ES
TELLINA PLANA. Don., brit. shells, x. t. 64.
Nous avons renvoyé par erreur à cette coquille de Donovan, sous le nom de Tellina borealis au lieu de plana.
MACTRA GLAUCA.
MacrTra GLAUCA. Gmel., syst., p. 3260, 20.— Chem., conch., vi, t. 23, 1. 252, 233. — Born., mus., t. 3, Ê. A1, 12. — Don., brit. shells, 1, t. 195.
MacrrAa. Coquille ovale, d'un blanc grisètre, très-finement striée en travers, et marquée de rayons glauques, larges et étroits : extrémité antérieure ridée; les crochets réfléchis en arrière avec un petit bâillement entre eux. Longueur, ordinairement deux pouces et demi; largeur, trois pouces et demi.
Cette coquille est ajoutée à la Faune britannique, d'après l'autorité de M. Donovan, qui nous informe qu'elle fut découverte en 1801 par miss Pocock, dans les sables de Hale, au-dessous de Lelant, dans le Cornouailles. Il est possible qu'à cértaines époques ces sables immenses en fournissent, mais nous devons considérer cette dame comme extrèmement heureuse, car dans nos excursions sur cette partie de la côte du Cornouailles, surtout en dernier lieu dans la localité mentionnée, nous ne renconträmes aucune de ces coquilles, quoique la Venus chione y fût en quantité, et qu'elle nous fût apportée par des pêcheurs, qui n'en connaissaient pas la différence, pour la M. glauca; et ils nous dirent que cette coquille se trouvait à certaines époques en grande quantité sur cette côte.
La figure très-bonne donnée dans les British shells est beaucoup plus grande qu'on ne la décrit communément ; elle a une longueur de trois pouces et demi, sur une largeur de quatre pouces et demi.
MACTRA TENUIS.
Macrra. Coquille blanche, semi-pellucide, comprimée, subtriangulaire, équilatérale, mince et ridée concentriquement ; umbo petit, central, très-avancé et ne tournant d’aucun côté.
Intérieur passablement lisse et luisant, avec une impression musculaire conique, large, mais à peu près obsolète, allant en pointe sur le miheu de la coquille, vers le crochet ; charnière garnie d’une dent bifurquée et d’une fossette étroite; dents lamelleuses latérales, séparées, une de chaque côté dans une valve: dans l’autre une simple dent unie, avec une cavité correspondante, mais pas de lamelles latérales, Longueur, un quart de pouce ; largeur, plutôt davantage.
Nous découvrimes d'abord cette espèce à Southampton, où elle est assez commune sur le rivage, à l’ouest de la ville, et nous l'avons reçue depuis de M. Bryer, de Weymouth.
La charnière ressemble un peu à celle de la M. compressa, mais la fossette n’est pas si large, et on la distingue aisément par les dents latérales dont celle-là est dépourvue ; elle diffère aussi par la forme, en ce qu'elle est beaucoup plus anguleuse et plus saillante au crochet, aussi bien que la cicatricule.
En la comparant au jeune âge de la Mactra solida et stultorum, on trouve qu'elle en diffère non-seulement par la forme, mais surtout par les dents centrales ou primaires, et en ce qu'elle ne possède de dents latérales que dans une valve, tandis que les deux valves de ces coquilles en sont fournies.
DONAX.
L'animal habitant cette coquille est une Ascidie et non une Teéthys ; ce qui est prob1blement de même pour la plupart des animaux qui perforent d’autres corps ; il a deux tubes blancs, délicats, pellucides, avec des taches d’un blanc opaque; celles-ci n'ont pas la moitié de la longueur de la coquille, et sont jointes ensemble, excepté près de l'extrémité, où elles divergent et deviennent de couleur rouge ; les ouvertures ciliées de fibres plumeuses de mème couleur; dans quelques-unes les pointes et les franges sont de la même couleur que le 4este des tubes.
DONAX CASTANEA.
Doxax. Coquille forte, luisante, couleur brune, garnie de quelques sillons antérieurs
irréguliers transverses ouridés ; un seul rayon de la même couleur, mais plus foncé, part du crochet au bord opposé, en décrivant une-courbe, et divise chaque valve à peu près en partieségales ; de là jusqu'à l'extrémité postérieure la couleur devient pâle ; umbo obtus, incliné plutôt du côté antérieur ou le plus long côté. Intérieur de la même couleur, lisse et luisant, avec une petite trace de rayon au bord ; charnière très-forte ; une dent trèsgrande et une autre petite à chaque valve ; pas de dents latérales : impression large, allant du côté antérieur un tiers à travers la coquille, d'où elle se prolonge ensuite en ligne marginale presque jusqu'au côté opposé ; bord uni. Longueur, un quart de pouce; largeur, trois huitièmes.
