avons pris l’Echinatum et l Aculeatum, on ne rencontrait aucune de ces lourdes coquilles; circonstance qui favorise l'opinion que c’est une espèce distincte.

Elle habite probablement la haute mer, puisque nous ne l’avons jamais obtenue vivante.

CARDIUM EDULE. P. 33.

CARDIUM EDULE. Don., brit. shells, 1v,t. 124, F. 1,1.

CARDIUM RUSTICUM.

CARDIUM RUSTICUM. Don., brit. shells, 1v, t. 124, F. 9.

C'est encore une autre coquille de celte classe si compliquée, qui semble avoir embarrassé les conchvliologistes. On dit qu'elle arrive à une plus grande taille, et qu'elle possède un plus petit nombre de côtes que l'Edule, et celles-ci sont plus élevées; mais il est douteux qu'elle soit réellement distincte de cette coquille.

Nous recümes dernièrement d'un conchyliologiste, M. Swainson, Fespèce qu'il con-

sidère comme le Rusticum; il observait qu’il y en a de semblables connues sous le nom de Rosscockle, et que l’on vendait à trois sous la douzaine sur la côte d’Essex, tandis qu'un petit pamer de l'espèce commune ne se vendait qu'un sou : on ne prend celles-ci que dans un sable particulier de Leigh après de grands vents froids.

Cette coquille se rapporte très-bien à celle qu'a figurée Donovan, et elle,n'est pas différente de celle donnée par Chemnitz, et que cite Gmelin. Si elle est réellement distincte de l'Edule, nous craignons qu'on ne trouve aucun caractère permanent qui puisse la distinguer de l’autre, car le nombre des côtes varie. Nous pouvons admettre que les exemplaires plus petits sont ordinairement dépourvus de couleur rousse et plus orbiculaires; les côtes sont aussi plus fines; mais ces distinctions ne sont-elles pas l'effet de l'âge de la coquille ?

Si l’espèce plus grande est distincte, on la trouve cependant en quantité avec l’autre, car nous avons observé dans plusieurs localités que celle-c1 est principalement celle qu'on mange ; les plus petites sont rejetées à la mer pour attendre qu'elles grossissent. Nous devons avouer qu'on rencontre de si nombreuses variétés qui se confondent les unes avec les autres, qu'il est impossible de les séparer, quoique les extrêmes paraissent différentes.

CARDIUM LACUSTRE. P. 39.

L'animal de cette coquille est certainement une Ascidie, aussi bien que ses congénères le Corneum et l'Amnicum, et non une Véthys, comme on l'a établi par erreur.

MACTRA.

MACTRA SUBTRUNCATA. P. 40.

MACTRA SUBTRUNGATA. Don., brit. shells, 1V, t. 126.

MACTRA STULTORUM. P. 41.

MACTRA STULTORUM. Don., brit. shells, 111, t. 106.

MACTRA COMPRESSA. P.

Page 1