Il ne paraît pas que cette espèce ait été décrite, du moins nous n'avons jamais rien trouvé qui ressemblàt à une description ; elle approche par la forme de la Donax plebeia, en ce quelle est subcunéiforme, et qu'en proportion les dents sont également fortes ; elle diffère pourtant par celles-ci, à cause de leur obliquité, étant renversées l'une sur l’autre; cette coquille a aussi une dent latérale et le crochet incliné vers le côté postérieur ou le côté plus court, tandis que dans celle-ci, lorsqu'il y a un crochet, il incline vers le côté antérieur ou le côté plus long.
Elle semble être rare, car jusqu’à présent nous n'en avons eu qu'un seul exemplaire; il avait été pris à Falmouth, dans le Cornouailles, il y à cinq ou six ans ; nous n'avions pas osé en risquer la description ; mais quelques autres exemplaires trouvés récemment à la baie de Saint-Austle, dans ce comté, nous ont mis à même d'ajouter cette espèce au catalogue descoquilles britanniques. Ils sont tous exactement semblables pour la couleur et pour les taches.
VENUS
VENUS UNDATA, p. 51.
VENUS UNDATA. Don., brit. shells, 1V, t. 121.
VENUS CANCELLATA.
VENUS CANCELLATA. Don., bril. shells, 1v, t. 115.
Cette coquille peut être la W. cancellata de Gmelin, p. 3279; mais quoi qu'il en soit, c'est sans aucun doute le jeune dela Venus verrucosa; dans cet état, elle est non-seulement beaucoup moins convexe, mais les sillons transverses sont aussi beaucoup plus minces, dépourvus d'apparence verruqueuse ou ne l'ayant que très-imparfaitement à l'extrémité antérieure; elle est un peu striée longitudinalement dans les sillons, ce qui donne à la coquille un aspect cancellé vers le crochet, où les sillonstransverses ne sont pas très-élevés.
Lorsque ces coquilles atteignent la longueur d'un pouce et un quart ou environ, elles perdent les stries longitudinales, et les stries deviennent fortement verruqueuses dans la plupart des exemplaires adultes, on en distingue cependant des traces vers l'umbo.
Chemnitz a figuré la jeune V. verrucosa, vol. vr, tab. 29, fig. 304-305, et renvoie à la V. cancellata de Linné ; et dans la même planche, fig. 306-307, il s’en trouve une autre qu'il donne comme une variété; celle-ci est beaucoup plus large en proportion de sa longueur que ne l'est communément la verrucosa. Gmelin cite ces figures pour sa W. cancellata, de sorte qu'en rapportant ces renvois aux figures en question, et comparant les exemplaires de verrucosa variés et nombreux que nous possédons, nous avons peu de doute qu'on ne l'ait décrite dans le premier âge sous le titre de cancellata, et qu'ils
ne forment qu'une seule et même coquille à différents âges. I faut remarquer aussi que la verrucosa est sujette à d'autres variétés, en ce qu'elle a ses stries en partie usées inférieurement ; dans cet état, l'apparence verruqueuse est perdue même dans les plus grandes coquilles: les stries deviennent lisses, non réfléchies, et l'on ne voit plus de stries longitudinales : dans les jeunes coquilles. lorsque les stries sont en partie usées, les stries longitudinales deviennent plus visibles. Ces variétés ont été la cause de beaucoup d'erreurs. Mais l'occasion que nous avons eue d'examiner sur les côtes de l'ouest quelques centaines de ces coquilles de tous les âges peut nous permettre de garantir notre opinion.
VENUS VIRGINEA. P. 56.
La figure de la Zool. brit., t. 55, sans numéro, est probablement indiquée pour la description de la Fenus rhomboïdes de cet ouvrage, puisque le numéro de cette coquille est 55, et qu'il ne se trouve aucune autre figure avec ce numéro. Le renvoi à M. Pennant serait donc placé ainsi pour notre wirginea. V. rhomboides, br. z0ol., n° 55, tab. 55, figure sans numéro.